Les bûches de Noël 2016 en 3 coups de coeur !

Comme chaque année, les chefs-pâtissiers et maîtres-chocolatiers redoublent de créativité pour nous proposer une bûche de Noël inédite. Cette édition 2016 recèle des pépites : pour la première fois une bûche vegan et solidaire signée Matthieu Ricard, sans oublier des créations arty, design ou fun…

Bûche Vegan : Matthieu Ricard a inspiré Hugo & Victor

buches-vegan-matthieu-ricard-x-hugo-victorBûche Maitri (Bonté) et Bûche Karuna (Compassion)
© Hugo & Victor

Le célèbre moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard a rencontré le maître-pâtissier Hugues Pouget (Hugo & Victor) lors d’une soirée. L’auteur du « Plaidoyer pour les animaux » lui a lancé un défi : créer une bûche sans utiliser aucun produit d’origine animale. Le résultat ? Deux créations aux noms évocateurs dans l’esprit de la philosophie bouddhiste : une bûche Maitri – « Bonté » – dont les ingrédients nous transportent en Asie (sésame blond caramélisé, mangue cuite façon Tatin aux épices, compotée de mangue et passion aux épices) et une bûche glacée Karuna – « Compassion » – qui nous emmène vers les cimes de l’Himalaya (Sorbet cacao, parfait glacé aux marrons glacés, lait de riz et biscuit chocolat). Une partie des bénéfices sera reversée au profit de l’association de Matthieu Ricard « Karuna-Shechen » qui met en oeuvre des projets humanitaires pour les populations défavorisées d’Inde, du Népal et du Tibet.

Bûche Maitri ou Karuna – 5/6 personnes – 77€
Cake vegan créé également pour l’occasion – 21 euros
Disponible en décembre 2016
Hugo & Victor

Création arty par Cédric Grolet pour Le Meurice

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Bûche Noisette par Cédric Grolet pour Le Meurice
© Le Meurice

Toujours fidèle à l’esprit de Salvador Dali qui a longtemps résidé au Meurice, Cédric Grolet, le chef-pâtissier du palace parisien, propose une création arty noisette à découvrir au restaurant Le Dali justement ! Elu meilleur pâtissier du monde 2016 par l’association-référence Relais Desserts, cet artiste de la gastronomie s’amuse à revisiter la noisette sous une forme déstructurée. Il a souhaité associer son produit-signature avec la bûche de Noël roulée, un souvenir d’enfance. Sous un manteau de chocolat brossé à l’or, se cache un gâteau roulé autour d’un cœur tendre au caramel. Habillée d’un nœud gourmand en chocolat, cette bûche à la mousse et aux éclats de noisettes ravira les esthètes et les gourmets.

Bûche Noisette par Cédric Grolet pour le Meurice
20€ la part – 130€ la bûche 6-8 pers.
du 7 décembre 2016 au 1er janvier 2017
Tél. : 01 44 58 10 44
Hôtel Le Meurice

Anne-Sophie Pic, Sweet London

pic-loves-london-anne-sophie-picBûche Pic Loves London  © Anne-Sophie Pic

Une touche ludique et fun avec Anne-Sophie Pic qui s’est amusée à créer une bûche de cabines téléphoniques anglaises en cascade ! La quatrième femme – après Eugénie Brazier, Marie Bourgeois et Marguerite Bise – à obtenir 3 étoiles au Michelin pour son restaurant éponyme « Anne-Sophie-Pic » à Valence dans la Drôme, annonce avec humour l’ouverture prochaine de son restaurant londonien. La bûche « Pic Loves London » propose une association originale : cerise griotte, feuille de cannelier, bière et miel hydromel. Une palette aromatique et une création graphique à découvrir à Valence ou dans son restaurant parisien « La Dame de Pic », pour un Noël plein d’humour !

Bûche Pic Loves london
54€ pour 6/8 pers.
Du 1er au 15 décembre
L’Epicerie, 210 av Victor Hugo, Valence – Tél : 04 75 25 07 07
La Dame de Pic, 20 rue du Louvre, 75001 Paris – Tél : 01 42 60 40 40
www.anne-sophie-pic.com/

Tenue correcte exigée !

C’est le titre que porte – bien ! – l’exposition proposée par le Musée des Arts décoratifs à Paris, parcourant des siècles de provocation vestimentaire à travers des pièces exceptionnelles ou iconiques. Trop ample, trop moulant, trop court, trop décolleté, trop transparent : le vêtement dérange ou fait scandale !

Dress-code conventionnel dans la sphère publique

tenue-correcte-exigee-1Les habits lacérés ou déchirés, longtemps perçus comme négligés ou pauvres, sont devenus tendance notamment avec les jeans troués.

L’exposition porte uniquement sur la culture occidentale et l’on découvre que les règles vestimentaires relèvent des interdits judéo-chrétiens. Le vêtement est lié au péché originel puisqu’Adam et Eve vivaient nus et reçurent un vêtement au moment de leur expulsion du paradis. La sobriété et la discrétion priment dans l’espace public. Les tenues sont très codifiées. Les couleurs également. Les protestants distinguent couleurs « honnêtes »- blanc, noir, gris, brun, bleu – des couleurs « deshonnêtes  » – rouge, jaune, vert -… Un héritage qui demeure comme en témoignent les blazers bleu marine ou la fameuse chemise blanche !

La garde-robe féminine, objet de toutes les attentions

robe-corset-jean-paul-gaultier-tenue-correcte-exigeeLa robe-corset créée par Jean-Paul Gaultier et que porte Catherine Ringer dans le clip des Rita Mitsouko Marcia Baila.

La garde-robe féminine tient une place de choix et reflète l’évolution de sa place au sein de la société. Le pantalon fut longtemps interdit aux femmes ; perçu comme un attribut masculin et de pouvoir, il fit également scandale en soulignant l’entrejambe. Il fut cependant toléré pour la pratique de l’équitation et de la bicyclette. Porté par Coco Chanel ou Marlene Dietrich, il devint un basique de tout dressing…Yves Saint Laurent ira plus loin en créant le smoking pour femmes. Cependant la loi française interdisant le port du pantalon aux femmes ne fut abrogée que le 31 janvier 2013 !

Masculin-féminin, le mélange des codes

cecile-duflot-tennue-correcte-exigeeLa robe à fleurs portée par Cécile Duflot en juillet 2012 à l’Assemblée nationale; alors Ministre de l’égalité des territoires et du logement , elle fut accueillie par certains de ses collègues masculins par des sifflets en raison de sa tenue.

L’exposition, très riche – 400 pièces et accessoires – explore également la garde robe-masculine : la jupe pour hommes lancé par Jean-Paul Gaultier est pourtant courante dans d’autres cultures à l’instar du kilt, de la djellaba ou du sarong… Le dressing masculin occidental reste dominé par le costume-cravate. On découvre que la capuche a toujours été jugée subversive. Une ordonnance de Charles VI de 1399 proscrit à Paris le port de « faux-visages », visant à dissimuler l’identité. Une donne qui n’a pas changé avec les hoodies – sweat à capuches – qui sont en général associés aux gangs ou à la délinquance.

tenue-correcte-exigee-4L’étiquette à Versailles : une femme devait changer 8 fois de tenue par jour, selon les circonstances de la journée.

La mode unisexe ne mettra non plus les arbitres du goût et des élégances d’accord ! Elle fit scandale à son apparition. Son symbole le plus évident étant le jeans porté indifféremment par les hommes et par les femmes; des campagnes publicitaires de Levi’s ont d’ailleurs joué sur ce brouillage des codes. Le vêtement n’a pas fini de défrayer la chronique !

Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale
Musée des Arts Décoratifs – Du 1er décembre 2016 au 23 avril 2017
107, rue de Rivoli – 75001 Paris (Métro Musée du Louvre – Palais Royal)

Herb Ritts, l’art de la photo de mode

La Maison européenne de la Photographie (MEP) consacre une exposition à Herb Ritts, célèbre photographe de mode américain. Ses visuels en noir et blanc se distinguent par une esthétique très marquée, un glamour recherché nimbé de lumière.

herb-ritts-5-models-hollywood-1989-a-la-mepStéphanie Seymour, Cindy Crawford, Christy Turlington, Tatjana Patitz et Naomi Campbell, 5 super-modèles emblématiques des années 1990, réunies en 1989 par Herb Ritts.

Herb Ritts a l’art de rendre ses modèles iconiques; aussi il s’inspire de la sculpture grecque classique et de la lumière de sa Californie natale, pour sublimer ses sujets. Son style très identifiable a transformé la photo de mode en art. Pourtant, rien ne le prédestinait à devenir photographe; il naît le 13 août 1952 à Los Angeles, dans une famille aisée, propriétaire d’une entreprise de mobilier. En 1974, il obtient son diplôme en économie au Bard College dans l’État de New-York, puis retourne à Los Angeles pour travailler dans l’entreprise familiale comme représentant de commerce.

herb-ritts-madonna-true-blueMadonna par Herb Ritts, 1986
une photo qui illustrera la pochette de l’album « True Blue ».
© Herb Ritts Foundation

Herb Ritts commence à prendre des cours du soir de photographie et décide de s’y consacrer à la fin des années 1970. Au cours d’un voyage chez des amis, en 1978, pour passer le temps, il prend des photos de l’un d’entre eux, Richard Gere, acteur à l’aube de la gloire. Cette série de portraits se retrouvent par hasard en couverture de Vogue, Esquire et Mademoiselle et lui apportent le succès. Il travaillera ensuite pour de nombreux magazines à l’instar de Harper’s Bazaar, Rolling Stone, Vanity Fair et Vogue toujours. Il réalise des portraits de célébrités en noir et blanc : Michael Jackson, Madonna, David Bowie, le Dalaï-Lama, Jack Nicholson, George Clooney…

herb-ritts-richard-gere-1978Cette série de photos de Richard Gere, prises en 1978 par Herb Ritts
sera le point de départ de sa reconnaissance en tant que photographe.
© Herb Ritts Foundation

Il réalisera également des photos pour des couvertures d’albums : « Physical » d’Olivia Newton-John ou « True Blue  » de Madonna. Il crée des clips vidéos pour plusieurs artistes – Mariah Carey, Britney Spears, Shakira… – Wicked Game de Chris Isaak remportera un MTV Video Music Award. En 1993, il part avec un ami en voyage en Afrique, il est subjugué par la beauté du continent et il y réalise de nombreuses séries dont des instantanés avec des animaux.

herb-rittsVersace Dress , El Mirage, 1990
© Herb Ritts Foundation

En 2002, il réalise des clichés de Ben Affleck pour Vanity Fair, dans un site asséché de Californie, El Mirage dont il apprécie la lumière. Le jour de la séance photos, une violente tempête de sable sévit. Plusieurs membres de l’équipe tombent malades ; Herb Ritts, dont le système immunitaire est très affaibli par le VIH, ne peut lutter contre l’infection. Il décédera quelques jours plus tard le 26 décembre. Plus d’une centaine de photos sont visibles à la MEP illustrant parfaitement sa quête esthétique. Sous la maîtrise, affleurent parfois, un grain de peau, une courbe poétique, une touche d’émotion…

Exposition Herb Ritts – En pleine lumière
du 7 septembre au 30 octobre 2016
du mercredi au dimanche de 11h à 20h.
Maison européenne de la Photographie (MEP)
5/7 rue de Fourcy – 75004 ( Métro Saint-Paul)
www.mep-fr.org/

Paul Klee, la poésie sous l’ironie…

Encore quelques jours pour découvrir au Centre Pompidou, cette exposition rare consacrée au peintre allemand Paul Klee (1879-1940); une oeuvre alliant rigueur et fantaisie qui se révèle sous un éclairage inédit.

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Paul Klee,  Archange, 1938

Il faut attendre les dernières salles pour reconnaître des œuvres familières de Paul Klee… Le parcours qui y mène semble de prime abord déroutant… Cependant malgré l’attention soutenue requise – il suffit de voir les visiteurs assidus à la lecture des cartels  – l’exposition se révèle passionnante ! 230 pièces sont présentées dont certaines méconnues :  dessins, sculptures, marionnettes ou certaines toiles. Paul Klee semble évoluer au gré de différentes influences artistiques : le Bauhaus, le constructivisme, Picasso ou les grandes civilisations antiques..

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Paul Klee – Intentions – 1938

La Commissaire de l’exposition, Angela Lampe, apporte un autre regard sur l’oeuvre de Paul Klee à travers l’ironie. Le terme nous semble familier au sens sarcastique. Elle a souhaité montrer, qu’en réalité, Paul Klee joue de toutes ces  influences artistiques pour se les réapproprier. Un concept « d’ironie romantique » que l’on doit au philosophe allemand Friedrich Schlegel ou l’art de s’amuser des contraires pour mieux s’en distancer !

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       Insula Dulcamara, le plus grand tableau de Paul Klee peint en 1938 signifie « Ile sucrée-amère » ;
des signes et traits et une palette nous transportent en enfance.

Cette oeuvre d’une grande densité séduit. Le parcours se termine sur des toiles magistrales et poétiques alors que les nuages s’amoncellent avec la montée du nazisme et la maladie qui le gagne … Paul Klee trouve son style et ses traits recèlent une impression d’enfance qui touche chacun de nous…

Paul Klee, l’ironie à l’oeuvre – Jusqu’au 1er août 2016
Centre Pompidou
Place Beaubourg
75004 Paris (Métro Hôtel de Ville, Rambuteau)
www.centrepompidou.fr

Les secrets du jardin oriental

L’Institut du Monde arabe (IMA) propose une exposition idéale en cette période estivale ; une promenade qui dévoile les secrets du jardin oriental et qui nous emmène dans un voyage aux parfums de rose, d’oranger et de jasmin…

L’art du jardin est une science

IMA Jardin Oriental 1

Le jardin Majorelle à Marrakech qui appartient aujourd’hui à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.

Si l’imaginaire nous transporte aussitôt à l’Alhambra, dans les jardins suspendus de Babylone ou au Taj Mahal en Inde, l’art du jardin remonte à la Mésopotamie soit 6000 ans avant Jésus-Christ. Il doit beaucoup à l’apparition des oasis et la maîtrise des techniques hydrauliques. L’eau est d’ailleurs l’élément central du jardin oriental autour duquel vient s’organiser un ensemble de parterres de fleurs, plantes et autres végétaux. Il répond à une géométrie rigoureuse. Il s’agit d’un espace clos, divisé en quatre parties égales séparées par des canaux. Au centre, se trouve la source.

Le jardin oriental, un paradis sur terre

Le jardin oriental IMA

Des films présentent les jardins arabo-musulmans en Andalousie dont ceux de l’Alhambra à Grenade.

Le jardin oriental est le reflet terrestre du paradis ( de l’ancien persan « pairi-daeza » qui signifie « enclos ») : nature hostile domptée, arbres fruitiers, parfums de rose, bruissement de l’eau se mêlant au chant des oiseaux et qui rythment, d’ailleurs, la visite. A l’intérieur, l’exposition s’organise justement en 4 espaces autour d’un canal central. Le jardin symbolise également un lieu de pouvoir, réservé aux souverains qui y organisent des réceptions somptueuses. L’exposition passionnante, nous conte moult histoires; ainsi, apprend-on que la tulipe avant de devenir l’emblème des Pays-Bas fut celui des sultans de l’Empire ottoman…

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Le tableau de Claude Monet – Champs de Tulipes en Hollande, 1886
pour évoquer les bulbes de tulipe, qui  sont originaires de Perse et de Turquie.

Un jardin éphémère sur le parvis 

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Le parcours se poursuit également à l’extérieur puisque le parvis de l’IMA  a été investi par le paysagiste Michel Pena qui propose une interprétation personnelle du jardin oriental. Ne vous attendez pas pour autant à une Alhambra miniature !  Si l’on retrouve des rangées de palmiers, d’orangers, un canal entouré de roses, l’ensemble évoque plutôt un jardin agricole et urbain. En prenant de la hauteur et en trouvant le bon angle de vue, vous pourrez découvrir une anamorphose en forme de polygone, réalisée par François Abélanet. Différentes soirées seront organisées dans le jardin ; un bel été en perspective…

Jardins d’Orient de l’Alhambre au Taj Mahal – Jusqu’au 25 septembre 2016
Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard
75005 Paris (Métro Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland)
+33 1 40 51 38 38
imarabe.org

Les secrets du mythe James Bond

L’Agent 007 se découvre… Après Toronto, Shanghai, Moscou, Rotterdam, Melbourne, Madrid et Mexico, l’exposition James Bond fait étape à Paris, à la Grande Halle de la Villette. Lancée par le Barbican Center à Londres en 2012, elle permet de plonger dans l’univers du plus célèbre agent secret du monde et de décoder cette figure iconique du 7ème art !

Entrée de l'exposition -Aston Marin Spectre

L’Aston Martin, DB10, créée pour Spectre, et éditée en 10 exemplaires.

Dès l’entrée, deux Aston Martin, voiture indissociable de l’élégance bondienne, accueillent le visiteur. James Bond incarné par Sean Connery, apparaît pour la première fois en 1964 dans « Goldfinger » au volant d’une Aston Martin DB5.  Modèle qui se retrouvera dans plusieurs épisodes de la saga dont le dernier « Spectre » (2015) où l’on voit Daniel Craig et Léa Seydoux s’éloigner à la fin du film dans cette voiture. Aston Martin a par ailleurs, édité un modèle spécialement pour Spectre, la DB10 en 10 exemplaires. D’autres véhicules sont également présentés : des Lotus, un Q Boat ou la moto BMW chevauchée par Timothy Dalton dans « Demain ne meurt jamais ».

Sean Connery Aston Martin Goldfinger

Sean Connery et l’Aston Martin DB5 de 1964.

Aux sources du mythe, le romancier Ian Fleming qui a inventé ce personnage en s’inspirant de son parcours; il fut lui-même officier du renseignement naval britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. L’une de ses missions avait pour nom de code « GoldenEye »; il baptisera ainsi sa villa en Jamaïque où il résidait, nom qui deviendra ensuite le titre d’un épisode de la saga. Journaliste également, il fut appelé à couvrir le monde nourrissant ainsi les aventures de 007. On peut voir à l’exposition sa machine à écrire, un scénario original, les couvertures de ses romans… Ian Fleming a trouvé le nom de son héros en lisant un livre de l’ornithologue américain James Bond ! Ouvrage que consulte le célèbre espion interprété par Roger Moore dans « Octopussy »…

Exposition James Bond Salle Casino Royal

La salle qui reconstitue les scènes de Casino de la saga.

L’exposition reconstitue d’ailleurs différents décors de destinations exotiques et des scènes de la saga : le corps de Shirley Eaton recouvert d’or dans « Goldfinger »,  les cosmonautes de « MoonRaker » ou le Palais de Glace de « Meurs un autre jour ». La scène la plus spectaculaire est la reproduction d’une salle de Casino dans les moindres détails. Autour de la table de jeu, se dresse la galerie des tenues portées par 007 et les James Bond Girls; le style du célèbre agent étant l’un des fils conducteurs de l’exposition. L’historienne de mode Bronwyn Cosgrave et la créatrice de costumes oscarisée, Lindy Hemming, ont parcouru les 24 films de la saga pour décrypter le « Look Bond ». Les smokings – classiques ou blancs – les costumes slim-fluides de Sean Connery ou le kilt écossais arboré par George Lazenby, défilent…

Ursula - Copie-001

Ursula Andress sortant de l’au dans son fameux bikini  dans « James Bond
contre Docteur No » (1962)  © 1962 Donjac, LLC and United Artists Corporation.

Les tenues des James Bond Girls scintillent à l’instar de la robe de soirée rouge de Sophie Marceau dans « Le Monde ne suffit pas ». Plus loin dans une salle intitulée « La Plage », le bikini iconique porté par Ursula Andress dans le premier James Bond « Docteur No » (1962), voisine avec sa version orange, revisitée quarante ans plus tard pour Halle Berry dans « Meurs un autre jour ».
Plus de 500 objets et accessoires peuplent l’imaginaire de l’univers Bond ; tenues de ski, lunettes de soleil, mallettes aux multiples gadgets, pistolet d’or, les mâchoires en acier de Requin… Une exposition qui ravira tous les fans de la saga et qui en fera rêver d’autres…

© Dave Gaming -YouTube

James Bond 007, l’exposition
Jusqu’au 4 septembre 2016
Grande Halle de la Villette
Parc de La Villette
211 avenue Jean Jaurès
75019 Paris (Métro Porte de Pantin)
www.jamesbond007-exposition-paris.fr/

Gérard Fromanger colore le monde

Le Centre Pompidou à Paris propose une exposition inédite consacrée à Gérard Fromanger, artiste inclassable qui a créé une oeuvre aux multiples influences, à la fois recherchée et accessible.

La vie en Technicolor

Gérard Fromanger - Centre Pompidou

Vue d’ensemble de l’exposition au Centre Pompidou avec au premier plan
l’installation Souffles, une demi-sphère en Altuglas qui reflète le monde.

A première vue, l’oeuvre de Gérard Fromanger peut donner une impression pop et légère, dominée par des cercles et des silhouettes de toutes les couleurs… Une énergie vitale émane de ses créations depuis 1964. Pourtant en se penchant davantage sur ses toiles, les thèmes laissent transparaître un souci constant de l’actualité. Gérard Fromanger est un passionné d’histoire et son oeuvre suit les tumultes du monde… Les grands cercles rouges ou les demi-sphères en plexiglas apparaissent tels des soleils rouges et évoquent l’embrasement révolutionnaire qu’il soit associé au Vietnam ou à Mai 1968.

Une foule multicolore

Gérard Fromanger, Corps à corps, bleu - Paris, Sienne 2003-2007

Gérard Fromanger, Corps à corps, bleu – Paris, Sienne 2003-2006

« J’ai très vite choisi comme alphabet le spectre des couleurs », dit Gérard Fromanger… Les couleurs se retrouvent également associées aux passants et à la foule, thèmes récurrents dans son oeuvre. Toujours en mouvement, les silhouettes traversent différents événements : des migrants amassés sur un bateau ou des manifestants lors des événements de Mai 1968.  Il tournera avec Jean-Luc Godard, un Film-Tract que l’on peut visionner à l’exposition. La dimension contestataire de ses créations séduit les intellectuels à l’instar des philosophes Michel Foucault ou Gilles Deleuze qui affectionnait particulièrement une demi-sphère Soleil jaune.

Gérard Fromanger Peinture-Monde, Blanc de titane, 2015. Série Le coeur fait ce qu'il veut (2)

Gérard Fromanger, Peinture-Monde, Blanc de titane, 2015. Série « Le coeur fait ce qu’il veut »

Très tôt, Gérard Fromanger a fréquenté des personnalités hors de son champ artistique, nourrissant ainsi sa réflexion sur le monde. Né en 1939 à Pontchatrain dans les Yvelines, il étudiera à l’Académie de la Grande Chaumière et au cours du soir de la Ville de Paris avant d’entrer à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, qu’il quitte rapidement. Le sculpteur César le remarque et lui prête son atelier. Il se lie d’amitié avec Jacques Prévert ou Alberto Giacometti. Plus tard, il découvrira la Chine dans les années 1970 avec le cinéaste néerlandais engagé Joris Ivens. Son ouverture au monde se reflète également dans les lieux où il a travaillés : Londres, Berlin, Tokyo, Abidjan, New-York… Il vit désormais entre Paris et Sienne.

Sous les pavés, des couleurs !

Florence, rue d'Orchampt, 1975Gérard Fromanger : Florence, rue d’Orchampt, 1975.

D’autres formes d’expressions sont également présentées : des sculptures et des peintures qui sortent du cadre, comme une fenêtre sur le monde, et des dessins remarquables : il esquisse en quelques traits des portraits toujours avec la même gamme chromatique. Gérard Fromanger aurait pu appartenir au mouvement du Pop Art ; il s’est inscrit dans celui de la Figuration narrative qui s’en rapproche mais qui revêt une dimension politique plus affirmée. Les couleurs semblent exprimer la part de rêves et de passions en contraste avec la grisaille et le réalisme du monde. Comme il le dit lui-même « Entre le marché de l’art et l’histoire de l’art, j’ai toujours choisi l’histoire ».

Gérard Fromanger – Jusqu’au 16 mai 2016
Centre Pompidou
75004 Paris (Métro Hôtel de Ville ou Rambuteau)
www.centrepompidou.fr