The Social Network, quand les codes informatiques bousculent les codes sociaux !

Un film-document qui retrace la naissance et l’épopée trépidante du célèbre réseau social Facebook sur fond d’affrontement entre membres de clubs universitaires et nerds insomniaques, de millions de dollars et de petites et grandes trahisons entre amis…


Passation de pouvoir sur le campus d’Harvard…

L’histoire commence sur le campus d’Harvard, l’Université de l’élite américaine qui, comme l’énonce une séquence du film, a généré « 19 Prix Nobel, 15 lauréats du Pulitzer Prize (équivalent du Prix Goncourt en France), 2 futurs Champions Olympiques et une star de cinéma ».
L’identité de cette star n’est pas dévoilée mais il s’agirait de Natalie Portman qui aurait d’ailleurs donné quelques tuyaux au scénariste du film. Ce n’est pas la seule star hollywoodienne à avoir fréquenté les bancs de la célèbre Université de l’Ivy League, Matt Damon ou Tommy Lee Jones en sont également issus. Dans cette tirade, aurait pu être ajoutés à la liste, 8 présidents des Etats-Unis dont Barack Obama ainsi que des Chefs d’Etat étrangers.

Naissance de Facebook en 2004 sur le campus d’Harvard.
A gauche, Edouardo Saverin, interprété par Andrew Garfield, l’associé de Mark Zuckerberg, incarné par Jesse Eisenberg –  © Sony Pictures

L’ascension de Mark Zuckerberg, semble naître, entre autres, d’un sentiment de frustration, celui de ne jamais pouvoir entrer dans l’un des clubs étudiants ultra sélects de l’Université d’Harvard, dominés par une Amérique WASP, très Nouvelle-Angleterre… Harvard compte 8 clubs masculins – dont Porcellian et Phoenix-SK mentionnés dans le film – et 5 clubs exclusivement féminins, créés plus récemment.

Le paradoxe est qu’il va ensuite créer le plus grand club du monde ! Certains d’ailleurs ont tendance à s’étonner qu’un être aussi solitaire que Mark Zuckerberg ait pu avoir l’idée de ce grand réseau de communication; cependant on découvre que l’idée originelle n’est pas la sienne, même s’il l’a singulièrement améliorée et que sans dévoiler l’intrigue, il se fait remarquer grâce à un coup d’éclat illégal : le piratage de données, un classement sexiste, le non-respect de la vie privée (déjà) et moult trahisons à suivre dont celle du seul ami qu’il avait.

© Sony Pictures

Le phrasé ultra-rapide et rigide de Mark Zuckerberg, brillamment interprété par Jesse Eisenberg, sur un mode surdoué/autiste, peut désorienter au début mais l’on s’y habitue très vite. Le rythme enlevé du film est à l’image de cette révolution en marche de l’ère numérique où le fondateur de Facebook succède à celui de Microsoft; Bill Gates passant presque pour un has-been.

Citizen Zuckerberg, les nerds ont la cote !

David Fincher, le réalisateur du film – auquel on doit entre autres, Seven, Fight Club ou l’Etrange Histoire de Benjamin Button – compare volontiers le créateur de Facebook à Citizen Kane, le fameux personnage du film éponyme d’Orson Welles. Internet ayant remplacé le pouvoir de la presse et propulsé de nouveaux magnats des temps modernes : les nerds, ces passionnés d’informatique qui passent des heures devant l’ordinateur, légèrement asociaux, mais qui en ressortent parfois avec des idées de génie !

Sean Parker interprété par Justin Timberlake (à droite) à Mark Zuckerberg :
« 1 million de dollars, ce n’est pas cool, ce qui est cool c’est 1 milliard ».
© Sony Pictures

Le thème fascine forcément ; près de 500 millions d’utilisateurs Facebook dans le monde, 18 millions en France, en moins de 6 ans… Mark Zuckerberg, le co-fondateur du réseau est le seul milliardaire en-dessous de 30 ans à figurer au classement Forbes…

Cependant la force du film est de ne pas être manichéen et aucun des protagonistes n’est épargné; le pouvoir révélant des aspects peu flatteurs de leur personnalité. Cela tient probablement au fait que le film est adapté du livre-enquête de Ben Mezrich « The accidental Billionaires » ( « La revanche d’un solitaire » en français). Le titre anglais reflète bien le côté aléatoire de cette ascension et surtout de l’expansion du réseau qui doit beaucoup à des rencontres providentielles comme celle de Sean Parker, fondateur de Napster.

Jesse Eisenberg, Brenda Song et Andrew Garfield © Sony Pictures

Au-delà de cette confrontation entre tenants de l’establishment traditionnel et nouvelles fortunes du Net, les nerds ont compris que la vraie richesse sur la toile à l’heure actuelle, est de se constituer une base de données colossale à grande vitesse. Les nerds sont devenus tendance malgré eux, non parce qu’ils sont des génies mais parce que se cachent parmi eux les milliardaires de demain !

Site (en anglais) :
http://www.thesocialnetwork-movie.com/


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