Paul Klee, la poésie sous l’ironie…

Encore quelques jours pour découvrir au Centre Pompidou, cette exposition rare consacrée au peintre allemand Paul Klee (1879-1940); une oeuvre alliant rigueur et fantaisie qui se révèle sous un éclairage inédit.

20160429_130955_resized
Paul Klee,  Archange, 1938

Il faut attendre les dernières salles pour reconnaître des œuvres familières de Paul Klee… Le parcours qui y mène semble de prime abord déroutant… Cependant malgré l’attention soutenue requise – il suffit de voir les visiteurs assidus à la lecture des cartels  – l’exposition se révèle passionnante ! 230 pièces sont présentées dont certaines méconnues :  dessins, sculptures, marionnettes ou certaines toiles. Paul Klee semble évoluer au gré de différentes influences artistiques : le Bauhaus, le constructivisme, Picasso ou les grandes civilisations antiques..

20160429_131608_resized
Paul Klee – Intentions – 1938

La Commissaire de l’exposition, Angela Lampe, apporte un autre regard sur l’oeuvre de Paul Klee à travers l’ironie. Le terme nous semble familier au sens sarcastique. Elle a souhaité montrer, qu’en réalité, Paul Klee joue de toutes ces  influences artistiques pour se les réapproprier. Un concept « d’ironie romantique » que l’on doit au philosophe allemand Friedrich Schlegel ou l’art de s’amuser des contraires pour mieux s’en distancer !

20160429_131648_resized

       Insula Dulcamara, le plus grand tableau de Paul Klee peint en 1938 signifie « Ile sucrée-amère » ;
des signes et traits et une palette nous transportent en enfance.

Cette oeuvre d’une grande densité séduit. Le parcours se termine sur des toiles magistrales et poétiques alors que les nuages s’amoncellent avec la montée du nazisme et la maladie qui le gagne … Paul Klee trouve son style et ses traits recèlent une impression d’enfance qui touche chacun de nous…

Paul Klee, l’ironie à l’oeuvre – Jusqu’au 1er août 2016
Centre Pompidou
Place Beaubourg
75004 Paris (Métro Hôtel de Ville, Rambuteau)
www.centrepompidou.fr

Les secrets du jardin oriental

L’Institut du Monde arabe (IMA) propose une exposition idéale en cette période estivale ; une promenade qui dévoile les secrets du jardin oriental et qui nous emmène dans un voyage aux parfums de rose, d’oranger et de jasmin…

L’art du jardin est une science

IMA Jardin Oriental 1

Le jardin Majorelle à Marrakech qui appartient aujourd’hui à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.

Si l’imaginaire nous transporte aussitôt à l’Alhambra, dans les jardins suspendus de Babylone ou au Taj Mahal en Inde, l’art du jardin remonte à la Mésopotamie soit 6000 ans avant Jésus-Christ. Il doit beaucoup à l’apparition des oasis et la maîtrise des techniques hydrauliques. L’eau est d’ailleurs l’élément central du jardin oriental autour duquel vient s’organiser un ensemble de parterres de fleurs, plantes et autres végétaux. Il répond à une géométrie rigoureuse. Il s’agit d’un espace clos, divisé en quatre parties égales séparées par des canaux. Au centre, se trouve la source.

Le jardin oriental, un paradis sur terre

Le jardin oriental IMA

Des films présentent les jardins arabo-musulmans en Andalousie dont ceux de l’Alhambra à Grenade.

Le jardin oriental est le reflet terrestre du paradis ( de l’ancien persan « pairi-daeza » qui signifie « enclos ») : nature hostile domptée, arbres fruitiers, parfums de rose, bruissement de l’eau se mêlant au chant des oiseaux et qui rythment, d’ailleurs, la visite. A l’intérieur, l’exposition s’organise justement en 4 espaces autour d’un canal central. Le jardin symbolise également un lieu de pouvoir, réservé aux souverains qui y organisent des réceptions somptueuses. L’exposition passionnante, nous conte moult histoires; ainsi, apprend-on que la tulipe avant de devenir l’emblème des Pays-Bas fut celui des sultans de l’Empire ottoman…

20160421_110951_resized

Le tableau de Claude Monet – Champs de Tulipes en Hollande, 1886
pour évoquer les bulbes de tulipe, qui  sont originaires de Perse et de Turquie.

Un jardin éphémère sur le parvis 

Jardin Oriental IMA 8

Le parcours se poursuit également à l’extérieur puisque le parvis de l’IMA  a été investi par le paysagiste Michel Pena qui propose une interprétation personnelle du jardin oriental. Ne vous attendez pas pour autant à une Alhambra miniature !  Si l’on retrouve des rangées de palmiers, d’orangers, un canal entouré de roses, l’ensemble évoque plutôt un jardin agricole et urbain. En prenant de la hauteur et en trouvant le bon angle de vue, vous pourrez découvrir une anamorphose en forme de polygone, réalisée par François Abélanet. Différentes soirées seront organisées dans le jardin ; un bel été en perspective…

Jardins d’Orient de l’Alhambre au Taj Mahal – Jusqu’au 25 septembre 2016
Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard
75005 Paris (Métro Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland)
+33 1 40 51 38 38
imarabe.org

Les secrets du mythe James Bond

L’Agent 007 se découvre… Après Toronto, Shanghai, Moscou, Rotterdam, Melbourne, Madrid et Mexico, l’exposition James Bond fait étape à Paris, à la Grande Halle de la Villette. Lancée par le Barbican Center à Londres en 2012, elle permet de plonger dans l’univers du plus célèbre agent secret du monde et de décoder cette figure iconique du 7ème art !

Entrée de l'exposition -Aston Marin Spectre

L’Aston Martin, DB10, créée pour Spectre, et éditée en 10 exemplaires.

Dès l’entrée, deux Aston Martin, voiture indissociable de l’élégance bondienne, accueillent le visiteur. James Bond incarné par Sean Connery, apparaît pour la première fois en 1964 dans « Goldfinger » au volant d’une Aston Martin DB5.  Modèle qui se retrouvera dans plusieurs épisodes de la saga dont le dernier « Spectre » (2015) où l’on voit Daniel Craig et Léa Seydoux s’éloigner à la fin du film dans cette voiture. Aston Martin a par ailleurs, édité un modèle spécialement pour Spectre, la DB10 en 10 exemplaires. D’autres véhicules sont également présentés : des Lotus, un Q Boat ou la moto BMW chevauchée par Timothy Dalton dans « Demain ne meurt jamais ».

Sean Connery Aston Martin Goldfinger

Sean Connery et l’Aston Martin DB5 de 1964.

Aux sources du mythe, le romancier Ian Fleming qui a inventé ce personnage en s’inspirant de son parcours; il fut lui-même officier du renseignement naval britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. L’une de ses missions avait pour nom de code « GoldenEye »; il baptisera ainsi sa villa en Jamaïque où il résidait, nom qui deviendra ensuite le titre d’un épisode de la saga. Journaliste également, il fut appelé à couvrir le monde nourrissant ainsi les aventures de 007. On peut voir à l’exposition sa machine à écrire, un scénario original, les couvertures de ses romans… Ian Fleming a trouvé le nom de son héros en lisant un livre de l’ornithologue américain James Bond ! Ouvrage que consulte le célèbre espion interprété par Roger Moore dans « Octopussy »…

Exposition James Bond Salle Casino Royal

La salle qui reconstitue les scènes de Casino de la saga.

L’exposition reconstitue d’ailleurs différents décors de destinations exotiques et des scènes de la saga : le corps de Shirley Eaton recouvert d’or dans « Goldfinger »,  les cosmonautes de « MoonRaker » ou le Palais de Glace de « Meurs un autre jour ». La scène la plus spectaculaire est la reproduction d’une salle de Casino dans les moindres détails. Autour de la table de jeu, se dresse la galerie des tenues portées par 007 et les James Bond Girls; le style du célèbre agent étant l’un des fils conducteurs de l’exposition. L’historienne de mode Bronwyn Cosgrave et la créatrice de costumes oscarisée, Lindy Hemming, ont parcouru les 24 films de la saga pour décrypter le « Look Bond ». Les smokings – classiques ou blancs – les costumes slim-fluides de Sean Connery ou le kilt écossais arboré par George Lazenby, défilent…

Ursula - Copie-001

Ursula Andress sortant de l’au dans son fameux bikini  dans « James Bond
contre Docteur No » (1962)  © 1962 Donjac, LLC and United Artists Corporation.

Les tenues des James Bond Girls scintillent à l’instar de la robe de soirée rouge de Sophie Marceau dans « Le Monde ne suffit pas ». Plus loin dans une salle intitulée « La Plage », le bikini iconique porté par Ursula Andress dans le premier James Bond « Docteur No » (1962), voisine avec sa version orange, revisitée quarante ans plus tard pour Halle Berry dans « Meurs un autre jour ».
Plus de 500 objets et accessoires peuplent l’imaginaire de l’univers Bond ; tenues de ski, lunettes de soleil, mallettes aux multiples gadgets, pistolet d’or, les mâchoires en acier de Requin… Une exposition qui ravira tous les fans de la saga et qui en fera rêver d’autres…

© Dave Gaming -YouTube

James Bond 007, l’exposition
Jusqu’au 4 septembre 2016
Grande Halle de la Villette
Parc de La Villette
211 avenue Jean Jaurès
75019 Paris (Métro Porte de Pantin)
www.jamesbond007-exposition-paris.fr/

Gérard Fromanger colore le monde

Le Centre Pompidou à Paris propose une exposition inédite consacrée à Gérard Fromanger, artiste inclassable qui a créé une oeuvre aux multiples influences, à la fois recherchée et accessible.

La vie en Technicolor

Gérard Fromanger - Centre Pompidou

Vue d’ensemble de l’exposition au Centre Pompidou avec au premier plan
l’installation Souffles, une demi-sphère en Altuglas qui reflète le monde.

A première vue, l’oeuvre de Gérard Fromanger peut donner une impression pop et légère, dominée par des cercles et des silhouettes de toutes les couleurs… Une énergie vitale émane de ses créations depuis 1964. Pourtant en se penchant davantage sur ses toiles, les thèmes laissent transparaître un souci constant de l’actualité. Gérard Fromanger est un passionné d’histoire et son oeuvre suit les tumultes du monde… Les grands cercles rouges ou les demi-sphères en plexiglas apparaissent tels des soleils rouges et évoquent l’embrasement révolutionnaire qu’il soit associé au Vietnam ou à Mai 1968.

Une foule multicolore

Gérard Fromanger, Corps à corps, bleu - Paris, Sienne 2003-2007

Gérard Fromanger, Corps à corps, bleu – Paris, Sienne 2003-2006

« J’ai très vite choisi comme alphabet le spectre des couleurs », dit Gérard Fromanger… Les couleurs se retrouvent également associées aux passants et à la foule, thèmes récurrents dans son oeuvre. Toujours en mouvement, les silhouettes traversent différents événements : des migrants amassés sur un bateau ou des manifestants lors des événements de Mai 1968.  Il tournera avec Jean-Luc Godard, un Film-Tract que l’on peut visionner à l’exposition. La dimension contestataire de ses créations séduit les intellectuels à l’instar des philosophes Michel Foucault ou Gilles Deleuze qui affectionnait particulièrement une demi-sphère Soleil jaune.

Gérard Fromanger Peinture-Monde, Blanc de titane, 2015. Série Le coeur fait ce qu'il veut (2)

Gérard Fromanger, Peinture-Monde, Blanc de titane, 2015. Série « Le coeur fait ce qu’il veut »

Très tôt, Gérard Fromanger a fréquenté des personnalités hors de son champ artistique, nourrissant ainsi sa réflexion sur le monde. Né en 1939 à Pontchatrain dans les Yvelines, il étudiera à l’Académie de la Grande Chaumière et au cours du soir de la Ville de Paris avant d’entrer à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, qu’il quitte rapidement. Le sculpteur César le remarque et lui prête son atelier. Il se lie d’amitié avec Jacques Prévert ou Alberto Giacometti. Plus tard, il découvrira la Chine dans les années 1970 avec le cinéaste néerlandais engagé Joris Ivens. Son ouverture au monde se reflète également dans les lieux où il a travaillés : Londres, Berlin, Tokyo, Abidjan, New-York… Il vit désormais entre Paris et Sienne.

Sous les pavés, des couleurs !

Florence, rue d'Orchampt, 1975Gérard Fromanger : Florence, rue d’Orchampt, 1975.

D’autres formes d’expressions sont également présentées : des sculptures et des peintures qui sortent du cadre, comme une fenêtre sur le monde, et des dessins remarquables : il esquisse en quelques traits des portraits toujours avec la même gamme chromatique. Gérard Fromanger aurait pu appartenir au mouvement du Pop Art ; il s’est inscrit dans celui de la Figuration narrative qui s’en rapproche mais qui revêt une dimension politique plus affirmée. Les couleurs semblent exprimer la part de rêves et de passions en contraste avec la grisaille et le réalisme du monde. Comme il le dit lui-même « Entre le marché de l’art et l’histoire de l’art, j’ai toujours choisi l’histoire ».

Gérard Fromanger – Jusqu’au 16 mai 2016
Centre Pompidou
75004 Paris (Métro Hôtel de Ville ou Rambuteau)
www.centrepompidou.fr

Pâques 2016, des Oeufs arty et fun !

Les maîtres-chocolatiers et chefs-pâtissiers redoublent encore d’imagination pour cette édition 2016 de créations pascales… Les oeufs se révèlent arty, luxueux ou fun… Choisissez le vôtre !

Oeuf surréaliste par Lenôtre

Oeuf surréaliste Lenôtre

Oeuf Dalinesque signé Guy Krenzer, Lenôtre. © Lenôtre

La Maison Lenôtre a décidé de nous emmener dans le Far West avec une série de personnages facétieux… L’un d’eux est manifestement un clin d’oeil au maître du surréalisme qui, décidément, inspire de nombreux pâtissiers ! Lenôtre rend donc hommage à Dali, reconnaissable à sa fameuse moustache, son bras, une pince de crabe qui évoque son téléphone-crabe et un chapeau reproduisant ses fameuses montres molles.

Lenôtre – Oeuf Surréaliste
Poids : 390g – 59,00 Euros

La palette florale de Patrick Roger

Patrick Roger Pétales

 50 nuances de chocolat par Patrick Roger © Patrick Roger

Patrick Roger a depuis longtemps élevé le chocolat au rang d’une matière artistique. Meilleur Ouvrier de France 2000, il a l’habitude de sculpter des œuvres XXL à base de blocs de cacao : primates géants ou le Penseur de Rodin. Pour cette édition 2016, la subtilité de ses demi-œufs en pétales raviront les sens : chaque demi-sphère de chocolat noir ou au lait, garnie de friture, est conçue comme une pétale qui peut s’associer à d’autres, pour former une fleur sublime.

Oeufs-Pétales par Patrick Roger
A partir de 45 euros

Galler x Jean-Paul Lespagnard, une collaboration chocolatée-arty

Galler Lespagnard Pâques 2016

Des œufs déclinables à l’envie © Galler

Le chocolatier belge Jean Galler fête ses 40 ans en s’associant à son compatriote Jean-Paul Lespagnard, étoile montante de la mode… Le résultat ? Des créations Couture aux imprimés graphiques, inspirées des oeufs russes impériaux, qui offrent 27 combinaisons possibles; chaque œuf étant composé de 3 parties détachables… A l’intérieur, un assortiment de petits œufs au chocolat noir, au lait et blanc. Ces créations peuvent se transformer en objets déco ou en de jolies boîtes à crayons.

Galler x Jean-Paul Lespagnard
9,50 euros l’oeuf
Et chez Lafayette Gourmet,
35 boulevard Haussmann
75009 Paris

La création ludique du Burgundy

Julien Chamblas Burgundy

 Pic’Pirate par Julien Chamblas, Le Burgundy © Le Burgundy

L’hôtel parisien Le Burgundy réinterprète le jeu de société Pic’ Pirate. Son Chef-pâtissier Julien Chamblas nous ramène en enfance; pâtissier plongé dans un tonneau Jivara, piqué par des bâtonnets aux pâtes de fruits, et pirate préparant des boulets de canon…Nul doute que cette création entièrement comestible ravira petits et grands !

Pic’Pirate – Le Burgundy
Les 26 et 27 mars 2016

48€ la création
Réservations au 01 42 60 34 12
Street Pâques par Dalloyau
Dalloyau Paques 2016

Les Oeufs-Skateurs de Dalloyau  © Dalloyau

L’ambiance est Street & Fun chez Dalloyau; les oeufs se parent de casquettes et de salopettes flashy – en pâtes à sucre – pour glisser sur des skates gourmands !  D’autres revêtent un sweat chic et argent, pour mener la course… Un autre s’amuse du spectacle, casque de musique sur les oreilles… Un Skate Park de Pâques qui donne des envies chocolatées underground !

Skat’Oeuf et Roule ma poule par Dalloyau
45 euros la pièce

David Bowie en 50 clichés glamour…

A. Galerie propose une exposition-hommage à David Bowie, BlackStar désormais, comme l’annonçait son dernier album. Outre le plaisir de retrouver l’homme aux mille visages, l’exposition révèle encore d’autres facettes de l’artiste.

Bowie par Gavin Ewans

 David Bowie, 1995, par Gavin Evans à
l’A. Galerie © AladyintheCity

A quelques pas du Palais de Tokyo et du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et juste en face de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, A. Galerie est connue pour des expositions stars et glamour, qu’il s’agisse de photographes de renom ou des sujets photographiés. Cette fois-ci, les deux sont réunis avec plus d’une cinquantaine de clichés célébrant David Bowie.

bowie-ritts-1David Bowie, Los Angeles 1987, par
Herb Ritts © Herb Ritts – Courtesy A. Galerie 

L’affiche fait la part belle aux photographes de mode (Herb Ritts, Rankin…) et pour cause, David Bowie fut également une véritable icône du style précurseur de diverses tendances, japonisante, punk ou androgyne… Des photos plus expressives nous saisissent; des portraits noir et blanc signés Gavin Evans dont le cliché où David Bowie met un doigt devant la bouche, évoquant la fameuse China Girl de son clip ou ce tirage de Ron Galella – le pionnier des paparazzi – qui éclaire le regard souriant de l’artiste.

bowie-ron-galella-1

David Bowie par Ron Galella
© Ron Galella – Courtesy A. Galerie

Au générique figurent quelques étoiles du 8ème art à l’instar de Terry O’Neill, Steve Schapiro ou Claude Gassian… Des images étonneront comme les mises en scènes très esthétiques d’Albert Watson ou cette pose de David Bowie en dandy romantique, le regard ailleurs, proposée par Mark Seliger. Une galerie de portraits à compléter par ceux de Masayoshi Sukita, l’ami de 30 ans, et qui fit l’objet d’une exposition à la Galerie Stardust.

bowie-frank-ockenfels.jpg

Photographie pour l’album Earthling, 1997 par Frank W Ockenfels III
David Bowie porte un manteau signé Alexander McQueen
© Frank W. Ockenfels III – Courtesy A. Galerie

L’exposition rappelle également les évolutions de David Bowie au fil des expériences artistiques et vestimentaires… Reste la magie de (re)découvrir cet artiste dans l’âme qui a inspiré les époques et les photographes…

Exposition David Bowie
The Man Who Ruled The World
Jusqu’au 10 mai 2016
A.Galerie
4 rue Leonce Reynaud
75116 Paris
www.a-galerie.fr

Les bûches de Noël 2015 en 3 coups de coeur !

La Bûche de Noël est devenue l’une des créations emblématiques des chefs-pâtissiers et des maîtres-chocolatiers qui redoublent de créativité chaque année. L’édition 2015 se révèle féerique et inspirée avec 3 créations étonnantes qui réjouiront les gourmets !

Bûche-Carrousel par l’Hôtel Fouquet’s Barrière

Bûche Noël Hôtel Fouquet's Barrière
© Hôtel Fouquet’s Barrière

L’Hôtel Fouquet’s Barrière, à l’angle des Champs-Elysées et de l’avenue George V, propose une bûche de Noël inattendue… et sans gluten ! Gaëtan Fiard, Sous-Chef pâtissier et vainqueur du Mondial des arts sucrés 2014, a imaginé une bûche qui nous replonge en enfance : un carrousel arborant les couleurs de Noël entouré de rennes…
Le manège s’élance sur un fin sablé surmonté d’une mousse coco subtilement relevée de citron vert et alternant de fines couches de biscuit amande. Les rennes survolent un cœur rouge-passion et fruité, à la marmelade framboise. Sans oublier le glaçage framboise à base de pulpe de fruits et de chocolat blanc qui parfait la magie de cette création.

Carrousel et Gourmandises pour 8 personnes – 95€
Fouquet’s Barrière
46 avenue George V
75008 Paris

Lenôtre x petit h, l’art du trompe-l’oeil 

2015_Bûche Lenôtre x petit h (c)T. Dhellemmes

© Lenôtre x petit h – Christophe Dhellemmes

C’est une bûche à la fois éblouissante et déroutante proposée par Lenôtre en collaboration avec petit h, l’atelier de création et laboratoire de recherche de la Maison Hermès.
Guy Krenzer, Chef pâtissier de Lenôtre et Meilleur ouvrier de France et Pascale Mussard, Directrice Artistique de petit h, nous offrent une création trompe-l’oeil recréant l’univers d’Hermès à commencer par le célèbre carré de soie en chocolat… Sans oublier le cheval, l’étrier, le clou médor, la bobine de fil, le cadenas en chocolat… A savourer accompagnée d’une compotée épicée aux agrumes, poivre Timut et miel des ruches des ateliers Lenôtre… Une oeuvre onirique…

Bûche à trésors pour 10 à 12 personnes – 130 €
Lenôtre  – Plusieurs boutiques à Paris

La bûche-piano de cuisine
de Christophe Michalak au Plaza-Athénée
buche-plaza-athenee-christophe-michalak-2015 (c) Laurent Fau© Plaza-Athénée – Laurent Fau

Le pâtissier-star du Plaza Athénée, Christophe Michalak a souhaité rendre hommage cette année, aux cuisines du célèbre palace de l’avenue Montaigne. Une bûche « piano de cuisine » composée d’une base croustillante de gianduja, d’une légère mousse au chocolat lactée et d’un nappage aux notes de thé Earl Grey, sublimée par touche de marmelade de mandarine. Les marmites et les ustensiles en chocolat miniatures amuseront vos papilles… sans avoir à passer derrière les fourneaux !

Bûche- Piano de cuisine – pour 6/8 personnes – 125 euros
Disponible dès le 1er décembre 2015 en série limitée
Plaza Athénée
25 avenue Montaigne
75008 Paris
Réservations au 01.53.67.65.19

Warhol, c’est tout !

C’est une exposition-événement que propose le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris :  la présentation pour la première fois en Europe des Shadows d’Andy Warhol mais également l’ensemble de l’oeuvre du Pape du Pop Art. Une plongée dans l’univers d’un serial-artiste visionnaire et véritable sociologue de notre époque !

Warhol MAML’entrée du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris rhabillée par les Cows de Warhol.

On retrouve tout Warhol au cours de ce parcours : ses productions en série à l’instar des Campbell’s Soup,  Cows, Flowers… ses portraits de Jackie Kennedy ou Mao, figures de la culture pop, les vidéos-performances ou les acteurs s’embrassent pendant des heures, les Screen-Tests de la Factory où défilent les personnages de la culture underground comme dans un rêve hypnotique. La scénographie applique les codes warholiens brouillant notre perception et nos repères.

Warhol 2-001Andy Warhol – Self-portrait (1966)
Les fameux codes du portrait warholien appliqués à lui-même !

Chaque espace propose une ambiance unique et le parcours révèle de nombreuses surprises : une immersion électifriante dans une salle obscure rythmée par des concerts d’un Velvet Undergound débutant, un passage onirique où l’on traverse ses Silver Clouds, des nuages argentés gonflés à l’hélium que l’on peut faire voler, et un cheminement qui mène au clou du spectacle, les Shadows, une oeuvre hors norme que l’on parcourt comme une quête et qui finit par nous envelopper.

Warhol ShadowsShadows (1978-79) une succession de 102 toiles qui se déploient sur 130 mètres;
cette oeuvre est montrée pour la première fois en Europe.

Andy Warhol est un serial-artiste qui aligne les tableaux et leurs variantes comme les soupes Campbell, les icônes de la culture pop dont l’image est reproduite à l’infini. Il se double d’un sociologue qui a tout compris aux codes de l’époque et du star-system émergent après la seconde guerre mondiale. Il déclare d’ailleurs  « Aux Etats-Unis, c’est vraiment formidable, on a la manie de faire des héros de n’importe quoi et pour n’importe quoi; quoi que vous fassiez ou même rien. »

Warhol Silver CloudsSilver Clouds, une oeuvre à la fois ludique et poétique.

Andy Warhol a également souhaité repenser les principes d’une exposition. Dès l’entrée, ses célèbres vaches recouvrent la façade du Musée, clin d’oeil à la rétrospective qui lui fut consacré au Moderna Museet de Stockholm en 1968 et dont Warhol a habillé la façade de papier peint de vaches ou celle du Whitney Museum  à New-York mixant chaises électriques et bovidés.
Geste warholien ultime; un photomaton à la sortie de l’exposition permet de tirer son portrait en série selon ses fameux codes couleurs; le visiteur devenant ainsi une partie de l’exposition et de son oeuvre !

Warhol Unlimited – Jusqu’au 7 février 2016
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
Ouvert les 1er et 11 novembre
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tel. 01 53 67 40 00
www.mam.paris.fr

Shoreditch, spot historique du Street-Art à Londres

Le quartier de Shoreditch au Nord-Est de Londres a vu le Street Art prospérer de manière spectaculaire au cours de ces vingt dernières années; une véritable galerie d’art à ciel ouvert où des centaines de graffitis, pochoirs et tags renouvellent régulièrement l’espace !

Ron Martin Roa-001
Hanbury Street – Guard Handstand par le Street-Artiste argentin Martin Ron
et la grue iconique du Street-Artiste belge Roa, connu pour ses portraits animaliers.

Difficile d’imaginer qu’au Nord du quartier d’affaires de la City et dans sa continuation, se découvre l’un des spots Street-Art les plus créatifs du monde ! Il suffit de remonter Brick Lane Street et d’emprunter les rues perpendiculaires – Princelet Street, Hanbury Street, Buxton Street  – pour découvrir des surprises à chaque coin de rue.

StreetArt London 2Dans un parking quasi-abandonné au 49 Brick Lane, de surprenantes créations embellissent les murs…

Fief historique des artistes StreetArt devenus célèbres à l’instar de Bansky, Shepard Fairey ou de Space Invader, ce quartier reste une scène incontournable pour tous les artistes. Tous les dimanches, des performances live y ont lieu et redessinent en permanence l’espace… Boutiques de souvenirs, salons de coiffures, magasins de mode, pas une enseigne, un coin de rue, qui ne soient gagnés par le Street Art !

ShoreditchUne décharge arty à Hanbury Street !

Quartier cosmopolite et populaire à l’origine, l’Est londonien est devenu tendance et se retrouve peu à peu gagné par les créateurs et les marques de luxe… mais au détour d’une rue, de nombreuses décharges, des terrains en fiche le long de la voie de chemin de fer, on retrouve l’esprit originel de l’art urbain. Nuit et jour, les artistes internationaux continuent à investir ce spot historique à l’instar de C215, Grégos, Otto Schade, Stik, Dscreet… Graffitis, pochoirs, fresques murales, tous les modes d’expression s’y retrouvent… Une  immersion fascinante au coeur de l’art urbain dans un quartier en pleine ébullition créative !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Balade Street Art à Shoreditch, Londres
Descendre à la Station de métro : Aldgate East Tube Station
emprunter Osborne Street à côté de la WhiteChapel Gallery
et remonter vers Brick Lane.

Des visites guidées sont également proposées :
Shoreditch Street Art Tours
http://www.shoreditchstreetarttours.co.uk/

Les jeux d’optique de Felice Varini

L’artiste suisse Felice Varini a l’art de sublimer les espaces. Invité par le Parc de la Villette, il a réalisé des créations in situ, en jouant sur les formes et les lumières, conférant ainsi aux lieux une nouvelle perspective.

Varini Villette 1« Arcs de cercle sur diagonale » dans la galerie couverte le long de la Grande Halle.

Découvrir les oeuvres de Felice Varini est un processus amusant. Les installations se dévoilent par fragments géométriques comme un puzzle… Il faut trouver ensuite le point de vue idéal pour que l’oeuvre se révèle; c’est le visiteur qui active l’oeuvre ! Créées spécialement pour le lieu, ces anamorphoses spectaculaires mixent peinture, architecture et géométrie spatiale.

Varini Villette 2
« 14 triangles percés/penchés » épousent l’architecture du Pavillon Paul-Delouvrier conçu
par le catalan Oscar Tusquets.

Felice Varini est né en 1952  à Locarno en Suisse et vit à Paris. Depuis plus de 30 ans, il invite le visiteur à faire l’expérience d’une oeuvre en l’impliquant.  L’artiste utilise des formes géométriques simples – carrés, cercles, triangles, rectangles, ellipses, lignes – et colorées.  Il a été invité à revisiter l’espace de différents endroits dans le monde : l’Université de Nagoya au Japon, l’Orangerie du Château de Versailles ou le Grand Palais.

Varini Villette 3
« Rouge, jaune, noir, bleu entre les disques et les trapèzes » par Felice Varini.

Cette approche artistique atypique se révèle une expérience particulièrement joyeuse… traverser l’oeuvre, la parcourir et découvrir l’espace sous un angle inédit, un art atypique qui se révèle magique !

Felice Varini La Villette en Suites jusqu’au 13 septembre 2015
Du mercredi au dimanche de 14h à 19h – Entrée libre
Pavillon Paul-Delouvrier
211 avenue Jean Jaurès
75020 Paris (Métro Porte de Pantin)
http://lavillette.com/evenement/felice-varini/

Dans l’univers du Hip-Hop

L’Institut du monde arabe consacre une exposition au Hip-Hop sous toutes ses facettes; une plongée dans l’histoire, ses codes et ses différents modes d’expression orchestrée par le rappeur Akhenaton. Un voyage du Bronx aux rues arabes en passant par la France…

Hip HopLe premier ghetto-blaster – BOOMBOX – a été mis au point par Philips en 1969, mais c’est en 1980 avec des modèles plus légers qu’il devient portable et populaire. 

La scénographie de cette exposition est particulièrement originale; d’entrée on se trouve en immersion, chaque pièce ayant une ambiance sonore spécifique… C’est un parcours qui se vit en musique à tel point que de nombreux visiteurs se mettent à danser ! L’exposition retrace de manière très vivante l’histoire de de ce mouvement musical; sa naissance dans le Bronx dans les années 1970 dans des blocs party -fêtes de rue – à travers des photos de métro graffés, les vinyles du DJ Kool Herc  ou les disques  d’Afrika Bambaataa fondateur de la Zulu Nation…

Hip Hop 20 Aisha Noe TwoAïcha par l’artiste Noe Two, figure emblématique du Graffiti français.

En France, le mouvement se propage avec la création des radios libres en 1981 qui diffusent du rap américain. Il trouve un écho en banlieue et s’exprime par la danse, le tag, le graff puis le rap. Une émission emblématique « H.I.P-H.O.P. » sur TF1 présentée par Sydney et mettant en scène des performances de danse, a largement popularisé cette culture. D’ailleurs, on peut en visionner des passages et voir la combinaison portée par l’animateur.

Hip-Hop 20A gauche, photo de Pierre Mérimée en 2006, qui suit la scène du hip-hop palestinien, saisit ces jeunes artistes qui veulent ouvrir le Mur.

Devenu un mode d’expression universelle, l’exposition illustre comment le Hip-Hop s’est affirmé comme l’art populaire majeur de la jeunesse dans le monde arabe. Prise de parole, quête d’une place dans une société en ébullition ou implication politique; la révolte s’exprime par le rap arabe précurseur, le street art ou le graffiti sous forme de calligraphie.

Meen OneA l’avant-plan à droite, une oeuvre du Street-Artiste tunisien Meen One.

L’exposition présente également de manière ludique les mouvements de danse et les termes musicaux. Dans une pièce ambiance discothèque, le DJ Mr Viktor nous apprend les principales techniques de mixage et raconte cette anecdote qui a vu naître le scratch. En 1975, le DJ Grand Wizard Théodore mixe dans sa chambre lorsque sa mère frappe à la porte et lui demande d’arrêter. Il pose alors sa main sur le disque pour le stopper; surpris par l’effet du son, il met alors au point la technique du scratching !

Hip Hop ScénographieL’exposition se déploie sur 1000 mètres carrés avec une scénographie originale.

Différents objets évoquent aussi la culture hip-hop : des blousons collector, des K7 ainsi qu’un mur de sneakers  – des baskets à usage citadin – qui ont marqué l’histoire. Sans oublier des oeuvres inédites de graffeurs tels que JonOne, Evol, Jay One, Meen One ou Yazan Halwani.
Cette exposition interactive et rythmée permet de découvrir la culture hip-hop dans sa densité et sa variété, au-delà des clichés.

Hip-Hop, du Bronx aux rues arabes, jusqu’au 26 juillet 2015
Tous les jours sauf lundi.
Institut du Monde arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V
75005 Paris
www.imarabe.org

Hervé Télémaque, une oeuvre pop et mystérieuse !

Le Centre Pompidou consacre, pour la première fois, une rétrospective à l’artiste franco-haïtien Hervé Télémaque. Qui peut deviner que derrière cette oeuvre pleine de couleurs, se cachent de nombreux messages engagés ?

Hervé Télémaque Convergence« Convergence »(1966), un diptyque, mix de souvenirs haïtiens, représentations féminines et figures qui l’ont marqué d’André Breton à Jerry Lewis, mais aussi une allusion à la révolte des noirs.

L’oeuvre d’Hervé Télémaque, relativement méconnue, se révèle passionnante tant par le style que par sa portée. Né en 1937 en Haïti, il quitte l’île à l’âge de 20 ans pour aller à New-York où il se trouve confronté au racisme. Cette thématique ainsi que l’émancipation des noirs sont au coeur de sa création mais elles sont abordées de manière subtile, joyeuse et colorée ! Des mots et des symboles ponctuent ses oeuvres comme des indices…

Hervé Télémaque My Darling Clementine« My Darling Clementine » (1963), un format étonnant pour un tableau, auto-portrait « nègre mi-cowboy, mi-flibustier » inspiré des comics et de la pop culture. Hervé Télémaque fait une allusion à l’oppression des noirs en évoquant les pubs qui les poussent à lisser leurs cheveux.

Ses tableaux sont autobiographiques; des autoportraits qui jalonnent les périodes de sa vie et qui assemblent ses préoccupations – la sexualité, le déracinement –  des références à des personnages qui l’inspirent – Van Gogh, Duchamp – ou des questions politiques. En 1968-1969, n’arrivant pas à vendre ses toiles, il décide de produire des objets invendables et de se lancer dans la création de « sculptures-maigres » allusion à l’expression des « vaches-maigres » pour évoquer ces années difficiles.

Télémaque, En faisceau la vérité est rouge 1965« En faisceau, la vérité est rouge » (1976) associe un trépied de camping et des coques de fromage hollandais et tend vers le surréalisme.

Le style d’Hervé Télémaque pourrait s’inscrire dans différents courants, expressionnisme, pop art, surréalisme, cubisme sans adopter formellement les codes de l’un ou l’autre. Une liberté d’expression qui se retrouve dans le choix des supports et des techniques : tableaux aux formats atypiques,  dessins, collages, assemblages, installations… Il s’amuse à mélanger du marc de café à la peinture, colle du bois découpé ou écrase du fusain….

Hervé Télémaque 2Avec Confidence (1965), Télémaque souhaite s’émanciper du mur, il ajoute un escabeau qui conduit à une barre d’exercice; une ceinture herniaire apparaît faisant allusion à l’opération qui avait marqué l’arrêt de ses activités sportives plus jeune.

Il reste quelques jours pour découvrir cette oeuvre forte et exigeante; une créativité multiple ponctuée d’humour où pointe parfois l’ironie, entre témoignage et manifeste politique, qui ne laisse pas indifférent !

Hervé Télémaque – Jusqu’au 18 mai
Centre Pompidou – 4ème étage
75004 Paris ( Métro Hôtel de Ville ou Beaubourg)
Tous les jours sauf mardi de 11 h à 21h
www.centrepompidou.fr

Jackie Kennedy, une icône du XXème siècle

La Galerie Joseph Thorigny, en face du Musée Picasso dans le Marais, présente une exposition dédiée à Jackie Kennedy-Onassis. Des photos rares, des lettres et documents retracent ce destin singulier et fascinant.

John & Jackie tennis

John Kennedy et Jackie lors d’une partie de tennis à Palm Beach; les défis
sportifs faisaient partie de l’ADN de la famille Kennedy.

L’exposition « Elle s’appelait Jackie » est signée Frédéric Lecomte-Dieu, spécialiste de la famille Kennedy qui collabore avec les Archives nationales américaines et les archives Kennedy à Boston. A travers 150 clichés, la plupart en noir et blanc, on (re)découvre les différentes phases d’une vie : la petite fille modèle qui a souffert du divorce de ses parents, le destin qui bascule après sa rencontre le 8 mai 1952 avec John Fitzgerald Kennedy, les années à la Maison Blanche, son remariage avec l’armateur grec Aristote Onassis puis la dernière période new-yorkaise, plus apaisée avant sa mort en 1994.

Cape Cod 1953 John et Jackie Kennedy à Cape Cod en 1953, l’année de leur mariage.

Si les grandes lignes sont connues entre tragédies et rares instants de bonheur, l’exposition fourmille d’anecdotes; une partie de Monopoly disputée lors de leur première rencontre où elle impressionnera le futur Président des Etats-Unis, une Jaguar décapotable qu’elle lui offrit pour leurs fiançailles mais que John Kennedy renverra à la concession, ne souhaitant pas s’afficher avec des objets de luxe pour son image. On apprend également que cette femme qui fut l’une des plus photographiées de son époque et souvent harcelée par les paparazzi, adorait lire les articles la concernant et faisait acheter les magazines par des proches !

Elle s'appelait jackie Andy Warhol

En janvier 1964, Andy Warhol présentant les dernières toiles consacrées à Jackie Kennedy réalisées à partir de la photo de la First Lady arrivant à Dallas le 22 novembre 1963, quelques heures avant l’assassinat du Président.

La reproduction de la robe de mariée de Jackie Kennedy par la maison Digamesi y est également présentée; acte politique, elle avait fait appel à Ann Cole, une couturière noire d’Alabama – l’un des Etats les plus marqués par la ségrégation- pour la confectionner. Autres pépites : des lettres manuscrites de Jackie, des brouillons de JFK, la correspondance avec André Malraux, Nixon, Eisenhower ou Martin Luther King…

Jackie John JaguarJackie avait offert une Jaguar décapotable à John Kennedy pour leurs fiançailles.

Cette exposition atypique se déroule presque dans une atmosphère de recueillement. Une plongée émouvante dans l’une des pages de l’histoire américaine qui suscita le plus d’espoirs.

Elle s’appelait Jackie ! Jusqu’au 26 mai 2015 – Plein tarif, 8€
du lundi au dimanche de 10h à 19h, jours fériés compris.
Galerie Joseph Thorigny
4, place de Thorigny
75003 Paris (Métro Saint-Paul, Chemin Vert)
www.galerie-joseph.net

Le Bord des Mondes au Palais de Tokyo, renversant !

Le Palais de Tokyo a l’art de surprendre avec des expositions qui bousculent nos sens et nos codes visuels… « Le Bord des Mondes » est une nouvelle expérience aux frontières de l’art et de la création…

Le Bord des Mondes 1La carte d’un monde imaginaire par Jerry Gretzinger.

Les artistes-inventeurs apparaissent comme des poètes-visionnaires… Théo Jansen nous envoûte avec ses « créatures de plages », des sculptures monumentales qui viennent habiter le rivage de Scheveningen près de La Haye, avant de s’envoler au gré des vents… Jerry Gretzinger nous fascine; explorateur virtuel il construit la carte d’un monde imaginaire depuis 1963 ! Ce dessin augmenté est devenu un espace composé de 3000 feuilles de papier A4, que l’on peut fouler…

le bord des mondes KawakamiUn « chindogu »  –  objet-outil rare et étrange en japonais – par Kenji Kawakami.

Les « chindogu », objets inventés par Kenji Kawakami peuvent paraître loufoques : un stick de beurre en tube, un cache cure-dents, des souliers-parapluies… 1000 spécimens en tout qui répondent à 10 commandements dont celui d’être parfaitement inutiles et d’être compris universellement. L’inventeur japonais questionne en fait nos rapports aux objets et à la société de consommation.
Son compatriote Hiroshi Ishiguro, nous trouble avec des robots « géminoïdes », machines imitant en tous points l’apparence et  le comportement humain. Ce chercheur en intelligence artificielle et robotique à Osaka, a même créé son propre clone et s’interroge sur ce qui fait la nature humaine.

Chaussures Parapluie KawajamiDes souliers-parapluies par Kenji Kawakami.

L’exposition explore également l’inventivité dans la mode, les impressions 3D de la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen ou les « sapeurs » du Congo… Ce mouvement intitulé S.A.P.E. (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes) permet de s’affirmer grâce à sa mise vestimentaire spectaculaire.

Le Bord des Mondes Charles Le MinduUne coiffure fantastique par Charlie Le Mindu

Charlie Le Mindu est un coiffeur à part; ses créations-sculptures s’inspirent de la mythologie, des fonds marins ou des monuments historiques… Ses perruques qui ont séduit Lady Gaga transforment les êtres en personnages fantasmagoriques.Tant de créateurs qui nous emmènent dans une débauche d’inventivité aux confins de mondes improbables et insolites !

Le Bord des Mondes – Jusqu’au 17 mai 2015
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris (Métro Alma-Marceau ou Iéna)
www.palaisdetokyo.com/

Pâques 2015 en 3 coups de coeur !

Chaque année, les pâtissiers et maîtres-chocolatiers nous enchantent en revisitant les Oeufs de Pâques. Arty, design, luxueux ou drôle, la collection 2015 recèle des pépites !

Invitation au voyage par La Maison du Chocolat x Moynat

La Maison du Chocolat Pâques© C. Faccioli – La Maison du Chocolat

Les oies voyageuses de la Maison du Chocolat, feront craquer les gourmets-esthètes ! La Maison s’est associée au malletier Moynat pour proposer des créations qui vous transporteront ! Le Chef Chocolatier et Meilleur Ouvrier de France, Nicolas Cloiseau nous enchante avec cette oie qui emmène ses bagages en mode limousine. La finition des fermoirs et des clous de coin est époustouflante. L’évasion se décline en chocolat noir, chocolat au lait et chocolat ivoire; les malles recèlent des oeufs pralinés et de la friture pour prolonger ce voyage gustatif…

Voyage Limousine Pascale, La Maison du Chocolat x Moynat, 120 euros
La Maison du Chocolat
225 rue du Faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris
http://www.lamaisonduchocolat.com/

Casse-tête chinois au Shangri-La

Casse-tête shangri-la François Perret© Shangri-La Hotel Paris

Registre arty au Shangri-La; le Chef-pâtissier de cet hôtel de luxe, François Perret a créé des Oeufs casse-tête chinois au design parfait. Pour obtenir ce résultat, il a collaboré avec un tourneur en bois – Reydellet à Vieu d’Izenave dans l’Ain – qui a conçu le moule des oeufs. Des sculptures contemporaines en chocolat noir ou au lait qui mixent maestria artistique et aspect ludique; un véritable plaisir des sens !

L’Oeuf Casse-Tête du Shangri-La Jusqu’au 6 avril 2015
Modèle en chocolat noir : 70 euros
À la boutique de Pâques éphémère du Shangri-La, située dans le boudoir de l’hôtel.
Shangri-La Hotel Paris
10, avenue d’Iéna – 75016 Paris
http://www.shangri-la.com/paris/

Poule modeuse A la Mère de Famille !

Poule pied d poule  Ala Mere de Famille© A la Mère de Famille

Enfin, de l’humour avec Julien Merceron à la Mère de Famille qui compose une Poule Fashion habillée du motif pied-de-poule ! La confiserie parisienne, fondée en 1761 est résolument tendance Jolie Madame !  Sous sa cape noire et blanche, cette poule s’habille de petits oeufs pralinés et d’une friture de Pâques…Et que dire de ses accessoires – petit sac Lady et chapeau melon – en pâte d’amande ?

Poule pied d’poule – A la Mère de Famille, 37 euros
35 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
et plusieurs boutiques à Paris
http://www.lameredefamille.com/

Jean-Paul Gaultier au Grand Palais, éblouissant et touchant !

L’exposition Jean Paul Gaultier, créée au Musée des Beaux-Arts de Montréal en 2011, est arrivée à Paris au Grand Palais pour sa dixième étape. 1,4 millions de visiteurs l’ont déjà vue dans le monde. Un succès mérité pour cet enfant du siècle qui a su réunir tous les mondes dans sa mode !

JPG Grand PalaisLa marinière, pièce iconique du dressing Gaultier. Innovation de l’exposition : Jean-Paul Gaultier au centre, apparaît en mannequin animé -créé par le studio UBU- qui parle aux visiteurs !

Lors de la conférence presse le 30 septembre présentant l’exposition, Jean-Paul Gaultier a déclaré ne pas avoir voulu « d’une rétrospective mais plutôt une installation contemporaine, une nouvelle création ». Il s’agit d’une véritable plongée dans l’univers du créateur. L’occasion aussi de permettre à ceux qui ne peuvent pas assister à un défilé de couture de découvrir ses créations de près.

JPG11 Grand PalaisLe Punk-Cancan résume l’esprit Gaultier mixant chic et anticonformisme, les boas et froufrous du French Cancan et les étoffes à carreaux très British.

175 ensembles accessoirisés essentiellement de Haute-Couture et des pièces de prêt-à-porter, créés entre 1976 et 2015 sont mis en scène de manière vivante et originale. Des mannequins parlants ont été conçus par la Compagnie montréalaise UBU car Jean-Paul Gaultier s’est toujours élevé contre l’adage qui disait aux femmes « Sois belle et tais-toi ! ». Un défilé de mode spectaculaire sur tapis roulant avec des reproductions des silhouettes de stars au premier rang parmi lesquelles Sonia Rykiel ou Catherine Deneuve – l’une de ses plus grandes fans – permet de vivre l’ambiance de la Fashion Week.

JPG14La scénographie très inventive de l’exposition met également en scène un backstage, les coulisses d’un défilé de mode.

Pour l’étape parisienne, l’exposition a été adaptée, la part faite à l’enfance et aux muses du créateur est plus développée. On retrouve Nana, son nounours, le premier modèle qu’il a habillé ! Egalement, Micheline Presle dans Falbalas, le film de Jacques Becker ou  la revue des Folies-Bergères… Viendront ensuite le mannequin Farida Khelfa, Beth Ditto – chanteuse du groupe Gossip – ou l’actrice Rossi Di Palma… Un monde éclectique qui lui ressemble. Le créateur apprécie « les beautés différentes, toutes les beautés ».

JPG18 Grand PalaisLes fameux corsets de Jean-Paul Gaultier qui donneront forme notamment aux flacons
de ses parfums.

Les collaborations artistiques de Jean-Paul Gaultier sont également illustrées : les tenues de scène réalisées pour les tournées de Madonna et Kylie Minogue ou pour des films comme Le Cinquième Elément de Luc Besson. Le créateur reste émerveillé d’avoir pu travailler avec des grands noms du septième art : Pedro Almodovar, Peter Greenaway ou Caro & Jeunet. Des tirages inédits de grands photographes ponctuent le parcours – Peter Lindbergh, David LaChapelle, Pierre & Gilles…

JPG 21 Grand Palais Un défilé de mode, comme si vous y étiez !

Au-delà de son talent qui fait l’unanimité – Jean-Paul Gaultier est l’un des rares créateurs à coudre lui-même ! – ce qui frappe, c’est l’humanisme qui se dégage du personnage ainsi qu’une incroyable générosité : il a su rassembler, la mode de la rue et la Haute-Couture tout en transcendant les différences !

Jean-Paul Gaultier du 1er avril au 3 août 2015
Grand Palais
3 avenue du Général Einsenhower – 75008 Paris
(Métro Champs-Elysées Clémenceau)
http://www.grandpalais.fr

Tendance Lolcore, une mode pop et vitaminée !

La tendance mode Lolcore a gagné les podiums, les looks et les tapis rouges depuis l’année dernière. Fun et débridées, ces créations s’affichent comme une réaction à la morosité ambiante !

Moschino Conduit Street LondonVitrine Moschino, Conduit Street à Londres avec la collection Printemps/Eté 2015
la canette Moschino en symbole de la pop-culture…

Lolcore se compose de l’acronyme LoL pour Laughing out Loud – qui correspond au MDR/Mort de Rire français – et de Core pour désigner une tendance et une culture bien ancrées. Moschino, la maison italienne est une véritable locomotive de ce courant grâce à son Directeur artistique Jeremy Scott connu pour ses créations qui n’engendrent pas la mélancolie !

Junya Watanabe, Ready to Wear Spring Summer 2015 Collection in Paris

Les créations en mode « astronaute-délirant » de Junya Watanabe
lors du défilé Printemps-Eté 2015 à découvrir ici © Junya Watanabe

Une robe-tee-shirt avec Bob L’Eponge portée par Rita Ora, une autre siglée du  logo McDonald arborée par Katy Perry, défilent sur les tapis rouges… Lily Allen sourit avec un sweat-shirt aux imprimés Mickey Mouse et Miley Cyrus s’amuse avec des motifs de pizzas XXL.

Olympia Le Tan Automne Hiver 2014

Olympia Le Tan – Automne-Hiver 2014 –  Collection « I put a spell on you »
avec des robes-jeux de cartes ! © Olympia Le Tan

Ce phénomène est également une réaction à la tendance Normcore, incarnation d’une normalité minimaliste  – style jeans et tee-shirt blanc – qui a certainement paru ennuyeuse à cette génération désireuse de lutter contre la morosité ambiante. Dans la grande tradition de la culture pop chère à Warhol, les produits de consommation deviennent arty et sont érigés au rang d’icônes : symboles du fast-food, poupée Barbie, jouets et personnages de dessins animés…

Yazbukey accessoiresLes accessoires et bijoux Yazbukey © Yazbukey

Cette tendance semble s’inscrire dans le durée… la robe Moschino/McDo est en rupture de stock sur la boutique en ligne de la marque et le dernier défilé signé Jérémy Scott a consacré les personnages de Looney Tunes ! Un grand nombre de créateurs, y compris des maisons installées – Jean-Paul Gaultier ou Gucci – adoptent ces codes dans leurs créations. De plus, cette mode fun et décalée correspond à l’esprit des réseaux sociaux très friands de visuels qui font le buzz.
La tendance Lolcore aurait pu être perçue comme kitsch et régressive mais en ces temps incertains, elle semble bienvenue pour booster le moral !

L’univers glamour de Kourtney Roy à l’Hôtel Jules & Jim !

L’hôtel Jules et Jim, en partenariat avec la Galerie Catherine et André Hug, consacre une exposition à la photographe canadienne Kourtney Roy.  Mix de tableaux d’Edward Hopper et de films avec James Dean, elle se joue des codes de la féminité des sixties dans des autoportraits décalés !

Kourtney Roy Movie TheatreKourtney Roy – Self-Portrait – Movie Theatre © Kourtney Roy

Rue des Gravilliers dans le Haut-Marais, l’Hôtel Jules et Jim est une adresse de charme cachée, qui s’inscrit dans la tendance arty du quartier particulièrement riche en galeries d’art. Après l’exposition consacrée à Speedy Graphito l’année dernière, c’est l’univers fanstasmé et vintage-glamour de Kourtney Roy  qui épouse parfaitement l’ambiance des lieux.

Kourtney Roy Steam BoatKourtney Roy – Self-Portrait – Steam Boat – © Kourtney Roy

Kourtney Roy est à la fois le modèle et le photographe. Elle s’amuse à présenter les clichés de la féminité tout en jouant sur notre imaginaire collectif… la sensation de se retrouver dans un film des années cinquante ou soixante…Héroïnes hitchcockiennes, pin-ups, hôtesses de l’air, femmes au foyer désespérées, évoluent dans des décors qui rappellent James Dean dans Géant ou Marilyn Monroe dans The Misfits (Les désaxés).

Kourntey Roy Blue TruckKourtney Roy – Self-Portrait – Blue Truck © Kourtney Roy

Kourtney Roy se destinait à la peinture mais c’est lors d’un cours de photographie qu’elle suit à l’Emily Carr University of Art & Design de Vancouver qu’elle se découvre une passion pour le huitième art et décide de s’y consacrer. Elle rejoint Paris en 2004 puis intègre les Beaux-Arts. Elle travaillera ensuite dans la mode pour Dior ou pour le magazine WallPaper.

Kourtney Roy Self Portrait Red Truck (2)Kourtney Roy – Self-Portrait – Red Truck © Kourtney Roy

En parallèle, elle réalise des autoportraits mystérieux, parfois étranges et non dénués d’humour. Ainsi, sa mise en scène loufoque dans le cadre du concours Carte Blanche PMU dont elle fut la lauréate et qui fut exposée au BAL l’année dernière, a marqué les esprits. Elle y promène son regard affolé et amusé dans l’univers des courses hippiques. Couleurs saturées et contrastes saisissants, subliment la quête d’une représentation idéale de la féminité. L’Hôtel Jules & Jim est un cadre rêvé pour plonger dans cet univers intemporel et secret.

Kourtney Roy – Jusqu’au 5 avril 2015
Du lundi au dimanche de 10 à 22h
A l’hôtel Jules et Jim
En partenariat avec la Galerie Catherine & André Hug
11 rue des Gravilliers
75003 Paris

http://www.hoteljulesetjim.com/
http://www.kourtneyroy.com/

Jesús Rafael Soto, un virtuose de l’art cinétique !

La Galerie Perrotin, dans le Haut-Marais, propose une exposition fascinante, consacrée à l’un des maîtres de l’op-art/art cinétique, Jesús Rafael Soto. L’interaction avec le spectateur et les sublimes effets de perception font vaciller les sens !

Jesus Rafael Soto

Doble progresion azul y negra, 1975, peinture sur métal
par Jesus Rafael Soto à la Galerie Perrotin, Paris.

Dès que l’on arrive à l’accueil de l’exposition, la vue semble se troubler immédiatement. Les vibrations des oeuvres de Jesùs Rafael Soto sont telles qu’elles sont déconseillées aux épileptiques ! De superbes effets optiques obtenus souvent par un décalage de trames et des volumes générés par des effets de relief… les oscillations sont hypnotiques et déroutantes !

Jesus Rafael Soto 2

Cube de Paris, 1990, Aluminium et Nylon
à la Galerie Perrotin, Paris.

L’oeuvre change selon l’angle où l’on se place. La perception est primordiale dans les créations de Jesùs Rafael Soto. Des expériences qu’il pousse encore plus loin avec Pénétrables, des installations à l’intérieur desquelles les visiteurs peuvent se promener et interagir avec des fines tiges métalliques en suspension. A la galerie, un Pénétrable XXL dans un bleu très proche de celui d’Yves Klein – qui fut son ami – semble démultiplier les pigments, tout en procurant une sensation onirique.

Jesus Rafael Soto 3

Duomo Centro Rosso 1997, peinture sur métal
à la Galerie Perrotin, Paris.

Jesùs Rafel Soto est né au Vénézuela en 1923 où il se formera à l’Ecole des Beaux-Arts. Il s’installe à Paris en 1950 où il restera jusqu’à sa mort en 2005. Il a contribué au renouvellement de l’art cinétique, toujours en mouvement. Il fut influencé par Piet Mondrian et les théories du peintre et photographe László Moholy-Nagy sur la lumière et la transparence, comme l’explique Matthieu Poirier, le spécialiste de son oeuvre.

Jesus Rafael Soto 2

Armonia Ambihua, 1982 (détail) de Jesús-Rafael Soto,
un hommage à Mondrian en 3D : des tiges fixées sur la toile
projettent des carrés en avant.

Reconnu comme l’une des grandes figures de l’Op Art -Art Optique- de l’Art cinétique et de l’abstraction, on assiste à une redécouverte des créations de Jesùs Rafael Soto depuis quelques années.
Cette exposition est un double-événement puisqu’elle est également proposée à la Galerie Perrotin à New-York, l’art de multiplier les sensations vertigineuses des deux côtés de l’Atlantique !

Jesus Rafael Soto, Chronochrome- Jusqu’au 28 février 2015
Entrée libre
Du mardi au samedi de 11 h à19 h
Galerie Perrotin
76, rue de Turenne – 75003 Paris

et à New-York jusqu’au 21 février 2015
Galerie Perrotin
909 Madison Avenue
www.perrotin.com/

Marilyn sous un nouveau jour…

La Galerie de l’Instant dans le Haut-Marais consacre une exposition à Marilyn Monroe qui surprendra par des photos rares de l’icône. Timide, anonyme, candide, rêveuse… des images qui révèlent différents visages de la star.

Ted Baron

 Marilyn Monroe par Ted Baron, 1954
© Ted Baron, Courtesy Galerie de l’Instant

Julia Gragnon, la fondatrice de la Galerie de l’Instant est toujours à la recherche d’images inédites de l’actrice… Pour cette exposition, elle a déniché de nouvelles pépites : Marilyn à 20 ans, masquant sa tête derrière une couverture pour André De Dienes, incognito en train de lire le journal auprès d’un couple d’amoureux indifférent ou épanouie et amoureuse avec son mari Arthur Miller devant l’objectif de Sam Shaw.

Marilyn Monroe 1962 George Barris

 Marilyn Monroe par George Barris en 1962
© George Barris, Courtesy Galerie de l’Instant

Il y a également des clichés célèbres à l’instar de la dernière séance de Bert Stern, réalisée en 1962, deux mois avant la mort de l’actrice. Les photos qu’elle ne souhaitait pas voir publier, furent barrées par elle d’une croix rouge sur les planches-contacts; un signe prémonitoire… Bert Stern est également l’auteur d’une photo plus atypique, Marilyn en robe sobre qui semble perdue dans ses pensées…

Marilyn Monroe Arthur Miller 1957 Sam Shaw

 Marilyn Monroe dans les bras de son troisième mari,
l’écrivain et dramaturge Arthur Miller en 1959

par Sam Shaw © Sam Shaw, Courtesy Galerie de l’Instant

Des grands noms de la photographie l’ont également immortalisée; pour son son ami Milton Greene, elle apparaît iconique en tutu, pour le reporter new-yorkais Weegee, elle joue Marilyn en mode « Poupoupidou »… Sans oublier deux clichés de George Barris, où elle se révèle naturelle en train de lire un scénario ou sur la plage les pieds dans l’eau, effleurée par les vagues.

marilyn 1957 sam shaw

 Marilyn Monroe par Sam Shaw en 1957
© Sam Shaw, Courtesy Galerie de l’Instant

Marilyn Monroe continue à fasciner les nouvelles générations plus de 50 ans après sa disparition, nous laissant l’impression d’une star multiple et insaisissable…

marilyn 1962 Bert Stern

Marilyn Monroe par Bert Stern en 1962
qui réalisa également la série « La dernière séance » la même année.

© Bert Stern, Courtesy Galerie de l’Instant

“Inoubliable Marilyn” jusqu’au 25 février 2015
Entrée Libre
Du mardi au samedi de 11h à 19h,
le dimanche de 14h30 à 18h30
Galerie de l’Instant
46, rue de Poitou Paris – 75003 Paris
http://www.lagaleriedelinstant.com/

Bûches de Noël 2014, des bijoux gastronomiques…

Comme chaque année, les chefs-pâtissiers et maîtres-chocolatiers redoublent de créativité pour revisiter les Bûches de Noël. Ambiance Palace, touche Couture ou arty, les créations se révèlent aussi surprenantes que féeriques !

Bûche Karl Lagerlfed Alain Ducasse Beige Tokyo

La bûche designée par Karl Lagerfeld pour Alain Ducasse
plaira aux fashionistas ! © Alain Ducasse

Pour fêter les 10 ans de son restaurant Beige à Tokyo, le chef-multi étoilé Alain Ducasse a fait appel à Karl Lagerfeld pour dessiner une bûche rouge à lèvres siglée Chanel ultra-glamour. Le gâteau été composé par le Chef-pâtissier du restaurant Julien Kentzler à base de caramel et de chocolat noir.
La bûche sera proposée dans le cadre du menu de Noël du 19 au 25 décembre et sera éditée à 100 exemplaires (environ 102 euros) à emporter dans un écrin signé également Karl Lagerfeld !

Réservation au :
Restaurant Beige à Tokyo

Bûche Hôtel Prince de Galles

La bûche « Cocooning » du Prince de Galles. © Prince de Galles

Après cette escapade au Japon, retour à Paris pour une tournée des Palaces. Honneur au Prince de Galles dont le chef Yann Couvreur est devenu le Prince des pâtissiers. Sa création cette année « Cocooning » évoque des ambiances cosy au coin du feu. Un couverture blanche composée d’une ganache montée et parfumée au sirop d’érable, nougatine de noix de pécan, biscuit pancake et marmelade de cassis, nous emmènent dans un voyage gustatif canadien. 8 coussins garnis d’une crème anglaise agrémenteront l’expérience. La bûche est présentée sur une base en bois de peuplier réalisée par l’artisan français Yves Loretz et recouverte de beurre de cacao et de chocolat.

Bûche – 95 euros (pour 8 personnes)
18 euros la part en formule Tea-time du 15 décembre 2014 au 3 janvier 2015.
Hôtel Prince de Galles
33 Avenue George V – 75008 Paris

Bûche Malle Grand Hôtel Palais Royal

La  bûche-malle du Grand Hôtel Palais Royal
© Grand Hôtel Palais Royal

Le Grand Hôtel Palais Royal qui se trouve justement à quelques mètres des Jardins du Palais Royal, a réouvert ses portes en 2013 après une rénovation complète. Il propose sa première bûche de Noël cette année. Le Chef du restaurant « Le Lulli », Jean-Yves Bournot a créé ce gâteau en hommage à la malle géante (2,6 mètres de haut et 3 mètres large) dans le Hall de l’Hôtel au pied de l’escalier. Elle se compose d’une ganache au chocolat sur un biscuit joconde, avec des ferronneries en chocolat.

Bûche – 60 euros (de 4 à 6 personnes)
Grand Hôtel du Palais Royal
4 rue de Valois – 75001 Paris

Bûche Dali Le Meurice - Photo Pierre Moneta

 Bûche hommage à Dali par Le Meurice 
© Pierre Monetta

Le Chef-pâtissier du Meurice Paris, Cédric Grolet, rend hommage à Salvador Dali en s’inspirant de son célèbre tableau « La persistance de la mémoire  » et ses icôniques montres molles. Le peintre surréaliste a marqué le palace parisien de la rue de Rivoli, puisqu’il y séjournait un mois par an dans l’ancienne suite royale d’Alphonse XIII. Le restaurant de l’hôtel porte d’ailleurs son nom. Sur une base de biscuit au chocolat et son croustillant chocolat sarrasin fleur de sel, la bûche révèle un coeur de poire au caramel enrobé d’une mousse au chocolat noir. Une palette gustative qui aurait plu à Dali « fou de chocolat » !

16 euros la part ou 115€ la bûche (pour 8 personnes),
sur commande jusqu’au 16 décembre.
Au Restaurant  Le Dali, du 16 au 31 décembre 2014
également en formule Tea-time.
Le Meurice
228 rue de Rivoli, 75001 Paris

Votre mini-moi en 3D !

L’impression 3D permet des applications étonnantes ! Ainsi Moïmee est le premier studio en France à proposer des figurines à votre effigie, des mini-moi très tendance !

Moimee 2

Des figurines réalisées par Moïmee dans la Cour Bleue
du BHV Marais L’Homme à Paris.

La Cour Bleue du BHV Marais L’Homme, qui a ouvert au printemps dernier, est un espace atypique dessiné autour de plusieurs stands gastronomiques – Francart Maison Gourmande, des gaufres « Yummy and Guiltfree » et des kebabs gourmets « Grillé »-  et d’un studio innovant Moïmee lancé par Philippe Schiepan, le fondateur de l’agence The Vibrant Project, qui propose de réaliser vos propres figurines en 3D.

MoïmeeUne seule prise de vue par 52 caméras
est effectuée dans une cabine circulaire. 

Si cette application technologique existe déjà dans d’autres pays – notamment Autodesk, la société basée à San Francisco – le service de Moïmee est une première française. Cette expérience ne se veut pas comme une énième variante du selfie mais plutôt comme un portrait auquel on réfléchit et pour lequel on se prépare. Ainsi on découvre que certains se sont immortalisés en tenue de mariage, comme des photos-souvenir en 3D, ou d’autres avec leurs accessoires préférés pour donner une exacte représentation d’eux-mêmes.

Moïmee B

La figurine réalisée représente 1/12ème de votre taille. ©Moïmee

Des réalisations de groupe – famille, clubs sportifs…- sont d’ailleurs possibles ainsi que différentes mises en scène : un serveur avec un plateau, une femme avec un chien dans les bras… La prise de vue est simple et rapide : 1/40ème de seconde ! Vous entrez dans une cabine circulaire, vous vous mettez sur le point de repère en prenant la pose souhaitée. 52 caméras effectuent une prise de vue sous tous les angles. Les photos sont modélisées puis travaillées par un designer pour un rendu optimal.

Cour Bleue BHV Marais Homme 2

La Cour Bleue du BHV Marais L’Homme cet été; profitez de votre passage
chez Moïmee 
pour déguster une gaufre sans gluten ou découvrir
une spécialité gastronomique dans 
l’un des kiosques !

L’impression 3D dure environ 3 heures. La figurine est imprimée couche par couche. A la sortie de l’imprimante un révélateur fait apparaître les couleurs. Il faut compter deux semaines pour recevoir le Moïmee. Le prix? 230 euros par figurine… une idée de cadeau original !

Moïmee
Cour Bleue du BHV Marais L’Homme
Du lundi au samedi de 10h à 20h
14 rue du Temple
75004 Paris
http://www.moimee.com/

Le retour de Goldorak en mode arty !

Goldorak fait un comeback inattendu en icône arty ! La Galerie Sakura dans le Marais à Paris, a réuni un plateau d’artistes inspirés par la figure cultissime du dessin animé-phare des années 1970/80.

Goldo 1

Goldo Mashup par Ideealizse; sa technique à base de polygones
réunit Actarus et Goldorak dans un même portrait.

Goldorak est une série animée lancée en 1975 au Japon par les studios Toei Animation et adaptée d’un manga de Gō Nagai. Le héros est Actarus, Prince d’Euphor, qui monte à bord du robot « Goldorak » aux super-pouvoirs, pour défendre la Terre contre Vega. L’exposition n’est pas consacrée à l’histoire de la série mais propose des oeuvres d’art inspirées par ce personnage fascinant.

Goldo 5

Goldo Gravity Paint Pot par le street-artiste Pimax :
la figure de Goldorak apparaît plusieurs fois…

16 artistes, photographes, illustrateurs et sculpteurs revisitent les traits de ce robot qui a marqué leur enfance; érigé en véritable totem par certains, jouant sur sa transformation pour d’autres, Goldorak s’affiche en mode Pop Art ou Street-Art et sous plusieurs formes.

Goldo 4

Les masques monochromes de Goldorak en pigments purs
par le Street-Artiste Chanoir

La très belle scénographie ponctuée de bornes d’arcades, met en scène des trouvailles étonnantes : une sculpture de Goldorak en Bleu de Delft signée Alben évoquant ainsi sa fragilité, ou deux bananes par Dario d’Angelo pour représenter les cornes de son casque… Sans oublier une statuette en bois réalisée par Alexandre Nicolas allant jusqu’à l’enterrer 3 ans pour lui conférer une patine vintage !

Goldo 2

 Goldorak en masque africain par Anthony Knapik Bridenne

Cette exposition se révèle une superbe surprise, rendant parfaitement hommage au Prince de l’espace… une illustration réussie des codes et des courants de la culture pop aujourd’hui !

Goldorak Pimax et Chanoir

Pochoir signé Pimax

Goldo Expo !
Jusqu’au 17 janvier 2015 – Accès libre
Du mardi au vendredi de 12h à 20h
Samedi et dimanche de 11h à 20h
Galerie Sakura
21 rue du Bourg Tibourg – 75004 Paris
(Métro Saint-Paul ou Hôtel de Ville)
www.galerie-sakura.com/

Frimousses de créateurs 2014, sur un air d’Opéra…

Les artistes et designers ont de nouveau répondu présents pour cette douzième édition de « Frimousses de créateurs » au profit l’Unicef. Revisitant le thème de l’Opéra, leurs créations sont présentées au Théâtre du Châtelet dans un cadre féerique.

Frimousses 2

Au premier plan, le Street-Artiste Gregos
crée un violon Opérart, inspiration Mondrian 
à droite la designer Ara Starck, buste « Carmen Matador »
à gauche, Claire Fanjul, le crâne dans « Lady MacBeth ».

Le générique de cet événement alliant création et générosité, est toujours aussi relevé. Les grandes maisons Couture – Chanel, Dior, Prada, Jean-Paul Gaultier …- ont transposé leur univers sur la scène de l’Opéra. A noter, une poupée audacieuse portant une robe en cuir ajourée et un bandeau sur les yeux, signée Jean-Paul Jitrois.

Frimousses de créateur Théâtre du Châtelet

Au premier plan, le designer Christian Ghion a créé une poupée en porcelaine agrémentée d’un col en disque vinyle. A gauche, la poupée en tissus cousu-main par la dessinatrice de BD, réalisatrice et peintre Marjane Satrapi
à droite nounours par Kaloo
.

Les artistes contemporains se sont mobilisés également- dont Carlos Cruz-Diez – avec une incursion côté Street-Art, puisque Le CyKlop, Grégos ou encore l’Atlas ont créé une oeuvre-signature… Sans oublier les designers – Ronan et Erwan Bouroullec, Ara Starck – les joailliers et photographes de renom…

Frimousses de créateurs 4

Au premier plan, Guerlain « La petite robe dans sa loge »
A gauche Agatha Ruiz de la Prada « La Opéra »
A dr., le CyKlop présente Papageno le personnage de la Flûte enchantée de Mozart

Le concept initial étant de customiser une poupée, jouet typique de l’enfance qui nous replonge ainsi dans les causes défendues par l’Unicef. Ces oeuvres qui seront vendues aux enchères le 24 novembre au Théâtre du Châtelet, permettront avec les fonds récoltés de financer la campagne « Objectif 100%, vaccinons chaque enfant » pour venir en aide aux enfants du Darfour. L’édition 2013 avait permis de réunir 185 000 euros pour ce même objectif.

© Frimousses de créateurs – Unicef

Ces créations uniques sont à découvrir dans le cadre enchanteur du Théâtre du Châtelet et sur le site de l’événement.

Frimousses de créateurs 2014
« Opéra, Aria, etc… »
Exposition gratuite du 18 au 23 novembre 2014
Vente aux enchères le 24 novembre
Théâtre du Châtelet
1 place du Châtelet
75001 Paris

Toutes les créations :
http://www.frimoussesdecreateurs.fr

L’énigme Duchamp

Le Centre Pompidou à Paris consacre une exposition à Marcel Duchamp sous l’angle moins connu de ses tableaux. Les autres aspects de sa création ne sont pas éludés… Une oeuvre qui se révèle à la fois passionnante et énigmatique !

Duchamp 3Marcel Duchamp, Le Passage de la Vierge à la Mariée (1912)
d’inspiration cubiste.

Marcel Duchamp (1887-1968) est considéré comme l’un des artistes-phares du XXème siècle, précurseur de l’art contemporain. Perçu surtout comme un provocateur iconoclaste, il a inventé les fameux « ready-made », des objets « tout faits » esthétiquement neutres, qu’il transforme a minima pour les ériger en oeuvres d’art. Les plus célèbres sont « Fontaine » (1917) un urinoir renversé et « L.H.O.O.Q. » une carte postale cheap de la Joconde parodiée, à laquelle une moustache et un bouc ont été ajoutés.

Marcel Duchamp

Deux oeuvres-clés de Marcel Duchamp : Nu descendant un escalier (1912)
et L.H.O.O.Q. (1919) une parodie de la Joconde au titre qui veut dire à la fois
« Look » en anglais 
et qui est l’allographe en français de « Elle a chaud au cul ».

Aussi, imprégné de ces clichés, il est surprenant de découvrir dans cette exposition, à quel point Marcel Duchamp est un artiste complet – films, vidéos, installations, dessins, caricatures – et surtout un peintre de talent. Un comble lorsque l’on sait qu’il fut accusé d’avoir « tué » la peinture ! On suit  son parcours artistique, ses expérimentations – nus, Rayons X, cinétique – et ses influences picturales. Ainsi ses créations cohabitent avec des Kandisky, Redon ou Robert Delaunay. Il a exploré différents courants dont le fauvisme, le néo-impressionnisme et surtout le cubisme, réalisant son chef-d’oeuvre « Nu descendant un escalier ».

Le Grand Verre - Duchamp

 Le Grand Verre (1915-1923) connu également sous le titre
« La Mariée mise à nu par ses célibataires », une oeuvre inachevée

et mystérieuse.

L’exposition a beau être axée sur la peinture, tout le parcours semble pensé pour nous mener au point d’orgue, une installation connue sous le titre « Le Grand Verre »; oeuvre inachevée qui a nécessité dix ans de réflexion, une énigme éternelle ! Des notes sont censées apportées des explications. Marcel Duchamp a pris l’habitude de recomposer certains tableaux classiques avec des objets. Certains spécialistes voient dans le Grand Verre, une représentation des Ménines de Velasquez, une influence du surréalisme qui préfigure l’Art Conceptuel.

Cette exposition se révèle une exploration très étonnante; au départ on se demande ce qui pourrait nous éblouir; on en ressort séduit comme si l’on avait eu accès à une autre dimension, sans pour autant tout comprendre… Une expérience fascinante !

Marcel Duchamp, La Peinture, Même
Jusqu’au 5 janvier 2015
Centre Pompidou
75004 Paris (Métro Hôtel de Ville ou Beaubourg)
www.centrepompidou.fr

L’univers envoûtant d’Arno Rafael Minkkinen

Chacune de ses photos propose une vision onirique, presque irréelle…Performance physique et artistique, l’oeuvre du photographe américano-finlandais Arno Rafael Minkkinen porte l’empreinte d’une communion avec la nature et des origines du monde…

Arno Rafael Minkkinen

Arno Rafael Mikkinen, Foster Ponds, Etats-Unis, 1989
© Arno Rafael Minkkinen – Galerie Camera Obscura

Si une pléthore d’évenements ponctuent ce Mois de la Photo à Paris, l’exposition consacrée par la Galerie Camera Obscura à Arno Rafael Minkkinen se détache avec un univers surgi de nulle part… Depuis ses débuts en 1970, le photographe se met en scène dans des paysages inspirés de sa Finlande natale même si ses prises de vue peuvent être réalisées ailleurs. Il représente très souvent son corps nu ou plutôt des éléments de son corps qui semblent fusionner avec la nature.

Arno Rafael Minkinnen 3

 Arno Rafael Mikkinen, Laurence, Ta’Cenc, Gozo, Malte, 2002
© Arno Rafael Minkkinen 

Ses clichés sont réalisés sans trucage. Il met son appareil-photo sur pied, choisit un cadre et imagine la pose qu’il prendra. Parfois il entraîne ses proches dans ses prises de vue : sa femme, son fils, une amie…qui se retrouvent sublimés par une vision belle et poétique. Cette notion de beauté est essentielle pour Arno Rafael Minkkinen; né avec un bec de lièvre, il se senti rejeté par sa mère. La quête d’une représentation à la fois naturelle et apaisée du corps guide son oeuvre…

arno rafael mikkinen

Arno Rafael Minkkinen – Fresh Waters – Isle de  Wight, Angleterre, 2012
© Arno Rafael Minkkinen – Galerie Camera Obscura

S’il réside aux Etats-Unis – ses parents ont émigré à New-York dans le quartier de Brooklyn lorsqu’il avait 6 ans – il a fait quelques séjours dans son pays d’origine, la Finlande qu’il a redécouvert à l’âge de 22 ans. D’ailleurs, ses images aux angles inattendus, nous plongent dans les limbes de la mythologie nordique: les eaux et forêts, les sujets surgissant comme des elfes, la célébration de l’homme réconcilié avec la nature…

Naissance de l’intimité – Les autoportraits d’Arno Rafael Minkkinen
Jusqu’au 29 novembre 2014
Vernissage le 15 novembre de 16 à 19h en présence de l’artiste.
Galerie Camera Obscura
268 boulevard Raspail
75014 Paris
www.galeriecameraobscura.fr/

A Paris Photo – du 13 au 16 novembre 2014
au Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
www.parisphoto.com/fr/paris

Les surprenantes créations de Francesca Pasquali !

L’artiste italienne Francesca Pasquali a l’art de détourner les objets de la vie quotidienne pour les transformer en oeuvre d’art; des installations et sculptures aux effets 3D qui créent un univers enchanteur !

Francesca Pasquali Red Straws

Red Straws  – pailles en plastique – de Francesca Pasquali
sur le stand de
la Galerie Tornabuoni Art Paris à la FIAC 2014

La FIAC cette année, fut particulièrement éblouissante avec des oeuvres saisissantes à l’instar d’Olafur Eliasson ou les sculptures en tôles colorées de John Chamberlain ou encore une surprenante création « The Ecstasy and the Agony » d’Elmgreen et Dragset. Mais lorsque l’on voit au loin le mot « Rosso » et les oeuvres aux éclats de rouge sur le stand de la Galerie Tornabuoni Art Paris, on se sent irrémédiablement attiré par un tableau qui ressemble à un amas de matières pelotonnées…. En s’approchant on découvre avec stupéfaction qu’il est composé de pailles en plastique !

Francesca Pasquali Too Late

« It’s Too late » – Sculpture d’élastiques multicolores
© Francesca Pasquali

Les créations de l’artiste italienne Francesca Pasquali sont étonnantes; elle a l’art de récupérer des objets et accessoires du quotidien pour les sublimer en oeuvre d’art; outre les pailles, les ballons, élastiques, caoutchouc… deviennent la matière première de ses oeuvres. Les pailles sont découpées en différentes tailles et placées une par une, créant ainsi des effets de relief; une composition pouvant nécessiter jusqu’à 39000 pailles !

Pasquali Tornabuoni

Frappa, Sculpture composée de néoprène
© Francesca Pasquali – Galerie Tornabuoni Art Paris

Francesca Pasquali – née en 1980- est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Bologne. Elle mixe différentes techniques et disciplines : fonderie, incision, photographie, design, installations… Deux mouvements artistiques italiens l’inspirent : l’Arte Povera conférant aux objets à fonction banale et aux matières « pauvres » une dimension esthétique et l’Arte Programmata, proche de l’Art cinétique, jouant sur la perception et le mouvement virtuel.

Ballons Francesca Pasquali 2

 Installations de ballons par Francesca Pasquali. ©Francesca Pasquali

En créant des univers 3D avec des pailles en plastique ou du caoutchouc tout en alliant dimension esthétique et touche poétique, Francesca Pasquali change notre regard sur le quotidien !

Francesca Pasquali
www.francescapasquali.com/

Tornabuoni Art Paris
http://www.tornabuoniart.fr/

Les Puces de Saint-Ouen en mode branché !

Le Marché aux Puces de Saint-Ouen attire 5 millions de visiteurs par an représentant le 4ème site touristique de France. Loin des clichés de chineurs/amateurs de brocante et d’antiquités, les Puces de Saint-Ouen sont en train de devenir tendance !

Puces de Saint Ouen

Le Village Vintage initié par Habitat 1964 à droite, accueille
le concept-store L’Eclaireur, le White, Mademoiselle Steinitz,
le Café Kluger, La Galerie Glam

Situées au Nord-Ouest de Paris, les Puces de Saint-Ouen sont composées de 14 marchés sur une superficie de 7 hectares, couvrant toutes les époques. Fondées en 1885, elles pouvaient être perçues jusque-là, comme une planète à part. Certes, leur charme intemporel a fait le bonheur de nombreux cinéastes à l’instar de Woody Allen dans Midnight in Paris, mais elles séduisaient surtout les amateurs de pièces anciennes et les touristes. Depuis quelques temps, on assiste à un virage spectaculaire.

Puces de Saint Ouen 2

 Le Marché Dauphine, l’un des plus grands des Puces de Saint-Ouen,
avec un Carré des libraires, des photos, des disquaires et des expositions.

Plusieurs raisons expliquent cet engouement. Le lancement il y a deux ans du restaurant Ma Cocotte designé par Philippe Starck, a entraîné une série de trendsetters parisiens à franchir le périphérique ! Une adresse qui ne désemplit pas et qui s’est imposée comme l’un des lieux où il faut être vu ! Le rachat de deux marchés-phares Paul Bert et Serpette par Jean-Cyrille Boutmy – PDG de Studyrama- a traduit une volonté de transformer et de moderniser les lieux.

Puces de Saint Ouen 3

 Vintagez-vous, une adresse fun avec des pièces
des années 1950/1970.

Les spots chic et tendance attirent de nouveaux visiteurs. Habitat 1964 a spectaculairement investi les ateliers Steinitz – du nom d’un antiquaire célèbre – avec une offre de pièces collector récupérées. Dans cette cour située au 77 rue des Rosiers, le Village Vintage accueille également le concept-store pointu L’Eclaireur, le Café Kluger où l’on peut savourer les tartes de Catherine Kluger – une ancienne avocate devenue pâtissière !- dans un cadre avec vue sur un potager. Dernière adresse en vue, Le White, un concept-store avant-gardiste où tous les produits sont blancs !

Ma Cocotte TerrasseLa terrasse du restaurant Ma Cocotte,
designé par Philippe Starck. ©Ma Cocotte

Au-delà de cette série de nouveautés, une balade aux Puces de Saint-Ouen est une expérience unique. Une fois la sortie du métro franchie, il faut passer au-delà des vendeurs à la sauvette et des Puces de Clignancourt avec lesquelles on les confond parfois. C’est après avoir traversé le périphérique que l’on pénètre dans cette mini-ville dont certaines allées rappellent les villages du Sud de la France… Il faut plusieurs jours pour couvrir l’ensemble du Marché qui est ouvert uniquement le week-end et le lundi… L’occasion d’y retourner fréquemment pour une escapade à quelques minutes de Paris !

Les Puces de Saint-Ouen
(Métro Porte de Clignancourt)
Ouverture le samedi de 9h à 18h
le dimanche de 10 à 18h
et le lundi de 10h à 17h

Le Village Vintage
avec Habitat 1964, l’Eclaireur, Le White, Café Kluger…
77-81 rue des Rosiers
93400 Saint Ouen

Ma Cocotte (à l’intérieur Marché Paul-Bert Serpette)
Ouvert tous les jours
106, rue des Rosiers
93400 Saint Ouen

Vintagez-vous
26 rue Paul Bert
93400 Saint-Ouen

Les Jeudis Arty, pour découvrir l’art contemporain autrement !

Ce 9 octobre, se déroulera la deuxième édition des Jeudis Arty, cette fois-ci dans le Marais. Une quarantaine de galeries ouvrent leurs portes en nocturne pour un parcours libre ou guidé dans un ambiance conviviale… Voici une sélection d’artistes aux univers étonnants !

 Elke Sada, un patchwork de pièces et de cultures

Elke Sada Galerie Scremini

Nests (Nids) © Elke Sada – Clara Scremini Gallery

L’artiste allemande Elke Sada réinvente la céramique en mixant les techniques et les cultures : influences méditerranéenne, américaine et British. Formée au Royal College of Art à Londres, elle a crée des formes originales avec la série « Nests ». Elle coule de la barbotine – pâte fluide en céramique – sur un bloc en plâtre puis découpe des lamelles pour composer le nid d’un seul jet. Un univers coloré et enchanteur !

Elke Sada jusqu’au 11 octobre 2014
Clara Scremini Gallery
99, rue Quincampoix – 75003 Paris (Métro Rambuteau)
http://clarascreminigallery.com

Shaka et ses portraits de choc

Shaka Galerie Lazerew

 © Shaka – Galerie Lazarew

Marchal Mithouard alias Shaka, propose une série d’oeuvres coup de poing pour souligner la violence qui sous-tend les échanges humains. Issu du Street Art, il est identifiable grâce une technique unique, sculptant directement des éléments sur la toile, créant ainsi des portraits en relief. L’exposition Onde de choc évoque le choc du coup d’un boxeur, à l’image d’une société qui vacille, laissant un impact visuel saisissant sur le spectateur…

Onde de choc, jusqu’au 8 novembre 2014
Galarie Lazarew Paris
14 rue du Perche – 75003 Paris (Métro Saint-Sébastien Froissart)
www.galerie-lazarew.fr

Doppeldenk, du constructivisme néo pop-art

Doppeldenk 2

Le robot mythique de  Star Wars, DRD2 dans le style Doppeldenk
© Doppeldenk – Lebenson Gallery

Doppeldenk est un célèbre duo allemand de Leipzig, créant une esthétique à part, mélange de néo-pop art et culture « 8 bit » en vogue dans les années 1980 évoquant l’informatique et les jeux vidéo. Doppeldenk – pour double-pensée en allemand – fait référence à un concept de George Orwell dans son roman « 1984 », le fait d’avoir deux pensées contradictoires et de les accepter.
Marcel Baer et Andreas Glauch, affichent des créations pop et fun à première vue mais critiquent en réalité, avec humour, l’idéalisation des pictogrammes et des icônes de la culture de masse.

Doppeldenk jusqu’au 17 mars 2015
Lebenson Gallery
56 rue Chapon – Paris 75003 (Métro Rambuteau ou Arts et Métiers)
http://www.lebensongallery.com/

L’esthétique futuriste de Romain Erkiletlian

majestic

 © Romain Erkiletlian – Galerie Sator

Romain Erkiletlian présente des nouvelles œuvres créées à Tokyo où il vit et travaille. Il construit et déconstruit des paysages urbains, marqué par les grandes métropoles qui ont jalonné son parcours, Paris, New-York et maintenant Tokyo. Il mixe plusieurs techniques : photo-collages, peinture, installations murales. Un univers coloré et doré créant la confusion des mondes et qui nous transporte dans une nouvelle mythologie de l’espace.

Majestic X – Romain Erkiletlian jusqu’au 18 octobre 2014
Galerie Sator
10 rue Chapon – 75003 Paris (Métro Rambuteau ou Arts et Métiers)
www.galeriesator.com

Jeudi ary galerie rivière

Galerie Urban Wallpaper – ©DianaBratu

Les Jeudis Arty – inspirés d’une formule britannique – ont été lancés par une équipe de passionnées en vue d’ouvrir les galeries à un plus grand public… Cette deuxième édition mêlera vernissages, performances et rencontres avec les artistes… Des médiatrices seront pour guider les amateurs… Ces nocturnes – qui auront lieu une fois par trimestre – permettent ainsi de découvrir l’art contemporain autrement !

Les Jeudis Arty le 9 octobre 2014 de 18h à 22h
Le Marais – 3e et 4e arrondissements de Paris
Point d’information au bar Le Jules au Carreau du Temple
http://www.lesjeudisarty.net
4 suggestions de parcours ici.
L’entrée est libre; vous pouvez aussi réserver des Arty Bags
comprenant une visite guidée, des goodies et une invitation
pour la soirée de clôture.

Catmania !

En cette rentrée, la vague des chats ne faiblit pas… Des macarons chez Lenôtre, Choupette, le félidé préféré de Karl Lagerfeld publie un livre, les stars affichent leur passion féline…Un phénomène viral qui a ses icônes !

Lil Bub Show

 Lil Bub, un chat qui a joué dans plusieurs films, a désormais
son propre show où il a reçu notamment Whoopi Goldberg.

L’engoûment pour les petits félins a commencé avec le phénomène des Lolcats, ces vidéos amusantes mettant en scène des chats dans des situations cocasses. Les chats ont leurs stars : Lil Bub, vedette d’un documentaire  » Lil Bub & Friendz » sur le phénomène des chats sur Internet et il anime désormais un talk-show où il reçoit Whoopi Goldberg ou Robert de Niro….

2014 MTV Movie Awards - Arrivals

Grumpy Cat sur le Red Carpet des MTV Music Awards 2014
© Getty

Autre numéro : Grumpy Cat, le chat le plus ronchon du monde – expression qu’il doit à une malformation – qui réunit 235000 followers sur Twitter et qui est apparu avec le chapeau de Pharrell Williams le « Mountain Hat » créé par Vivienne Westwood sur le tapis rouge des derniers MTV Music Awards…La créatrice anglaise a justement dédié plusieurs collections à ces chers félins dont elle est fan. Et l’on ne compte plus les marques de mode ou design qui s’inspirent de cette tendance.

Karl ChoupetteKarl Lagerfeld photographiant Choupette, sa chatte qui va lancer une ligne de
maquillage pour la 
marque Shu Uemura  © Karl Lagerfeld/Shu Uemura

S’il est un chat star et fashion, c’est bien Choupette, le coup de coeur qui a transformé l’imperturbable Karl Lagerfeld… Elle compte plus de 40000 abonnés sur Twitter et elle a su faire craquer le Directeur artistique de Chanel (Chat-nel ?). Vedette d’une campagne pour la marque de cosmétiques japonaise Shu Uemura qui sortira en novembre, elle s’apprête également à publier son journal « La vie enchantée d’un chat fashion » le 24 septembre… Elle a également accordé une interview au Harper’s Bazaar où l’on apprend qu’elle n’aime pas l’odeur du parfum N°5 de Chanel – un comble ! – qu’elle se fait coiffer deux fois par jour et qu’elle mange à table !

Lenôtre-Badou-Photo T. Dhellemmes 2

Les macarons Badou Badou, une collaboration entre
Elodie Martins et Lenôtre © 
Lenôtre/T. Dhellemmes

La gastronomie a fini également par s’inspirer de ce phénomène : le chef-pâtissier de Lenôtre, Guy Krenzer a collaboré avec Elodie Martins, candidate remarquée de l’émission « Le meilleur pâtissier de France amateur 2012 », pour proposer des macarons-chats baptisés « Badou-Badou »… 2 parfums : fraise Tagada et barbe à papa, au prix de 2 euros le macaron, sont disponibles depuis le 4 septembre…. Le chef du Bristol, Eric Fréchon a créé des pâtisseries similaires pour fêter l’arrivée cet été de Kleopatra, une sacrée de Birmanie, venue rejoindre Fa-raon, mascotte et hôte des lieux, créant un buzz étonnant.

Aristide

 Aristide, l’hôtel pour chats dans le 9ème arrondissement de Paris,
dorlote ses hôtes… © Hôtel Aristide

L’hôtel Aristide ne se contente pas d’accueillir des chats, il leur est totalement dédié ! Dans un cadre luxe et design, il propose une vingtaine de chambres sans cages et sans grillage et 2 suites ! Destiné à ceux qui ne savent pas où faire garder leur chat le temps d’une journée, d’un week-end ou pendant les vacances, l’hôtel offre des services dignes d’un cinq-étoiles : assistants-vétérinaires, salle de jeux et équipements dernier cri. Le prix : 26 euros la journée et 55 euros le week-end….
Sans oublier le Café des Chats, les tee-shirts, les lampes, les mugs où ces chers petits félins n’ont pas fini d’apposer leurs griffes et de nous faire chavirer !

Des goûters sweet & chic !

En cette rentrée, la Maison Hugo & Victor a décidé de nous replonger en enfance avec des créations qui jouent sur la tendance sweet food et des desserts en trompe-l’oeil !

Hugo et Victor Goûter d'enfanceRinaNura

Hot-dog au chocolat et bâtonnets de caramel en forme de frites.
© Rina Nura – Hugo & Victor

Hugo & Victor dévoile aujourd’hui des créations qui raviront les foodistos de tous âges ! Les deux amis d’enfance Hugues Pouget et Sylvain Blanc ont l’habitude de revisiter les classiques de la pâtisserie depuis le lancement de leur Maison en 2010. Grâce à Hugues Pouget le chef-pâtissier, Champion de France des desserts 2003, Hugo & Victor propose des gammes très créatives. Leurs boutiques ressemblent d’ailleurs à des « cabinets de curiosités » sucrées.

HugoVictor Hot Dog chocolat Rina Nura

Hot-dog au chocolat : un petit pain brioché, avec sa ganache au chocolat noir
 accompagné de coulis mangue et framboise. © Rina Nura – Hugo & Victor

En ce jour de rentrée 2014, les compositions jouent sur les fameux desserts en trompe-l’oeil, popularisés notamment par le concours culinaire Top Chef : le hot-dog est en réalité un pain brioché au chocolat, les coulis de mangue et de framboise évoquent la moutarde et le ketchup. Le flan pâtissier rappelle furieusement la quiche lorraine… C’est la tendance culinaire phare de cette année,  la sweet food : des desserts en version sucrée ou salée !

Hugo &Victor-Goûter d'enfanceRinaNura

Le Flan pâtissier qui évoque une quiche lorraine, accompagné
 d’une Compote de pomme en petit pot à l’ancienne.
© Rina Nura – Hugo & Victor

Les autres gourmandises de l’enfance ne sont pas oubliées : pâtes à tartiner, rochers pralinés, barres chocolatées, sucettes caramel se déclinent en mode artisanal et chic…des plaisirs gourmets pour tous !

A partir du 2 septembre 2014
Hot-dog au chocolat : 5 euros
Flan pâtissier : 4,40 euros

Hugo & Victor
140, boulevard Raspail, 75007 Paris
et 2 autres boutiques
www.hugovictor.com/

Les tissus en bois d’Elisa Strozyk !

La designer allemande Elisa Strozyk innove avec des textiles en bois souple ! Après des lignes de mobilier, des plaids et des tapis, elle surprend encore avec des vêtements en bois !

Elisa Strozyk Wooden textiles

Tapis multicolore en forme de puzzle.
Photo Studio Been © Elisa Strozyk

Elisa Strozyk a testé plusieurs types de bois avant de mettre au point ces textiles innovants. Elle a opté pour le cerisier et l’érable. Elle découpe au laser des petites plaques de 0,6 millimètres d »épaisseur qu’elle colle ensuite sur un tissu. Tapis, plaids, couvre-lits ou éléments de mobilier…chacun peut jouer avec le textile pour lui donner la forme qui lui plaît : froissé ou à plat, sculpté ou géométrique.

Elisa Strozyk Wooden textile

Un jeté de lit en bois souple.
Photo Studio Been © Elisa Strozyk

Née en 1982 à Berlin, Elisa Strozyk est diplômée de la Central Saint Martins School à Londres en « Design de textiles du futur » et également du KHB à Berlin et de l’ENSAD à Paris. Elle a reçu de nombreux prix pour ces expérimentations et elle expose régulièrement ses créations que ce soit dans des salons de design ou au Victoria et Albert Museum à Londres. Certains modèles sont également en vente comme sur le site Blou Paris.

Elisa Strozyk 5

 Photo Studio Been © Elisa Strozyk

Elisa Strozyk a poursuivi ses recherches pour les appliquer au vêtement. Elle a collaboré avec la styliste française Léa Peckre pour réaliser une robe en bois ainsi qu’avec le designer islandais Sruli Recht pour des pulls évoquant l’univers de la science-fiction…

Lea Peckre Elisa Strozyk Wooden Dress

La Wooden Textile Dress réalisée sur toile
avec Léa Peckre.© Elisa Strozyk

Elle s’inscrit dans une tendance de créateurs qui repoussent les limites pour inventer des matières hybrides… En plus de l’innovation, Elisa Strozyk a souhaité proposé une nouvelle expérience tactile.
Une idée originale alliant matériaux naturels et nouvelles technologies !

Elisa Strozyk :
www.elisastrozyk.de

Massimo Vitali, les vacances vues d’en haut !

Les vacances s’éloignent mais heureusement des artistes comme le photographe italien Massimo Vitali ont l’art de saisir ces instantanés ! Un autre regard qui mixe points de vue panoramiques et lignes de fuite !

Vecchiano North Italy 1999

 Vecchiano, North Italy, 1999 © Massimo Vitali

Massimo Vitali passe des mois à préparer une photo. Repérer le paysage qui ressemble à un tableau, trouver le meilleur emplacement, chercher le plan idéal. Les tirages grands formats – jusqu’à 3 mètres – magnifient la perspective … Réalisées avec un appareil argentique, sans Photoshop, ces photos allient technicité et esthétique. Elles évoquent également  les « capricci », des paysages imaginaires dans la tradition de la peinture italienne des XVIIème et XVIIIème siècles.

Italiacoatiara Prainha

 Itacoatiara Prainha, Rio de Janeiro Brésil, 2012 © Massimo Vitali

Né à Côme en 1944, Massimo Vitali quitte l’Italie pour étudier la photographie au London College of Printing. Il travaille dans les années 1960 comme photojournaliste pour de nombreux magazines et agences en Italie et en Europe. Il se met à créer ses propres oeuvres artistiques à partir des années 1980. Il commence une série sur les plages dix ans plus tard, d’abord en Italie en pleine transformation puis dans le monde… Il étendra ces images panoramiques aux piscines, aux discothèques, aux stations de ski, aux sites touristiques…

Riccioni Red Biki 1997

 Riccioni Red Bikini, 1997 (Italie) © Massimo Vitali

Les espaces sont souvent bondés de monde mais avec cette prise de vue distanciée, ils paraissent soudain impersonnels presque déshumanisés. Massimo Vitali mène justement une réflexion sur la transformation de nos sociétés et le rapport entre l’individu et la masse. Ces espaces publics de loisirs recréent l’anonymat urbain.

Massimo-Vitali-PicNic Allée 2000 Paris

 Picnic Allée, Paris, 2000, Collection du Centre Pompidou à Paris.
© Massimo Vitali 

Massimo Vitali vit et travaille actuellement à Lucques (Lucca) en Toscane et à Berlin. Ses photos font partie notamment des collections du Musée Guggenheim à New York, du Centro de Arte Reina Sofia à Madrid, du Stedelijk Museum à Amsterdam et du Centre Pompidou à Paris. Au-delà de ce regard sur nos moments de loisirs, les photos de Massimo Vitali nous replongent dans des instantanés heureux de vacances qui suspendent le temps…

Massimo Vitali :
http://www.massimovitali.com/

L’insaisissable Martial Raysse au Centre Pompidou !

Après Pierre Soulages, Martial Raysse est l’artiste français le plus vendu au monde depuis 2011. Le Centre Pompidou lui consacre une grande rétrospective illustrant les facettes d’un artiste étonnant qui a tourné le dos à sa période Pop Art !

America Amercia 2 1964

 America, America, 1964 par Martial Raysse
Néons et métal peint.

Il existe un mystère Martial Raysse…  Un artiste au sommet de la vague Pop Art qui disparaît au début des années 1970 en Dordogne pour peindre des oeuvres plus sobres. L’exposition reflète ce parcours. La première partie est joyeuse, inventive, jubilatoire ! Néons, couleurs pop exercent une séduction immédiate. Inspiré par la Côte d’Azur – il est né à Golfe Juan – Martial Raysse fait partie avec Arman, Ben et Yves Klein des Nouveaux Réalistes, mouvement qui est considéré comme le pendant français du Pop Art.

La Plage 1962 2007

Raysse Beach, 1962-2007 – L’oeuvre-référence,
une installation de 9 panneaux, créée pour le Stedelijk Museum d’Amsterdam.

Martial Raysse est fasciné par les femmes, les cosmétiques, les produits ménagers… Artiste autodidacte, il assemble des objets en plastique, verse dans l’auto-dérision, s’amuse des codes de la société de consommation. Il déclare que  » les Prisunic sont les nouveaux musées d’art moderne ». Dans les années 1960, Martial Raysse séjourne régulièrement aux Etats-Unis, s’installe à Los Angeles. Sa période américaine est marquée par un Pop Art flashy où il s’inscrit dans le sillage d’Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein… Il détourne également les tableaux iconiques de la peinture classique dans une série intitulée « Made in Japan ».

Souviens toi de Tahiti 1963

 Souviens-toi de Tahiti, 1963 – Martial Raysse
fait déborder l’oeuvre de son cadre…

Les événements de mai 1968 en France vont bouleverser l’artiste et il va s’adonner à une réflexion sur la nature de l’art et sa transformation en produit de consommation. Il rentre en France pour s’installer ensuite en Dordogne. Il se lance dans le cinéma puis à partir de 1972, se met à dessiner des paysages pour reconnecter avec la nature… Martial Raysse va peindre ensuite des portraits aux regards inquiets puis des grands formats avec une multitude de personnages semblant illustrer l’absurdité de la vie.

Life is so complex 1966

 Life is so complex, 1966 par Martial Raysse.

Ce sont ces tableaux monumentaux qui le ramènent sur le devant de la scène dans les années 2000 soutenu par François Pinault qui collectionne bon nombre de ses toiles. Dans cette exposition, le visiteur a l’impression de cheminer en suivant l’évolution de l’artiste, de revivre son expérience, ses interrogations, ses doutes…
Une oeuvre survitaminée qui devient mystique puis insaisissable… Un parcours déroutant mais qui ne laisse pas indifférent !

Martial Raysse, Rétrospective 1960-2014
Jusqu’au 22 septembre 2014
Centre Pompidou, Place Georges Pompidou 75004 Paris
(Métro Beaubourg, Hôtel de Ville)
Tous les jours sauf le mardi, 11h-21h
Nocturnes le jeudi jusqu’à 23h
Tarifs : 11à 13€ selon période, tarif réduit : 9 à 10 €
www.centrepompidou.fr

 

Le Pavillon des Canaux, le spot rêvé !

Ce nouveau spot est un Ovni ! A la fois, café/restaurant, espace de co-working, galerie arty, le tout dans une Maison où l’on peut circuler d’une pièce à l’autre ! Une ambiance feel-good à tous les étages !

Pavillon des Canaux TerrasseLes façades du Pavillon des Canaux graffées par Supakitch et AlëxOne

On croit d’abord découvrir une oeuvre Street Art… d’ailleurs le bâtiment qui a été investi par deux artistes Supakitch et AlëxOne, s’inscrit dans le parcours d’Art Urbain  » De l’Art à l’Ourcq » spécialement conçu pour l’été.
Puis on fait le tour de la Maison et l’on découvre une terrasse colorée où règne la bonne humeur… On s’aventure à l’intérieur et quelle surprise de constater que tout le monde peut circuler d’une pièce à l’autre : salons, chambres et même dans la Salle de Bains !

Pavillon des deux canaux 5Déjeuner avec vue sur l’Ourcq

Située dans le Bassin de la Villette, cette ancienne Maison des Eclusiers appartenait à la Ville de Paris. Suite à un appel d’offres, elle a été transformée en ce lieu inédit par une équipe qui gère différents spots étonnants dans la capitale comme La Recyclerie ou La Machine du Moulin Rouge. Les pièces ont gardé leur fonction première. On peut s’y poser au gré de ses envies pour grignoter, travailler ou discuter.

Pavillon des deux Canaux Salle de Bains_edited

Un verre dans la Salle de Bains avec vue !

Les commandes s’effectuent en un point unique au Bar situé au rez-de-chaussée. La carte ? Des boissons healthy, tendance bio: oranges pressées, jus de bissap, vins naturels sans soufre, bière au quinoa sans gluten… Des cakes faits maison, comme les plats. On peut y déjeuner et le soir des grillades sont préparées sur la terrasse durant la saison estivale… On peut même passer une tête en cuisine pour échanger avec ceux qui préparent les repas…

La configuration des lieux invite naturellement à la conversation. Pour compléter ces moments de bien-être, des cours de Yoga sont dispensés le week-end. Ce concept étonnant réussit à mixer ambiance vivante et calme tout en créant du lien à une époque où l’on se rencontre de moins en moins…un lieu de vie idéal !

Le Pavillon des Canaux
39 quai de Loire, 75019 Paris
(Métro Ourcq)
www.sinnyooko.com/site2/

Cours de Yoga, les samedi et dimanche
de 11h à 12h : 10 euros

 

Les sculptures sous-marines de Jason deCaires Taylor !

Un musée sous-marin dans les eaux du Mexique et des Caraïbes, des sculptures en accord avec l’érosion et l’écosystème; les créations et les photos de Jason deCaires Taylor sont à la fois spectaculaires et oniriques !

Jason de Caires Taylor 3

« Vicissitudes », sous 5 mètres de profondeur – La Grenade
© Jason deCaires Taylor

Des oeuvres monumentales à couper le souffle ! Il faut surtout prévoir des bouteilles d’oxygène pour plonger littéralement dans l’univers fabuleux de Jason deCaires Taylor ! Né en 1974 d’un père Britannique et d’une mère Guyanaise, il passe son enfance en Europe et en Asie à explorer notamment les barrières de corail le long de la Malaysie. Diplômé du London Institute of Arts en sculpture, il devint également instructeur en plongée et naturaliste sous-marin.

silent_evolution_017_jason-decaires-taylor_sculpture

The Silent Evolution, sous 8 mètres de profondeur à Cancun/Isla Mujeres
au Mexique – 
MUSA Collection © Jason deCaires Taylor

Combinant ces trois passions, il crée un parc de sculptures aquatiques dans les profondeurs de la Grenade et un musée sous-marin unique au monde, le MUSO- Museo subacuatico de Arte – à Cancun au Mexique. L’artiste s’est doublé d’un photographe, multi-récompensé, qui prend lui-même des clichés impressionnants de ses réalisations.

Jason deCaires Taylor 1

Anthropocene, sous 8 mètres de profondeur à Cancun/Isla Mujeres (Mexique)
MUSA Collection © Jason deCaires Taylor

Son oeuvre est à la fois une création artistique et une expérience écologique: les sculptures sont conçues pour évoluer au contact des éléments naturels. Revêtues d’algues ou d’étoiles de mer, colonisées par la flore et la faune sous-marines, elles se transformeront au fil du temps pour donner naissance à une création en constante évolution.

Jason de Caires Taylor 2 - Vein Man

« Vein Man » (l’Homme nervuré), sous 4 mètres de profondeur,
à Punta Nizuc 
au Mexique. MUSA Collection. © Jason deCaires Taylor

Ce musée sous-marin se visite : il suffit de chausser vos palmes, de vous munir d’un masque et de plonger ! Trop loin du Mexique ? Vous pourrez parcourir le très beau livre  » The Underwater Museum » ou visionner les images de cet éco-sculpteur et photographe pas comme les autres, également sur son site.

Jason deCaires Taylor :
http://www.underwatersculpture.com/

Françoise Huguier, le choc des photos !

La Maison européenne de la Photographie (MEP) propose une exposition qui ne laissera personne indifférent ! La photographe Françoise Huguier parcourt le monde et ses images glanées sont de véritables boomerangs visuels !

Françoise HuguierLa série Asie « K-Pop » avec un portrait d’une thaïlandaise
de la classe moyenne par Françoise Huguier.

Elle dit qu’elle a l’art de se mêler de ce qui ne la regarde pas ! Françoise Huguier ose se faufiler dans l’intimité des Nonnes en Colombie ou dans les appartements communautaires « Les Koummounalki » à Saint-Pétersbourg, une série étonnante qui cueille le visiteur d’entrée ! La proximité de fait, la nudité crue des femmes… les bas-fonds sont mis au jour; des histoires où se mêlent ivresse, misère et érotisme cheap.

Françoise Huguier Christian Lacroix - MEP

Françoise Huguier, Christian Lacroix, collection printemps-été 1999
janvier 1999 © Françoise Huguier / Agence VU’

Le paysage imaginaire de Françoise Huguier se révèle dense et surprenant ! Un grand écart entre les coulisses de la mode qu’elle affectionne et un regard sur le monde en mode photojournalisme. Les cultures défilent : la fantaisie vestimentaire des Thaïlandaises ou l’iconographie kitsch d’un « Islam Pop » autour du Hijab à Bandung ou Kuala Lampur, dans une très belle scénographie signée de la photographe elle-même. Et pour cause, cinéphile, elle s’inspire d’Andréi Tarkovski, de Jim Jarmusch et son univers étrange ou de l’Indien Satyajit Ray

Françoise Huguier 3

Une incursion dans les appartements communautaires
de Saint-Petersbourg…

La série consacrée à l’Afrique qu’elle adore, tranche, apparaissant majestueuse et poétique en clichés noir et blanc.
Françoise Huguier a souhaité présenter son « monde rêvé « … L’exposition se vit comme un tour du monde d’instantanés saisissants; une bourrasque visuelle qui laisse une empreinte durable !

Françoise Huguier, Pince-moi je rêve
Jusqu’au 31 août 2014
Maison européenne de la Photographie
5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris
(Métro Saint Paul)
http://www.mep-fr.org/

Egalement à la Polka Galerie
« Etranges Beautés » jusqu’au 2 août 2014
12 rue de Saint-Gilles – 75003 Paris
(Métro Saint-Paul/Chemin Vert)

Une expérience Street Art inédite au Fort d’Aubervilliers !

L’In Situ Art Festival  est un happening original; les street-artistes n’ont pas eu à faire le mur ! Une quarantaine de noms et de jeunes talents ont été invités à investir le Fort d’Aubervilliers pour une exposition en plein air étonnante !

David WalkerLe dessin d’alcôve de David Walker, l’une des stars du Festival,
réalisé à la bombe, à main levée.

Il ne faut pas hésiter à se rendre sur ce site au Nord-est de Paris à 2km du périphérique. Situé à côté du Théâtre équestre du Cirque Zingaro, on quitte très rapidement la ville pour pénétrer dans un chemin vert où l’on entend les oiseaux chanter. Les pylônes du Cyclop aux expressions facétieuses accueillent le visiteur; le point de départ d’une balade étonnante sur 2 hectares.

In Situ Art FestivalUne camionnette calcinée revisitée par Borondo

On doit cette aventure à Olivier Landes qui a fondé l’association Art en Ville et qui a permis à plus de 50 artistes français et internationaux de s’exprimer sur ce site à l’histoire particulière. Le Fort d’Aubervilliers a connu différentes périodes; ancienne fortification de Paris achevée en 1846, ancien terrain militaire abandonné, il a ensuite accueilli une casse automobile et une fourrière. D’ailleurs plus d’une vingtaine d’épaves de voitures et de camionnettes calcinées ont été confiées à des artistes pour rappeler cette ancienne vocation du lieu.

Cyklop 2Le Cyklop a customisé une cabane et des pylônes
avec des couleurs pop et fun !

D’autres supports atypiques accueillent les oeuvres des street-artistes : une douzaine d’alcôves, des palissades géantes et un parking sur lequel a été dessiné un portrait de Nicole Piquart, une habitante d’Aubervilliers par Jorge Rodriguez Gérada de 1400 mètres carrés, l’un des plus grands au monde; seul bémol, cette oeuvre ne peut s’apprécier qu’en hauteur…

Cette exposition est un véritable happening éphémère puisque le terrain sera détruit pour être transformé ensuite en éco-quartier d’habitation. Le succès est tel qu’elle a été prolongée. Pour l’apprécier pleinement, arborez des chaussures fermées – le terrain peut devenir boueux par temps de pluie – échangez avec les médiateurs présents et faites une pause à la buvette dont les pieds de tables sont formés par des… pneus; encore un clin d’oeil ! Plus qu’une exposition, une vraie expérience Street Art !

In Situ Art Festival – Jusqu’au 27 juillet 2014
Mercredi, samedi, dimanche de 14 à 19h30
Entrée libre
Le Fort d’Aubervilliers
174, Avenue Jean Jaurès
93300 Aubervilliers
(Métro Fort d’Aubervilliers – Ligne 7)
Sortie 1 puis tout droit sur 100m en sortant de l’escalator.
http://www.insituartfestival.fr/

Les Beatles de retour au George V !

50 ans plus tard, les Beatles retrouvent le George V ! Une exposition de photos légendaires signées Harry Benson nous font revivre le séjour des Fab Four dans cet hôtel luxueux qui se révélera source d’inspirations !

Beatles I feel fine

 Les photos des Beatles prises par Harry Benson à l’entrée du Bar du George V
sublimées par les compositions florales de Jeff Leatham.

1964, les Beatles sont à Paris pour une série de concerts qu’ils vont donner à l’Olympia du 16 janvier au 4 février. Ils choisissent  l’hôtel George V comme lieu de résidence. Ce séjour est à l’origine de plusieurs séquences historiques. Le piano aménagé dans leur suite attire naturellement John Lennon et Paul McCartney qui en quelques minutes composent « I feel fine » et qui deviendra un tube lors de sa sortie.

Beatles Composing Frame 14@Harry Benson 1964 web

Les Beatles au Piano dans la suite où ils ont composé le titre I feel fine
en 1964 
© Harry Benson

Autre moment d’anthologie, la fameuse bataille de polochons que Harry Benson immortalisa. Les Beatles viennent d’apprendre que leur chanson « I want to hold your hand » est numéro un aux Etats-Unis et qu’ils sont invités à participer à la célèbre émission  » The Ed Sullivan Show ». Pour l’anecdote, les négatifs furent développés dans la baignoire de leur suite !

Pillow Fight 2 George V Hotel @Benson 1964 lg web

La bataille de polochons, l’un des photos de cette série mémorable !
© Harry Benson

Ces photos uniques ont été prises par Harry Benson, qui les suivit notamment durant leur tournée parisienne puis américaine cette même année. Photographe écossais de renom international, il a collaboré à de nombreux titres dont Life, Vanity Fair, The New-Yorker. Outre les Beatles, il a immortalisé Michael Jackson, Elizabeth Taylor et tous les présidents américains de Dwight D. Eisenhower à Barack Obama.

Beatles Reading Fan Mail@Benson1964 lg web

Les Beatles en train de lire le courrier de leurs fans. © Harry Benson

Les photos se découvrent sur de grands paravents dans le hall et devant le bar, mises en scène par Jeff Leatham, Directeur artistique du Four Seasons George V et star de la décoration florale. Vous pourrez également replonger dans l’époque en sirotant des cocktails au nom évocateur : « Dreamlover », « Sweetheart like you » à moins que vous ne soyez tentés par « In Bed avec George… »
Des photos intimistes qui contrastent avec la Beatlemania ambiante !

« I Feel Fine » ‐ Exposition des photos des Beatles prises par Harry Benson
Jusqu’au 30 juin 2014
Hotel George V
31 avenue George V
75008 Paris (Métro George V)
http://www.fourseasons.com/fr/paris/

Willy Rizzo, photographe de stars et designer visionnaire !

L’exposition « Je reviens d’Hollywood » de Willy Rizzo au Studio qui porte son nom, nous plonge dans l’univers glamour et pétillant d’un photographe et designer qui cultivait le bonheur !

Bruce WILLIS au Bristol - Paris 2000 - 20x30

Bruce Willis au Bristol à Paris en 2000 – © Willy Rizzo

Jack Nicholson, son ami, admirait non seulement son talent et son oeuvre mais aussi sa carrière. Et quel parcours ! Né à Naples en 1928, Willy Rizzo se passionne pour la photographie dès l’enfance grâce à un Agfa Box offert par sa mère. Très vite il fera des portraits de vedettes et verra ses clichés publier dans Point de Vue… En 1945, il couvre la guerre en Tunisie, reportage qui lui vaudra la couverture du mythique magazine Life ! Il travaillera ensuite surtout pour Paris-Match, une longue collaboration commencée dès la création du magazine en 1949.

Alfred Hitchcock et Tippi Hedren Hollywood 1963

Alfred Hitchcock et Tippi Hedren, l’héroïne des Oiseaux
à Hollywood en 1963. © Willy Rizzo

Marlène Dietrich, Marilyn Monroe, Picasso, Hitchcock, Churchill… les stars et les plus grands semblent saisis sur le vif; Willy Rizzo avait l’art de capter une expression amusée, une scène inattendue ou un instant de plénitude. Ayant inspiré en partie Les Bijoux de la Castafiore, album des Aventures de Tintin, Hergé le remerciera en le croquant sous les traits du photographe Walter Rizotto du magazine Paris-Flash, clin d’oeil à Paris-Match.

jane fonda

Jane Fonda sur la plage de Venice Beach, Beverly Hills, 1962
© Willy Rizzo

Outre son regard d’artiste, il se révèle brillant designer lorsqu’il crée les meubles de son appartement à Rome; il lancera dans la foulée un atelier de fabrication de meubles en 1968 employant jusqu’à 150 personnes…
Des créations design que l’on peut découvrir dans le studio-galerie rue de Verneuil, notamment Galileo, un meuble musical style Spoutnik. Grande surprise : le modèle de tablette qui l’équipe, est un prototype développé par Willy Rizzo avec des dizaines d’ingénieurs avant l’arrivée de l’iPad !

Sean PENN - Hollywood 1994 - 30x22

Sean Penn à Hollywood en 1994 – © Willy Rizzo

Cet espace-studio est un lieu à part; aménagé par Willy Rizzo et ouvert avec sa femme Dominique et leurs trois enfants en 2009, il allie une atmosphère hollywoodienne avec une touche de dolce vita et un charme parisien,
à son image… Un antre dédié à la photo et au design, qu’il semble avoir quitté la veille…

Je reviens d’Hollywood de Willy Rizzo
Jusqu’au 5 juillet 2014
Studio Willy Rizzo
12, rue de Verneuil
75007 Paris (Métro Rue du Bac ou Saint-Germain-des-Prés)
http://studiowillyrizzo.com/

Arty City Show, JR au Panthéon !

Arty City Show vous fait découvrir l’installation de l’artiste français JR « Au Panthéon! « ; 4160 portraits d’anonymes entrent dans ce monument où reposent certains des grands hommes qui ont marqué l’histoire de France !

Arty City Show JR au Panthéon

Arty City Show : JR au Panthéon !

Durant la restauration du Panthéon, l’un des plus grands chantiers d’Europe, le Centre des monuments nationaux a choisi de proposer une oeuvre artistique pour valoriser le lieu plutôt qu’une couverture publicitaire. Il a fait appel à JR célèbre pour ses collages photographiques à portée humaniste, dans l’esprit de l’ Inside Out Project associant les gens à la création d’une oeuvre participative globale.

Portraits Sol intérieur Panthéon web

 Une partie des portraits recouvrant le sol intérieur
du Panthéon.

Les portraits ont été collectés via un site Internet et par un camion photographique itinérant qui a sillonné 9 monuments en France : La Basilique Saint-Denis, La Cité de Carcassonne, le Château d’Angers, les Alignements de Carnac, les Tours de la Rochelle, la Villa Savoye à Poissy, le Palais du Tau à Reims, l’Hôtel de Sully et bien sûr le Panthéon à Paris.

JR au centre de son oeuvre participative web

L’artiste au milieu de son oeuvre participative.

JR s’est fait notamment connaître en affichant des portraits XXL d’anonymes porteurs de message, dans différents endroits du monde. Des happenings humanistes en plein air à l’instar de portraits d’Israéliens et de Palestiniens collés des deux côtés du mur de séparation et dans plusieurs villes aux alentours, ou du projet Women are Heroes qui rend hommage au courage des femmes dans les favelas de Rio, les bidonvilles du Kenya, en Inde ou au Cambodge… JR crée une fois de plus l’événement, en faisant entrer le peuple au Panthéon !

Au Panthéon ! Jusqu’au 5 octobre 2014
Place du Panthéon
75005 Paris (Métro Maubert-Mutualité ou Place Monge)
http://www.au-pantheon.fr

Inside Out Project
http://www.insideoutproject.net/fr

La Fondation Cartier, précurseur dans l’art contemporain !

La Fondation Cartier célèbre ses 30 ans toute l’année ! « Mémoires Vives », une exposition en mouvement, propose un best-of de ses artistes-phares et souligne les choix audacieux de cette institution lancée à une époque où l’art contemporain n’était pas à la mode.

CARTIER_064 web

 Le bâtiment de la Fondation Cartier signé Jean Nouvel, côté Jardin, Paris, 2013
© Jean Nouvel / Adagp, Paris – Photo : © Luc Boegly 

Impossible de manquer en cheminant sur le boulevard Raspail, ce bâtiment en verre et acier conçu par l’architecte Jean Nouvel. Une structure en forme de rideau transparent qui intègre un cèdre du Liban planté en 1823 par l’écrivain François-René de Chateaubriand, et qui accueille les visiteurs. Au-dessus de l’entrée, un mur végétal signé Patrick Blanc, la référence dans cet art paysager. La Fondation a élu cette adresse parisienne en 1994 après avoir passé 10 ans à Jouy-en-Josas dans les Yvelines.

Marc Newson Kelvin

Une vue de l’exposition Mémoires Vives : au centre, Kelvin 40, un jet de 8 mètres
par le designer australien Marc Newson. © Fondation Cartier pour l’art
contemporain, Paris – Photo : Thomas Salva / Lumento
 

L’exposition présente par roulement, les artistes soutenus par la Fondation à l’instar de Nobuyoshi Araki, Matthew Barney, Takashi Murakami… Et bien sûr le sculpteur César dont l’amitié avec Alain Dominique Perrin, alors Président de Cartier, est à l’origine de la création du lieu. Les pièces spectaculaires happent le regard : un avion de Marc Newson ou en sous-sol, l’oeuvre » In Bed » de Ron Mueck dont l’exposition avait attiré plus de 300 000 visiteurs l’année dernière. L’impact est toujours aussi troublant; aucune photo n’arrive à reproduire cette sensation étrange et fascinante devant les créations en silicone hyper réalistes de l’artiste australien !

30 ans Fondation Cartier pour l'art contemporain

Portrait de groupe : Jean-Michel Alberola a demandé à un artiste de prendre en
photo un autre artiste : ainsi Agnès Varda est photographiée par Raymond
Depardon. © Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris.
Photo : Thomas Salva / Lumento
 

Au rez-de-chaussée, dans un espace ouvert, un écran LED diffuse chaque jour 9 heures de documentaires dont les films de Raymond Depardon ou un concert de Velvet Underground en 1990… Certains y passent la journée ! La Fondation Cartier n’a jamais hésité à proposer des genres différents; peintures et sculptures côtoient BDs et vidéos … L’ambiance est à la fois zen et festive; il ne faut pas hésiter à échanger avec les multiples médiateurs présents qui apportent des éclairages sur chaque œuvre !

César Le Pouce

Le Pouce par César, 1964-66 dans le Jardin de la Fondation Cartier.
Collection privée. © Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris.

En sortant, une pause-café sur la terrasse, permet d’apprécier l’architecture sous un autre angle avec la sensation d’être au coeur d’une oasis de verre et de verdure à Paris. En repartant, vous pourrez observer de nouveau les reflets sur le bâtiment qui auront changé de couleurs. Véritables miroirs, ils évoluent selon la luminosité du jour et de la nuit… Vous repartirez alors avec des rêves de nuages et de ciel… Une oeuvre d’art vivante à l’image de la Fondation !

Mémoires Vives –  Jusqu’au 21 septembre 2014
Tous les jours de 11 à 20h, le mardi jusqu’à 22h. 10,50 euros l’entrée.
Un Laissez-Passer pour toute l’année de célébration est proposé.

Fondation Cartier pour l’Art Contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
(Métro Raspail)
http://fondation.cartier.com

Les meubles-sculptures aquatiques de Guillaume Piéchaud !

Le  designer français Guillaume Piéchaud surprend par ses créations, des pièces de mobilier sculpturales entre Design et Couture. La Galerie Loft lui consacre une exposition personnelle, une plongée dans un univers aquatique et fantastique !

Exposition Guillaume Piéchaud Galerie Loft

 Des Tables-Araignées, une Chaise-Requin
devant une Bibliothèque-Serpent. © Galerie Loft

Les pièces de mobilier ressemblent à des créatures arachnéennes surgies d’un monde onirique… Lignes fluides et formes aériennes subliment la matière, de l’inox poli, réputé froid… Avec les jeux de lumière, les sculptures semblent habiter la pièce. Les tables-galet, chaises talon-aiguille et autre malle-rocher, sont rehaussées de miroirs-bijoux rappelant ses activités antérieures.

Chaises aiguille

Guillaume Piéchaud, Chaises « talons-aiguilles » avec assises lisses ou martelées
en Inox Poli -Loft Editions – 2013 – Hauteur 92 cm © Galerie Loft

Guillaume Piéchaud est né en 1968 à Paris. Diplômé de l’Ecole Boulle en « gravure sur métaux précieux et volume », il travaillera pendant 8 ans dans les ateliers des joailliers les plus prestigieux, composant notamment des parures.
Il poursuit en parallèle ses créations artistiques. L’effet martelé sur certaines pièces, rappellent les techniques de la bijouterie de luxe, rendant ainsi chaque pièce unique.

Table galet

 Table « Galet » en Inox Poli, 2013 – Editions Loft – © Galerie Loft

La touche Couture habille également ses sculptures et il n’est guère étonnant que l’architecte italien Peter Marino ait choisi certaines de ses pièces pour décorer la boutique Dior à Hong-Kong.
Guillaume Piéchaud est doublement au cœur de l’actualité cette semaine puisque la vente aux enchères de l’hôtel Lutetia propose les pièces iconiques qu’il a créées pour la prestigieuse Suite Eiffel. L’hôtel ayant fermé ses portes pour une rénovation de 3 ans. Table-Cobra, Chaise-Requin, Bureau-Araignée, un bestiaire métallique avec lequel il a revisité cette Suite qui fut occupée par le Général de Gaulle.

Guillaume Piéchaud Lutétia 2_Vidéo

La Suite Eiffel du Lutetia redesignée par Guillaume Piéchaud,
avec une vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel et les Invalides.

La Galerie Loft, fondée par Jean-François Roudillon, présente régulièrement des artistes contemporains et notamment de jeunes talents de tous horizons, avec une prédilection pour l’art asiatique.
Elle s’inscrit également dans l’événement Art Saint-Germain-des-Prés cette semaine où une cinquantaine de galeries de ce quartier très artistique, ouvrent leurs portes dans une ambiance festive !

photo-3L’entrée de la Galerie Loft dans une Cour intérieure, rue des Beaux-Arts.

Aquatic by Guillaume Piéchaud jusqu’au 28 juin 2014
Galerie Loft
3 bis rue des Beaux-Arts
75006 Paris
(Métro Saint-Germain-des-Prés)
http://www.galerieloft.com/

Art Saint-Germain-des-Prés jusqu’au 25 mai 2014

Que la lumière soit…design !

L’exposition « Que la lumière soit » du Vitra Design Museum présentée à la Fondation EDF retrace l’évolution de l’éclairage électrique de manière originale! Art, design, architecture, des applications surprenantes !

Fondation EDF

Le Club « Il Grifoncino » à Bolzano de Cesare Casati, Emanuele Ponzio et
Gino Marotta : v
ision futuriste dans une discothèque italienne en 1968.

A quelques pas du Bon Marché, dans l’Impasse Récamier, se niche à côté du restaurant La Cigale-Récamier couru du Tout-Paris, la Fondation EDF. Un espace d’exposition qui propose des explorations étonnantes autour de la lumière. Cette fois, c’est une véritable épopée qui nous est contée. L’invention de l’éclairage électrique a transformé nos espaces de vie. Comme le dit la Commissaire de l’exposition Jolanthe Kugler   » Sans lumière, le monde n’est pas visible ».

Lampe Emil & Clara Mischer' Traxler

Lampe Emil & Clara – Mischer Traxler Relumine 2010
2 lampes reliées par un tube fluorescent qui consomme moins d’énergie.
© Mischer’Traxler

Le Vitra Design Museum situé à Weil am Rhein en Allemagne, qui possède la collection de lampes la plus importante au monde, nous fait découvrir quelques pièces iconiques de ce patrimoine lumineux :  Anglepoise de George Cardwardine, une lampe d’architecte adaptable dans de multiples positions ou les Flying Flames d’Ingo Maurer, des lampes en forme de bougies éclairées par des LED; le courant variable reproduit l’effet vacillant de la flamme.

Tour Eiffel

Georges Garen, Illumination de la Tour Eiffel 1889,
Musée d’Orsay, Fonds Eiffel Paris.

Au sous-sol sont présentées des applications artistiques de la lumière : Chromosaturation, une oeuvre de Carlos Cruz-Diez dans laquelle on peut se promener, la perception variant selon l’angle ou un club à l’éclairage très moderne en Italie dans les années soixante. On découvre avec étonnement, la Tour Eiffel éclairée lors de sa présentation durant l’Exposition universelle de 1889, préfigurant les illuminations actuelles !

EDF4

A l’étage,  » La lumière de demain » présente une réflexion sur l’éclairage du futur. Avec les nouvelles technologies, LED ou OLED, la lumière s’insère dans les tissus, de nouveaux matériaux et modifie notre environnement. Ainsi des cordes en textile intègrent un éclairage LED par Christian Haas, des robes deviennent luminescentes ou des murs aux couleurs changeantes signés NoDesign s’adaptent à nos besoins. La lumière apparaît sous une forme de plus en plus dématérialisée.
Cette exposition se déroule également dans le cadre des D’Days à Paris toute la semaine; autant d’occasions pour explorer des facettes du design !

Que la Lumière soit ! Jusqu’au 31 août 2014
Du mardi au dimanche de 12 à 19h – Entrée libre
Fondation EDF
6 impasse Récamier – 75007 Paris
(Métro Sèvres-Babylone)

D’Days – jusqu’au 25 mai 2014
Festival du Design à Paris-Pantin
http://www.ddays.net/

Vincent Darré x Poltrona Frau, design surréaliste au Bon Marché !

Vincent Darré est un designer très parisien, esthète excentrique et néo-surréaliste. La Maison italienne Poltrona Frau l’a invité à revisiter son mobilier. Une alchimie étonnante à découvrir au Bon Marché sous forme d’appartement parisien baroque !

Vincent Darré x Poltrona Frau au Bon MarchéA l’avant-plan à droite, le fauteuil Letizia de Poltrona Frau, style 1950, habillé
par un tissu Pierre Le Tan par Vincent Darré dans un esprit Comic Strip.

Les vitrines de la rue de Sèvres donnent le ton : des images de film qui se succèdent fidèles à l’esprit des surréalistes que Vincent Darré adore. Des « fenêtres sur rue », projections de l’inconscient, que le passant découvre et où se mêlent cabinets de curiosité, créatures irréelles, monde animalier dont un tigre dessiné par son amie Valérie Lemercier.

Vincent darré CoussinsCoussins style Cocteau posés sur une méridienne.

Sous la verrière du 2ème étage, vous êtes invités à entrer dans un appartement type hôtel particulier et vous serez totalement immergés dans ce monde fantastique. 4 salons, 4 univers, séparés par des paravents. Un mix improbable entre les créations extravagantes de Vincent Darré et les classiques de Poltrona Frau. Une lampe Einstein, en forme de tête de mort aérée côtoie une table Calder, une console aux pieds en os – les meubles-squelettes sont sa signature – fait face à un fauteuil plus sobre.

Vincent darré x Poltrona Frau2 fauteuils inspirés du tableau « Les amants  » de Dali et des tables
Calder devant un Panneau surréaliste style de Chirico.

 Les créations de Vincent Darré sont à son image. Incarnation d’un dandy décalé, connecté à ses rêves. Il a d’abord travaillé pendant 20 ans dans la mode pour Azzedine Alaïa, Prada et Fendi aux côtés de Karl Lagerfeld. Passionné par l’univers de la décoration depuis l’enfance, il revient à ses premières amours et lance sa propre Maison en 2008. Il redécore des clubs, le Montana à Paris, le Baron à New-York, ayant lui-même beaucoup fréquenté les fêtes du Palace dans les années 1980.

Vincent Darré Lampes masques Vanités« Masques lumineux de Grazia Eminente », des luminaires
mélangeant masques de Venise et vanités (têtes de mort).

Très porté sur les événements et les décors éphémères, à l’image d’un rêve, Vincent Darré a l’art de mêler plusieurs univers. Ce dialogue avec Poltrona Frau, réputé plus classique, se révèle détonant et onirique !

Conversation entre Vincent Darré et Poltrona Frau
Jusqu’au 21 juin 2014
Le Bon Marché Rive Gauche
Maison d’Edition, 2ème étage
24, rue de Sèvres, 75007 Paris
(Métro Sèvres-Babylone)

Paris, so sweet !

Depuis quelques années, les bonbons séduisent également les foodistos. Des spots healthy, veggie, vintage ou pop étonneront les gourmands !

Delicesweet, des bonbons sans sucre pour tous 

Delicesweet 2Les confiseries de Delicesweet devant une gamme de confitures
à base de Maltitol.  ©Delicesweet

L’histoire est belle : Christine et Vincent ont une fille diabétique de type 1; ne trouvant pas de confiserie à base d’ingrédients naturels à Paris, ils décident de lancer Delicesweet. Une première adresse près du Parc Monceau avant de se poser rue de la Bourdonnais cette année. Le secret : le Maltitol, le sucre des céréales, utilisé par les grands chocolatiers et pâtissiers à l’instar de Christophe Michalak.

Delicesweet 3La vitrine de Delicesweet avec des Minions en chocolat,
les personnages du film « Moi, Moche et Méchant ».

L’offre est étonnante : Venchi, des chocolats italiens gourmet dénichés dans le Piémont au goût bluffant, des pâtes à tartiner sans graisse animale ni huile de palme, des biscuits sans sucre et sans gluten, du turrón d’Alicante et à venir dans une semaine, des glaces siciliennes préparées par le maître-glacier Aurélien Tarentino, sans colorants ni conservateurs… Sans oublier les pâtisseries-maison : fondant au chocolat et cheesecake. Le plus : il est possible de commander dans toute la France sur la boutique en ligne !

Delicesweet
54 rue de la Bourdonnais
75007 Paris (Métro Ecole Militaire)
http://www.delicesweet.fr/

Le Bonbon au Palais, retour en enfance !

La Palais des Bonbons Des bancs d’écoles sous des bocaux de bonbons de fleurs naturelles cristallisées
de Haute-Garonne.

Dès que vous aurez poussé la porte, apprêtez-vous à voyager dans le temps: vous serez plongés dans une école des années 50 avec des bancs glissés sous les bocaux et des cartes géographiques anciennes aux murs. Autour, des livres vous apprennent l’histoire des bonbons. Georges, un passionné intarissable, a testé les 622 variétés de confiserie françaises ! Dans les bocaux, un bel échantillon des spécialités régionales est proposé : Angéliques de Niort, Calissons d’Aix ou Coussins de Lyon… et au-delà des frontières : Hopjes – caramels durs au café – des Pays-Bas ou Napoléons belges -des bonbons au citron au coeur acidulé.

bonbons au palaisViolettes de Toulouse, Calissons d’Aix ou Clémentines confites de Corse.

Vous pourrez apprendre l’origine de chaque confiserie : le sucre d’orge a été créé en 1638 par les Bénédictines du Prieuré de Notre-Dame à Moret-sur-Loing, en Seine-et-Marne; le Négus de Nevers fut baptisé ainsi suite à la visite en France de l’Empereur d’Abyssinie dit Le Négus en 1902, un caramel créé par la Maison Grelier à Lyon.
Dans cette boutique – l’une des adresses préférées d’Alain Ducasse – ne soyez pas trop pressés puisque les clients confient avec plaisir leurs souvenirs de bonbons… Alors n’oubliez pas de réviser vos classiques !

Le Bonbon au Palais
19 rue Monge
75005 Paris (Métro Maubert-Mutualité)
www.bonbonsaupalais.fr

Käramell, en mode nordique

KaramellLa boutique Käramell

Lena, une suédoise à Paris depuis quelques années, a eu du flair en se posant rue des Martyrs; cette artère en pente menant à Montmartre, voit les spots food branchés se multiplier. Dans les pays nordiques, la consommation de bonbons par les adultes est habituelle. Les spécialités scandinaves sont présentées dans de jolis caissons en bois clair dont les réglisses salées, un peu piquantes comme le Lakritz. Cependant, pour les palais français, elles sont proposées également en version sucrée. Sans oublier un choix très large de bonbons acidulés, fudges et guimauves.

Karamell 2Les Pilules de Merlin, des bonbons suédois au pouvoir magique;
le numéro 5 permet de voir la vie en rose !

Les confiseries revêtent des formes étonnantes : des têtes de mort côtoient des petits monstres ou des oeufs de dragon danois…La boutique propose également d’autres gammes sucrées comme des confitures bios et permet aussi de découvrir la culture suédoise avec la vente d’objets artisanaux, de contes et de jouets.
Un univers coloré et festif ! Les gourmands ont désormais le choix et le plaisir de parcourir Paris, munis de cette carte, à la recherche de leurs bonbons préférés !

Käramell
15 rue des Martyrs
75009 Paris (Métro Notre-Dame-de-Lorette)
http://www.karamell.fr/

Coup de coeur pour Speedy Graphito à l’Hôtel Jules et Jim !

Jules et Jim, un boutique-hôtel dans le Marais accueille régulièrement des expositions photos. Suite à un coup de coeur pour Speedy Graphito, l’espace propose exceptionnellement de découvrir l’oeuvre fun et colorée de ce pionnier du Street Art en France.

Jules et Jim 5x3 Speedy Graphito 2

 L’oeuvre « 5X3 » a été réalisée par Speedy Graphito lors du vernissage.
Elle est proposée en 15 tableaux à 900 euros l’unité.

Un décor arty, une ambiance à la fois branchée et cosy, l’hôtel Jules et Jim est atypique. Situé dans le Haut-Marais, quartier de Paris où poussent concepts innovants et pop-up stores, il invite régulièrement des artistes à habiller son espace d’accueil ainsi qu’un jardin/café d’intérieur orné d’un mur végétal. Le nom de l’établissement est une allusion au film de François Truffaut  » Jules et Jim » où Jeanne Moreau aime successivement deux amis artistes – l’un allemand Jules, l’autre français Jim – et qui fit scandale lors de sa sortie en 1962.

Hôtel Jules et Jim Rock'n'Roll Speedy Graphito_editedLa salle du petit déjeuner accueille le tableau
Rock’n’Roll 
au style vintage Street Art.

L’hôtel quant à lui, n’a pas hésité et affiche avec jubilation son coup de coeur pour les oeuvres de Speedy Graphito en collaboration avec la Galerie Polaris. Les icônes pop et colorées de l’artiste confèrent une touche vintage et sixties au lieu : Superman côtoie Snoopy, Super Mario ou Picsou… rejoignant ainsi les autres personnages de la galaxie de l’artiste mixant super-héros, cartoons et  jeux vidéos.

Speedy Graphito 2

Les icônes pop de l’univers de Speedy Graphito
aux murs de la salle de petit-déjeuner.

Dans le jardin, Speedy Graphito a réalisé une création/performance originale sur place, le soir du vernissage. Intitulée « 5×3 », cette oeuvre est dissociable en 15 pièces afin de rendre l’achat d’une oeuvre d’art plus accessible, notamment pour les jeunes.
Né en 1961, Speedy Graphito alias Olivier Rizzo, est considéré comme l’un des précurseurs du Street Art. Il émerge sur la scène artistique dans les années 1980 où il colore les murs de Paris.

20140503_123452_resized_edited

La Réception de l’Hôtel et Jim avec la toile de Speedy Graphito « I love you »
à gauche et un comptoir du designer brésilien Gezo Marques
qui réalise du mobilier 
à partir de chutes de bois.

Désormais exposé dans le monde, ses réalisations et performances sont toujours surprenantes. Il anime un concert de Jean-Michel Jarre à la Défense ou crée le logo de la mission spatiale Altair en 1993. Il s’interroge sur un mode pop et léger sur les références populaires qui habitent l’inconscient collectif de la société occidentale.
Cette exposition est une parenthèse idéale pour découvrir son oeuvre et faire une pause dans cet hôtel à la fois design et chaleureux.

Street Art Style Speedy Graphito

 Street Art Style, 2013 par Speedy Graphito

Libre Comme l’Art
Speedy Graphito jusqu’au 22 juin 2014
Hôtel Jules et Jim
11 rue des Gravilliers – 75003 Paris
www.hoteljulesetjim.com

Steve Shapiro, un photographe « Stars & Stripes »

A. Galerie consacre une exposition au photo-journaliste new-yorkais Steve Shapiro, connu pour avoir couvert des moments-clés de l’histoire des Etats-Unis dans les années 1960/70 mais aussi pour ses instantanés sur les plateaux de cinéma.

Robert Redford et Lauren Hutton tournage Little Foss and Big Halsy

 Robert Redford et Lauren Hutton sur le tournage de L’Ultime Randonnée
(Little Fauss and Big Halsy) en 1970. © Steve Shapiro 

A 80 ans, Steve Shapiro aura promené son regard plein d’empathie sur différentes scènes de l’Amérique pendant 5 décennies. Il découvre la photographie à l’âge de 9 ans dans une colonie de vacances. Admirateur de Henri Cartier-Bresson, s’inscrivant dans « l’instant décisif », il se forme auprès de William Eugene Smith – une référence du photojournalisme américain – avant d’être engagé par le mythique magazine Life au début des années 1960.

Steve Schapiro Bob Kennedy Campagne Californie 1966 2

 Robert Kennedy en campagne en Californie en 1966. © Steve Shapiro

Il couvrira deux moments décisifs de l’histoire américaine : la marche pour les droits civiques de Selma à Montgomery en 1965 avec Martin Luther King et la campagne de Bob Kennedy jusqu’à son assassinat. Il travaillera également pour tous les magazines prestigieux : Look, Time, Newsweek, Vanity Fair et Rolling Stone. C’est toute une époque qui défile : Mohamed Ali, Jackie Kennedy, Andy Warhol, le peintre belge René Magritte à Manhattan et un cliché rare de l’écrivain américain Truman Capote sur son lit.

Hullabaloo with Chuck Berry

 Hullabaloo with Chuck Berry, 1960 © Steve Shapiro

Le grand public connaît davantage ses clichés d’acteurs. Hollywood l’appelle en tant que photographe de plateau; il prendra des instantanés en 1971 de la série du Parrain (The Godfather). Il fait la connaissance de Robert de Niro qu’il suivra sur Taxi Driver de Martin Scorsese avec Jodie Foster à ses débuts. Il saisira également Barbra Streisand dans son premier film Funny Girl… Sans oublier Marlon Brando, Steve McQueen ou Robert Redford.

! TAXI B015

Jodie Foster, 13 ans, dans Taxi Driver en 1975. © Steve Shapiro

Steve Shapiro aura immortalisé des moments-phares de l’histoire américaine et des scènes de plusieurs films mythiques. Guidé par un regard à la fois humain et empathique, il cherchera toujours à faire passer l’émotion avant tout.

Steve Shapiro jusqu’au 26 juillet 2014
A. Galerie
4 rue Léonce Raynaud
75116 Paris (Métro Alma-Marceau)
http://a-galerie.fr/

L’Orient Express à Paris, entrez dans la légende !

L »Orient Express reprend du service et entre en gare à l’Institut du Monde Arabe à Paris, première étape d’une tournée européenne. Un restaurant éphémère signé Yannick Alleno et une exposition, nous font revivre la légende de ce train mythique !

Orient Express IMA

Vous rêvez d’embarquer à bord de la 230 G 353, la  locomotive à vapeur qui a servi de cadre à de nombreux films dont  « Le crime de l’Orient Express » de Sidney Lumet inspiré du roman d’Agatha Christie ? De suivre les pas de Marlene Dietrich, Lawrence d’Arabie ou de la célèbre espionne Mata Hari en mystérieux voyageurs ? De faire l’expérience d’un dîner-vintage ?
L’Institut du Monde Arabe et la SNCF ont reconstitué l’univers de l’Orient Express : un quai de gare avec cette fameuse locomotive, trois voitures ainsi qu’un wagon-restaurant installés sur le parvis de l’Institut. Une exposition d’objets d’époque, de documents d’archives, photos et vidéos, complètent l’immersion.

Yannick Alleno Orient Express

Le Chef multi-étoilé Yannick Alléno vous accueille à bord de l’Orient Express
pour un dîner exceptionnel  © Orient Express

Pour le dîner, c’est l’ancien chef du Meurice, 3 étoiles au Michelin, Yannick Alléno qui propose un restaurant éphémère dans une voiture historique. Aux fourneaux du restaurant du Cheval Blanc à Courchevel et du bistrot Le Terroir Parisien, il a souhaité reproduire les repas d’époque dans l’esprit de la gastronomie française. Le menu proposé est un voyage gustatif entre Paris, Venise et Istanbul : consommé de homard et royale de petit pois / soufflé de parmesan légumes à l’italienne / fricassée de poularde de Bresse, morille et riz grillé et en dessert un palais chocolaté à l’huile d’argan / glace loukoum et eau de rose.

Orient Express 1La verrerie Lalique orne la Voiture Salon Pullman La Flèche d’Or n°4159,
construite en 1929  © Jérôme Galland – Orient Express

C’est le 4 octobre 1883 que l’Orient Express fut inauguré en gare de Strasbourg, aujourd’hui la gare de l’Est devant un parterre de personnalités. Conçu par Georges Nagelmackers, ingénieur et industriel belge, il fit un premier aller-retour Paris-Constantinople. Il faudra attendre juin 1889, pour que ce train de luxe propose une liaison directe – sans changement ni navigation dans le Bosphore – en 67 heures et 46 minutes, soit un gain de 14 heures.

orient express 2

 © Jérôme Galland – Orient Express

Surnommé « Le train des Rois, Le roi des trains », l’Orient Express connut son âge d’or dans l’entre-deux-guerres et cessa de circuler sous cette forme initiale en 1977. La SNCF, qui détient la marque « Orient Express », a souhaité faire revivre la magie d’antan en rachetant 7 wagons en 2011, pour les remettre sur les rails dans un esprit palace. Cette exposition est la première phase d’un renaissance. Elle voyagera ensuite dans des villes européennes suivant le parcours de ce train légendaire.

Orient Express – Restaurant éphèmère par Yannick Alléno
Jusqu’au 31 juillet 2014
120 euros le repas (sans boissons) – 160 euros (accords mets-vins)
Réservation sur le site de Yannick Alléno

Exposition « Il était tout une fois l’Orient Express »
Jusqu’au 31 août 2014
Institut du Monde Arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris
De 8,50 à 10,50 euros – Gratuit pour les moins de 16 ans
http://www.imarabe.org/
Le journal de bord d’un conducteur

Orient Express
http://www.orient-express.eu/