Dans l’univers du Hip-Hop

L’Institut du monde arabe consacre une exposition au Hip-Hop sous toutes ses facettes; une plongée dans l’histoire, ses codes et ses différents modes d’expression orchestrée par le rappeur Akhenaton. Un voyage du Bronx aux rues arabes en passant par la France…

Hip HopLe premier ghetto-blaster – BOOMBOX – a été mis au point par Philips en 1969, mais c’est en 1980 avec des modèles plus légers qu’il devient portable et populaire. 

La scénographie de cette exposition est particulièrement originale; d’entrée on se trouve en immersion, chaque pièce ayant une ambiance sonore spécifique… C’est un parcours qui se vit en musique à tel point que de nombreux visiteurs se mettent à danser ! L’exposition retrace de manière très vivante l’histoire de de ce mouvement musical; sa naissance dans le Bronx dans les années 1970 dans des blocs party -fêtes de rue – à travers des photos de métro graffés, les vinyles du DJ Kool Herc  ou les disques  d’Afrika Bambaataa fondateur de la Zulu Nation…

Hip Hop 20 Aisha Noe TwoAïcha par l’artiste Noe Two, figure emblématique du Graffiti français.

En France, le mouvement se propage avec la création des radios libres en 1981 qui diffusent du rap américain. Il trouve un écho en banlieue et s’exprime par la danse, le tag, le graff puis le rap. Une émission emblématique « H.I.P-H.O.P. » sur TF1 présentée par Sydney et mettant en scène des performances de danse, a largement popularisé cette culture. D’ailleurs, on peut en visionner des passages et voir la combinaison portée par l’animateur.

Hip-Hop 20A gauche, photo de Pierre Mérimée en 2006, qui suit la scène du hip-hop palestinien, saisit ces jeunes artistes qui veulent ouvrir le Mur.

Devenu un mode d’expression universelle, l’exposition illustre comment le Hip-Hop s’est affirmé comme l’art populaire majeur de la jeunesse dans le monde arabe. Prise de parole, quête d’une place dans une société en ébullition ou implication politique; la révolte s’exprime par le rap arabe précurseur, le street art ou le graffiti sous forme de calligraphie.

Meen OneA l’avant-plan à droite, une oeuvre du Street-Artiste tunisien Meen One.

L’exposition présente également de manière ludique les mouvements de danse et les termes musicaux. Dans une pièce ambiance discothèque, le DJ Mr Viktor nous apprend les principales techniques de mixage et raconte cette anecdote qui a vu naître le scratch. En 1975, le DJ Grand Wizard Théodore mixe dans sa chambre lorsque sa mère frappe à la porte et lui demande d’arrêter. Il pose alors sa main sur le disque pour le stopper; surpris par l’effet du son, il met alors au point la technique du scratching !

Hip Hop ScénographieL’exposition se déploie sur 1000 mètres carrés avec une scénographie originale.

Différents objets évoquent aussi la culture hip-hop : des blousons collector, des K7 ainsi qu’un mur de sneakers  – des baskets à usage citadin – qui ont marqué l’histoire. Sans oublier des oeuvres inédites de graffeurs tels que JonOne, Evol, Jay One, Meen One ou Yazan Halwani.
Cette exposition interactive et rythmée permet de découvrir la culture hip-hop dans sa densité et sa variété, au-delà des clichés.

Hip-Hop, du Bronx aux rues arabes, jusqu’au 26 juillet 2015
Tous les jours sauf lundi.
Institut du Monde arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V
75005 Paris
www.imarabe.org

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