Roy Lichtenstein, l’art en Technicolor

Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à Roy Lichtenstein, autre star avec Andy Warhol, du Pop Art. Célèbre pour ses vignettes iconiques issues des Comics, cette exposition permet aussi découvrir un pan moins connu de sa création.

Un style identifiable...

M-Maybe Roy Lichtenstein 1964

La femme chez Roy Lichtenstein est indécise, frustrée ou en pleurs.
M-Maybe (P-Peut-être) – 1965  ©aladyinthecity

Le parcours est chronologique et démarre en noir et blanc avec des produits manufacturés (pneu, carnet…); Georges Washington côtoie Mickey et Donald… Les symboles de la société de consommation – icônes, hot-dog, sandwich – deviennent objets d’art…
Couleurs primaires, contours dessinés en noir, pointillés « polkadots » qu’il réalisait avec des pochoirs, les codes graphiques de Roy Lichtenstein sont reconnaissables entre tous… Considérés comme simplistes au début, ils le rendront culte !

Des vignettes de Comics iconiques !

Roy Lichtenstein We rose up slowly 1964

We rose up slowly (Nous nous levâmes lentement)- 1964 – Roy Lichtenstein
©aladyinthecity

Son style s’affirme avec une série de Comics représentant des scènes de guerre inspirés de « Men at war » comme dans le tableau « Whaam! »…Marqué par la culture pop des années 60, il crée alors ses oeuvres les plus célèbres : les hommes en super-héros, les femmes en jolies blondes glamour, souvent en pleurs… Deux archétypes issus de vignettes de bandes dessinées sentimentales pour adolescents telles que Secret Hearts ou Girls Romance. Les visages sont représentés en gros plan, les émotions exagérées.

Roy Lichtenstein Hopeless

Roy Lichtenstein – Hopeless (Sans espoir) – 1963
©aladyinthecity

Les images de Roy Lichtenstein ont été tellement utilisées dans la pub, pour le décor d’émissions télé comme dans les Z’amours ou au générique de Desperate Housewives, que l’on est presque surpris de découvrir d’autres créations : des sculptures, tasses en porcelaine, des estampes ou des paysages…
L’artiste new-yorkais revendiquait d’ailleurs cet art commercial qui lui plaisait par « son énergie et son impact, sa franchise, la sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule » et décrivait son style comme étant « aussi artificiel que possible ».

Le Cavalier Rouge 1974 - Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein revisite Le Cavalier Rouge de Carlo Carrà – 1974
©aladyinthecity

On s’étonne également de le voir réinterpréter les tableaux des artistes qu’il admirait, Picasso ou Matisse en tête…
En 1993, il se met à peindre des nus féminins toujours selon ses codes graphiques avant de conclure par 3 paysages dont le dernier, où un petit canot disparaissant dans les vagues, semble annoncer sa mort prochaine.

L’exposition Roy Lichtenstein est idéale en cette période estivale; une explosion de couleurs, une découverte pop et stimulante, au-delà des clichés!

Roy Lichtenstein jusqu’au 4 novembre 2013
Centre Pompidou
19 rue Beaubourg – 75004 Paris (Métro Hôtel de Ville)
www.centrepompidou.fr

La Fondation Roy Lichtenstein :
http://www.lichtensteinfoundation.org/

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