La folie Dali à Beaubourg !

En moins de 2 semaines, l’exposition consacrée à Salvador Dali au Centre Pompidou, a réuni plus de 100 000 visiteurs. Un engoûment mérité pour une rétrospective exceptionnelle à la scénographie réussie !

Dali BeaubourgLe Piano Rouge ou l’Orchestre Rouge, 1957 ©aladyinthecity

On croyait tout connaître du génial et fantasque peintre catalan; cet hommage à Beaubourg, 25 ans après une première rétrospective, surprendra ses plus grands fans. Plus qu’un alignement de tableaux, il s’agit d’une immersion totale dans l’univers de l’artiste. Des objets personnels, des dessins, des écrits, des films, nous donnent l’impression de capter sa ferveur créatrice.

Dali VesteLe Veston Aphrodisiaque, 1936/1967  ©aladyinthecity

La scénographie inspirée, donne au visiteur la sensation d’être l’invité de Dali, mais moins celui de Gala, sa muse, qui semble toujours dans une posture de défiance exclusive. L’expérience démarre avec l’artiste en position foetale dans un oeuf, comme si nous étions au sein de la créativité. Plus de 200 oeuvres ponctuent ce parcours étonnant. Le plaisir de contempler des tableaux célèbres comme La Persistance de la mémoire, plus connu sous le titre des Montres molles – un prêt exceptionnel du MOMA de New-York – est dépassé par la surprise de découvrir des créations plus rares.

Dali Téléphone crabeDali avec en avant-plan le téléphone aphrodisiaque, 1936-1937,
édité en 10 exemplaires (4 rouge et 6 blanc). ©aladyinthecity

Ainsi, des sculptures fantasques et inspirées saisissent le regard. A partir des années 1930, Dali se lance dans « les objets à fonctionnement symbolique » : Le Veston aphrodisiaque ou la Vénus de Milo aux tiroirs. La création d’objets par délire d’association – un téléphone, un homard – rendant hommage à une légende cocasse : une dame s’adonnant aux plaisirs avec un homard, saisit ce dernier pour répondre au téléphone à son mari !

Installation Dali - Mae WestChambre avec vue, Mae West 1974, Figueras,
reconstituée pour l’exposition. ©aladyinthecity

Une installation géante, Mae West -actrice américaine plantureuse des années 1920- permet aux visiteurs de faire partie de l’oeuvre en posant dans le canapé-bouche, entourés de cadres-yeux et de rideaux-cheveux.
La fuite du temps, les délires subis ou mis en scène, la paranoïa… on retrouve tous les codes daliniens et la théâtralisation, chère à l’artiste catalan.

La dernière pièce, ressemble au sarcophage d’un pharaon surréaliste : des objets, des écrits, des oeuvres semblent flotter dans des cavités modernes et au-dessus de la pièce, en guise d’épitaphe, cette citation de Dali : « Je réclame une vie dans l’au-delà avec persistance de la mémoire. Je veux bien renoncer aux béatitudes pourvu que dans l’éternité, je me souvienne de tout ! »

Dali – Jusqu’au 25 mars 2013
Centre Pompidou – Place Georges Pompidou – 75004 Paris (Métro Rambuteau)
http://www.centrepompidou.fr/

 

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