L’insaisissable Martial Raysse au Centre Pompidou !

Après Pierre Soulages, Martial Raysse est l’artiste français le plus vendu au monde depuis 2011. Le Centre Pompidou lui consacre une grande rétrospective illustrant les facettes d’un artiste étonnant qui a tourné le dos à sa période Pop Art !

America Amercia 2 1964

 America, America, 1964 par Martial Raysse
Néons et métal peint.

Il existe un mystère Martial Raysse…  Un artiste au sommet de la vague Pop Art qui disparaît au début des années 1970 en Dordogne pour peindre des oeuvres plus sobres. L’exposition reflète ce parcours. La première partie est joyeuse, inventive, jubilatoire ! Néons, couleurs pop exercent une séduction immédiate. Inspiré par la Côte d’Azur – il est né à Golfe Juan – Martial Raysse fait partie avec Arman, Ben et Yves Klein des Nouveaux Réalistes, mouvement qui est considéré comme le pendant français du Pop Art.

La Plage 1962 2007

Raysse Beach, 1962-2007 – L’oeuvre-référence,
une installation de 9 panneaux, créée pour le Stedelijk Museum d’Amsterdam.

Martial Raysse est fasciné par les femmes, les cosmétiques, les produits ménagers… Artiste autodidacte, il assemble des objets en plastique, verse dans l’auto-dérision, s’amuse des codes de la société de consommation. Il déclare que  » les Prisunic sont les nouveaux musées d’art moderne ». Dans les années 1960, Martial Raysse séjourne régulièrement aux Etats-Unis, s’installe à Los Angeles. Sa période américaine est marquée par un Pop Art flashy où il s’inscrit dans le sillage d’Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein… Il détourne également les tableaux iconiques de la peinture classique dans une série intitulée « Made in Japan ».

Souviens toi de Tahiti 1963

 Souviens-toi de Tahiti, 1963 – Martial Raysse
fait déborder l’oeuvre de son cadre…

Les événements de mai 1968 en France vont bouleverser l’artiste et il va s’adonner à une réflexion sur la nature de l’art et sa transformation en produit de consommation. Il rentre en France pour s’installer ensuite en Dordogne. Il se lance dans le cinéma puis à partir de 1972, se met à dessiner des paysages pour reconnecter avec la nature… Martial Raysse va peindre ensuite des portraits aux regards inquiets puis des grands formats avec une multitude de personnages semblant illustrer l’absurdité de la vie.

Life is so complex 1966

 Life is so complex, 1966 par Martial Raysse.

Ce sont ces tableaux monumentaux qui le ramènent sur le devant de la scène dans les années 2000 soutenu par François Pinault qui collectionne bon nombre de ses toiles. Dans cette exposition, le visiteur a l’impression de cheminer en suivant l’évolution de l’artiste, de revivre son expérience, ses interrogations, ses doutes…
Une oeuvre survitaminée qui devient mystique puis insaisissable… Un parcours déroutant mais qui ne laisse pas indifférent !

Martial Raysse, Rétrospective 1960-2014
Jusqu’au 22 septembre 2014
Centre Pompidou, Place Georges Pompidou 75004 Paris
(Métro Beaubourg, Hôtel de Ville)
Tous les jours sauf le mardi, 11h-21h
Nocturnes le jeudi jusqu’à 23h
Tarifs : 11à 13€ selon période, tarif réduit : 9 à 10 €
www.centrepompidou.fr

 

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