Keith Haring, son esprit pop gagne Paris !
Keith Haring fait le buzz… 2 expositions au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au 104, nous font découvrir cet artiste pop et engagé ! Ses lignes graphiques habillent plusieurs spots dans la capitale et ses posters s’affichent partout…
Des installations fun!
Untitled – The Dancing Dog (1989) amuse les visiteurs
qui prennent la même pose ! ©aladyinthecity
Keith Haring est connu pour ses figures de style emblématiques : un bébé irradiant rampant à quatre pattes et entouré de bâtonnets, un chien qui aboie symbolisant l’état policier auquel l’individu doit faire face, un duo sous un grand coeur rouge… Les deux expositions ont souhaité mettre en avant son côté politique et engagé : sa lutte pour les libertés individuelles, contre le racisme aux Etats-Unis, l’homophobie, le capitalisme, la société de consommation… Et pourtant, c’est une impression pop et fun qui domine !
Pop Shop Tokyo (1986), l’original créé par Keith Haring est visible au 104- ©aladyinthecity
Il suffit de voir comment les enfants et les adolescents se promènent au milieu des oeuvres, amusés! Au 104, un lieu inédit qui propose un mix d’activités festives, ce sont les installations XXL de l’artiste qui nous plongent dans son univers ludique. Un engoûment spontané est suscité par le Dancing Dog dont les visiteurs imitent la pose! Le Pop-Shop de Tokyo est exposé dans sa version originale. Encouragé par Andy Warhol, Keith Haring a lancé ce concept-store avant l’heure, avec des produits dérivés de son oeuvre.
Keith Haring, Untitled, Silhouettes empilées (1986) au 104.
©aladyinthecity
Facétieux, il a d’ailleurs représenté le Pape du Pop Art sous les traits de Mickey derrière une affiche de Coca-Cola, en compagnie du David de Michel Ange et d’un sarcophage de pharaon au Musée d’Art moderne. Une sorte de panthéon muséographique imposé, dominé par l’art de la consommation.
L’art phosphorescent par Keith Haring au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
La Petite Sirène avec à gauche, un portrait d’Andy Warhol et à droite, un
Schtroumpf prenant la pose du Radiant Baby. ©aladyinthecity
Dans le même ordre d’idées, une salle phosphorescente met en scène la sirène de Copenhague, un Schtroumpf dans la même posture que son bébé irradiant, et Andy Warhol affichant des yeux hallucinés. Keith Haring se joue des codes de l’art y compris du sien… Les traits paraissent simples mais il se révèle véritable virtuose du dessin, peignant avec frénésie depuis l’enfance; sans travail préparatoire, le nez collé sur la toile, sa fougue créative est intarrissable comme s’il pressentait la brieveté de son existence…
Keith Haring dans le métro
La Station Alma-Marceau redécorée aux couleurs de Keith Haring depuis le 8 mai.
©aladyinthecity
Ultime clin d’oeil; Keith Haring retourne dans le métro. La station Alma Marceau qui dessert le Musée d’Art moderne est totalement relookée avec ses oeuvres… Un retour aux sources; c’est grâce au métro new-yorkais que tout avait commencé… Keith Haring y descend pour y réaliser 5000 Subway Drawings à la craie sur des affiches noires de 1980 à 1985.
Précurseur du Street Art, son but était de rendre l’art accessible à tous; à voir l’engoûment qu’il suscite, ses créations affichées sur le mobilier urbain, les tee-shirts, les mugs, les bougies… l’art de Keith Haring est partout, accessible et vivant !
Keith Haring – Grands Formats jusqu’au 18 août 2013
au 104
5 rue Curial – 75019 Paris (métro Riquet)
http://www.104.fr/
Keith Haring – The Political Line
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président-Wilson – 75016 Paris (métro Alma-Marceau)
http://www.mam.paris.fr/
Le phénomène Rooftopping !
Le Rooftopping est tendance ! Se faire prendre en photo sur des gratte-ciels dans des poses audacieuses… Un art vertigineux qui inspire et dont le chef de file Tom Ryaboi, fait des émules à travers le monde !
Une photo 100% adrénaline
Alors qu’il se promenait à Toronto en 2007, Tom Ryaboi s’arrête sur le chantier d’un immeuble, grimpe les 16 étages pour admirer le coucher de soleil. Saisi par la vue spectaculaire sur la ville, il décide de se prendre en photo; le rooftopping est lancé ! Une sensation magique dont il décide de faire un art de vivre… Muni d’un simple Canon Rebel XT et sans préparation particulière, cet art urbain réside dans une prise de vue défiant le vertige des sens et la volonté d’apparaître en silhouette ombrée, rejoignant ainsi une certaine philosophie Street Art.

Avançant masqué, il s’agit défier la sécurité pour grimper au plus haut des gratte-ciels et se poser au plus près du vide, surplombant ainsi la ville… La photo est la preuve de leur exploit. Il ne s’agit pas de happenings artistiques mais d’un véritable mode de vie. «Chaque immeuble que je voyais était désormais une cible potentielle. Je regardais les ascenseurs, les sorties de secours, la sécurité, les entrées et sorties partout où j’allais. Même dans mon sommeil je rêvais de toits. »
A 27 ans, Tom Ryaboi a déjà grimpé plus de 100 buildings à Toronto la ville où il vit. Un art addictif où la quête d’adrénaline est permanente !
Des artistes super-héros
La série «I’ll make you famous » par Tom Ryaboi,
où l’on voit les Converses de son amie Jennifer Tse.
Ces prises de vue pourraient également évoquer les figures de super-héros à l’instar de Spiderman suspendu sur les toits des villes… Des artistes anges-gardiens ou le manifeste d’une époque où il convient toujours de repousser les limites ? En tous cas, Tom Ryaboi, Eric M. et d’autres High-Artists, n’ont qu’une envie, côtoyer les cimes urbaines et nous en mettre plein la vue !
Tom Ryaboi :
http://www.tomryaboi.com
Mr. Brainwash, happening Street & Pop Art à Londres !
On l’avait quitté en serial-vidéaste et apprenti Street Artist dans le film "Faites le mur" de Banksy; voilà que Mr. Brainwash revient en star faire des happenings inspirés à Londres, dans le sillage de Banksy justement…
Installations Street à Londres
La BBC a couvert les débuts de Mr. Brainwash à Londres.
Si vous avez eu l’occasion de vous promener à Londres en ce mois d’août, vous ne saurez plus où donner de la tête entre les performances et les expositions signées par l’intrépide Mr. Brainwash, un Français installé à Los Angeles qui a tout compris des codes de l’art contemporain et de la com.
Profitant de l’effet Jubilé et de l’ambiance Jeux Olympiques, il a créé le buzz dans la capitale britannique, en affichant des portraits géants de la Reine Elizabeth puis de l’iconique Kate Moss sur New Oxford Street annonçant ainsi son Solo Art Show à venir…
Oeuvres King Size et Icônes Pop
Michael Jackson, une chevelure composée de disques vinyle – Photo Source BBC
Installé dans un ancien bâtiment de la Poste Britannique, Mr. Brainwash, alias Thierry Guetta, s’affirme ! Décomplexé, prolifique et communicant ! On retiendra des pièces géantes en mode fun : Polaroid, BoomBox, Taxi Souvenir anglais dans son emballage, brosse de peinture XXL.
On s’amusera devant un King-Kong grandeur nature ou d’un Dark Vador réalisés avec des pneus en caoutchouc et dont la texture confère un rendu saisissant de réalisme…On flashera sur la chevelure époque afro de Michael Jackson reconstituée avec des disques vinyle.
Les Beatles – 4 garçons hors-la-loi – © Mr. Brainwash
Les symboles de la culture britannique défilent : La Reine, l’Union Jack recomposé en bonbonnes de spray, les Beatles en hors-la-loi, John Lennon et Yoko Ono arborant une pancarte "Art is all over". Tous les codes de la pop culture se confondent, donnant la sensation d’une compilation et d’une production à la chaîne plus que d’une inspiration unique.
L’ombre de Banksy
Mr. Brainwash est-il en train devenir tendance? Après Madonna pour laquelle il a réalisé la pochette de l’album Celebration, les Red Hot Chili Peppers viennent de faire appel à ses services pour des affiches. David Guetta est venu mixer pour le vernissage de l’exposition.
Oeuvre pour le Jubilé de la Reine. © Mr. Brainwash
Cousin de l’artiste Space Invader, il reste cependant controversé : est-il une émanation de Banksy, créé-t-il lui-même ses oeuvres ? On retrouve ainsi la cabine téléphonique chère à la star du Street Art, la figure récurrente des petits singes ou sa silhouette ombrée, incrustée dans un cadre évoquant la chambre de Vincent Van Gogh à Arles…
En bas, Banksy tel qu’il apparaît dans le film "Faites le mur",
en haut dans l’exposition de Mr. Brainwash, troublant…
L’attitude de Mr. Brainwash nous déroute lorsqu’il semble découvrir ses propres installations devant les caméras ou qu’il laisse des tâches de peinture sur son blouson, comme pour nous certifier qu’il peint vraiment… Ceci étant, Banksy ou pas et, malgré des réalisations inégales, on s’amuse beaucoup parmi les créations fun de Mr. Brainwash qui a gardé, indéniablement, une part d’enfance…
Mr. Brainwash – Solo Art Show – Jusqu’au 31 août 2012
Du lundi au dimanche de 13h à 19h00 - Entrée libre
The Old Sorting Office
21-31 New Oxford Street – London WC1 1BH (Tube Holborn)
http://www.mrbrainwash.com/
Présentation de l’exposition par Mr. Brainwash :
http://www.youtube.com/watch?v=emrOjAHEumA
Lenny Kravitz, Designer Underground pour Sushi Shop…
On connaissait Lenny Kravitz chanteur, musicien, comédien, styliste… On le découvre passionné de design au point de posséder sa propre agence ! La marque française Sushi Shop a fait appel à ses talents pour lancer sa première boutique à New-York…
NYC Box pour Sushi Shop, une boîte Street Art
Sushi Shop souhaitait proposer des boîtes trendy à emporter, pour bien marquer ses débuts dans la Grosse Pomme sur Madison Avenue… Son agence s’adressa à Lenny Kravitz, icône du style, identifiable des deux côtés de l’Atlantique … Résultat : une boîte rouge, noir et blanc qui n’est pas sans rappeler l’esprit Hi Panda et Street Art… Un slogan-graffiti "Raw like New-York" à double sens : cru pour le poisson sur les sushis mais également brut comme la ville où toutes les sensations sont possibles.
L’enseigne parisienne est coutumière de ces collaborations puisqu’elle a déjà fait appel à Christofle, le spécialiste de l’argenterie de luxe pour concevoir des baguettes haut-de-gamme ou au couturier Kenzo Takada pour une boîte intitulée Red Box. Le choix de Lenny Kravitz s’imposait doublement puisqu’il partage son temps entre New-York et Paris où il possède un hôtel particulier dans le 16ème arrondissement.
Kravitz Design Inc.
Lenny Kravitz devant sa collection Tropicalismo pour Flavor Paper
Lenny Kravitz a déclaré que s’il n’avait pas été musicien, il serait devenu designer. Une passion qui le mène à créer son agence en 2003; architecture d’intérieur pour des hôtels ou des maisons privées, conception de mobilier ou création de motifs pour papiers peints… Sa réalisation la plus connue étant les luminaires de cristaux Swarovski pour le Palace de la marque…
On retrouve sa touche stylée et différentes influences : psychédélique inspiration seventies, un côté glitter-rock et glam-chic sur fond de culture underground. Entouré d’une équipe d’architectes et de designers, il s’implique personnellement dans chaque projet et ses clients lui reconnaissent un style unique.
De nouveaux sushis ambiance Lenny
Pour accompagner ce lancement, Sushi Shop propose 3 nouvelles recettes d’inspiration américaine : sushi à base de saumon fumé et de cheese cream, futomaki de crabes, beignets de crevettes "California Eby Fry"…
Après New-York, ces créations arriveront en Europe dès ce mois de février…
L’occasion de déguster des sushis dans une ambiance Street Art stylée Lenny Kravitz !
Sushi Shop, plusieurs points de vente en France, Belgique et au Luxembourg :
http://www.sushishop.eu/
Kravitz Design :
http://www.kravitzdesign.com/
JR s’affiche à la Galerie Emmanuel Perrotin !
Dans le Haut-Marais, la Galerie Emmanuel Perrotin offre un aperçu de l’oeuvre de JR, Street-Artiste humaniste et accueille le Photomaton de l’Inside Out Project, où vous pourrez venir réaliser votre portrait !
Des expositions en plein air aux murs d’une galerie-star
L’entrée de la Galerie Emmnanuel Perrotin dont la façade affiche
l’Oeil emblématique de l’oeuvre de JR
A 28 ans, l’artiste français dont les oeuvres sont achetées par Damien Hirst ou Murakami, installe son univers sur les cimaises d’une galerie… et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de celle d’Emmanuel Perrotin, galeriste-star de l’art contemporain ! Découvreur de jeunes talents atypiques dont Maurizio Cattelan, Sophie Calle ou ce même Damien Hirst, représentant de nombreux artistes, il a conquis Miami pour revenir ensuite au coeur de Paris.
Women are Heroes
Women are Heroes
Les regards des habitantes humanisent les Favelas de Rio
Habitué aux expositions à ciel ouvert, les créations de JR apparaissent puissantes, engagées, saisissantes dans cet espace feutré. Photos et projections de films nous plongent dans ses deux oeuvres majeures, illustrant son activisme urbain. "Women are Heroes", affiche les yeux des habitantes sur les baraques des favelas de Rio, dans les bidonvilles du Kenya, en Inde ou au Cambodge… Les clichés sont captivants, le film poignant : des femmes témoignent de leur lutte incessante pour une vie meilleure…
The Wrinkles of the City
The Wrinkles of the City, les Sillons de la Ville ou la beauté des rides.
Avec "The Wrinkles of the City", l’artiste fait un pied-de-nez à notre époque et au désir continuel de gommer les rides… Lifting et Botox ne sont pas tendance pour JR qui préfère montrer des personnes qui les revendiquent… Des rides témoins d’une époque, d’un vécu… Des happenings à Shanghai et à Los Angeles où les visages prennent du relief et habillent les lieux d’une touche poétique… Sans oublier les témoignages de femmes empreints de profondeur qui ponctuent le film : "On ne voit pas le monde tel qu’il est mais tel que nous sommes" ou "Tout le monde a besoin d’avoir quelqu’un qui sait qu’il existe…"
The Inside Out Project
Dans le passage entre la rue de Turenne et la rue Saint-Claude,
les photographiés ne perdent pas leur temps pour afficher leur portrait !
Après le Centre Pompidou, Tel Aviv, Ramallah, L’Inside Out Project et son photomaton s’installent également à la Galerie. Au dernier étage, presque confinée, vous devinerez l’installation grâce au papier peint au motif petits pois noir et blanc … Vainqueur du prix TED, JR a lancé cette oeuvre participative à l’échelle planétaire "Des voeux pour changer le monde" : vous pourrez vous faire prendre gratuitement en photo, récupérer un poster XXL et l’afficher n’importe où dans le monde réel ou virtuel puisqu’une galerie en ligne exposera également l’ensemble des portraits. Alors n’attendez pas, faites un voeu !
JR « Encrages » jusqu’au 7 janvier 2012
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne -75003 Paris
http://www.perrotin.com/
Site Inside Out Project :
http://www.insideoutproject.net/
Site de JR :
http://jr-art.net/
Le Luxe se joue des codes du Street Art
Le Street Art est décidément tendance et de moins en moins underground… Hermès surprend avec des carrés Street Art, Bottega Veneta succombe à Jackson Pollock et Kenzo surfe sur cette vague d’inspiration urbaine !
Les carrés Hermès en mode Street Art
C’est une surprise de la collection Automne-Hiver 2011, puisque la Maison Hermès, connue pour son classicisme, s’aventure sur le terrain du Street Art en faisant appel au Graffeur Kongo et en lui laissant carte blanche ! Résultat ? Une série exclusive de 8 foulards intitulée Graff, impressions de tags colorés et urbains, destinée à rajeunir la clientèle de la marque… et à faire vibrer les fidèles !
Kongo est le pseudonyme de Cyril Phan, un street-artist de Bagnolet, mondialement reconnu, qui exerce son talent depuis une vingtaine d’années. Il a souhaité qu’une partie de sa rémunération soit reversée au collectif Kosmoplite qu’il a créé en vue de soutenir les artistes urbains dans le monde; un geste salutaire et solidaire qui lui permet de ne pas renoncer aux valeurs la Street Culture.
Esprit arty pour Bottega Veneta
Bottega Veneta qui cultive une discrétion anti-bling-bling, reléguant son logo à l’arrière-plan, avait déjà étonné en juin à Milan, avec sa collection Printemps-Eté 2012, en présentant un pantalon coloré comme s’il avait été peint avec une bombe aérosol. Aussi cette création de chaussures inspirées des fameux drippings du peintre américain Jackson Pollock, fait le buzz !
Chaussures Bottega Veneta inspirées par Jackson Pollock.
Des salomés à talons et des ballerines composent ce tableau arty; des motifs peints sur de la soie, réalisés à la main pour reproduire l’effet du dripping, littéralement un égouttage de peintures pour former des couches superposées. Un esprit tendance inattendu pour cette marque vénitienne ultra-sélecte. Longtemps endormie, elle vit une renaissance spectaculaire depuis sa reprise par le groupe Gucci/PPR, sous l’impulsion de Tomas Maier, son Directeur artistique.
Un lifting pour le flacon Flower by Kenzo.
Flower Tag by Kenzo : un coquelicot taggé orne le flacon
Parfum emblématique de Kenzo, Flower a bénéficié d’un lifting street… Une fleur taggée, dessinée par Serge Mansau, orne désormais le flacon. Une campagne publicitaire associée, véhicule un esprit plus libre. La marque du créateur japonais propose sur un site dédié de tagger son rêve "Tag your dream", une approche participative typique de la Street Culture.
A travers ces aventures dans l’art urbain, les marques cherchent à véhiculer un esprit non conventionnel et à récupérer les valeurs du Street Art : une liberté d’exprimer ses désirs et ses rêves, une envie de rébellion en résonance avec une volonté d’anticonformisme dans la société et de la part de certains clients du Luxe. A l’inverse, il n’est pas certain que l’essence même du Street Art supporte cette institutionnalisation.
Devenez un modèle Street Art avec JR !
Vous rêvez d’un portrait Street Art et de faire partie de l’oeuvre de JR ? Jusqu’au 5 septembre, l’artiste a installé un photomaton géant au Centre Pompidou à Paris, pour vous faire tirer le portrait. Si JR demeure invisible, il a décidé de rendre les gens visibles !
People are Heroes
L’Inside Out Project au Centre Pompidou à Paris
Après le film Women are Heroes où l’on voyait l’artiste projeter des regards de femmes sur les baraques d’une favela à Rio ou d’un bidonville au Kenya, JR revient avec un nouveau projet humaniste-branché : un photomaton géant artistique dont les gens sont les héros !
Installé au sous-sol du Centre Pompidou, votre portrait réalisé gratuitement en 5 minutes, est imprimé en format poster de 1m x 1m50. Cette installation ayant lieu dans le cadre de l’exposition "Paris–Delhi – Bombay", un bindi ou un tilak – soit le troisième oeil indien – sera ajouté à votre image. Ensuite, il s’agira d’accrocher votre photo "à la fenêtre de votre bureau, sur un immeuble à l’abandon, dans le stade de la ville…"
Affichez-vous avec l’Inside Out Project !
Duo Street Art et leurs portraits XXL au Centre Pompidou
Cet évènement fait partie de l’Inside Out Project que JR a pu réaliser grâce au prix TED qui lui a permis de toucher 100 000 dollars. Il s’agit d’un projet participatif à grande échelle qui vise "à transformer les identités personnelles des gens en oeuvre artistique".
Un happening dans l’air du temps qui rend les héros du jour heureux ! Il suffit de voir l’enthousiasme des photographiés lorsqu’ils se précipitent pour récupérer leur portrait qui tombe de plusieurs mètres de haut à l’arrière du Photomaton, comme s’il s’agissait d’une réalisation divine !
Le Photomaton géant avec à l’avant-plan un rickshaw
Vous n’avez pas le temps de vous déplacer ou la perspective de faire une heure de queue vous décourage? Connectez-vous sur le site Internet pour réaliser votre portrait. Il vous sera ensuite envoyé. Vous pourrez vous afficher dans la ville et vivre les frissons – ou les risques ? – d’un artiste Sreet Art… Rassurez-vous, des expositions sur le Net et dans lieux choisis sont également prévues.
Site Inside Out Project – Jusqu’au 5 septembre 2011
Tous les jours sauf mardi de 11 à 21h – Gratuit
Centre Pompidou – 75004 Paris (Métro Les Halles ou Hôtel de Ville)
Site Inside Out Project :
http://www.insideoutproject.net/
Site de JR :
http://jr-art.net/
Banksy, star-fantôme du Street Art
Le Street Art fait le buzz … Le film "Faites le mur", sorti en DVD le 5 mai, part à la recherche de l’énigmatique Banksy la star du genre, mais celui-ci retourne la situation et la caméra ! Il décide d’en faire sa propre oeuvre, une création de plus qui s’interroge – ou se moque – des dérives du marché de l’art.
Un film-documentaire Ovni
Vandalised Phone Box – Cabine téléphonique vandalisée par Banksy
Thierry Guetta, un serial vidéaste français, expatrié aux Etats-Unis, ne quitte sa caméra que pour dormir… et encore ! Il se prend de passion pour les graffeurs et décide de partir à la recherche de Banksy… Grâce à son cousin Space Invader, un autre street-artist connu, il arrive à remonter jusqu’à son maître… Et là, surprise Thierry Guetta devient Mister Brainwash sous la houlette de Banksy qui décide d’en faire sa créature.
C’est l’ascension d’un inconnu qui devint en 2008 la coqueluche du milieu artistique et médiatique avec l’exposition "Life is Beautiful". Peint-il vraiment ses tableaux ou Banksy tient-il les pinceaux en coulisses ? Il semble en tous cas se moquer de l’art contemporain qui s’enflamme facilement pour des oeuvres en série qu’il juge surcotées, y compris les siennes ? Toujours est-il que Mister Brainwash a sa propre page wiki et qu’il a réalisé la couverture de l’album Celebration de Madonna en 2009.
Le mystère Banksy
Banksy tel qu’il apparaît dans le film Faites le Mur.
Que sait-on de Banksy ? Pas grand chose si ce n’est qu’il serait Britannique, la trentaine avancée, et qu’il utilise 3 techniques pour s’exprimer : le graffiti, le pochoir et l’installation. Toujours masqué ou encapuché, certains pensent qu’il apparaît parfois dans le film à visage découvert. Le journal londonien The Evening Standard a cru l’identifier à plusieurs reprises mais l’information fut aussitôt démentie. A moins que Banksy lui-même ne s’amuse à brouiller les pistes, maîtrisant parfaitement l’art du marketing.
Star-référence du Street Art, ses oeuvres connaissent un certain succès avec un record de 1 230 000 euros pour Keep it Spotless vendu chez Sotheby’s. Parmi ses collectionneurs, Angelina Jolie, Brad Pitt ou Jude Law, présents lors de la fameuse soirée/happening de l’éléphant peint que l’on voit dans le film.
Un éléphant assorti au papier peint du Salon par Banksy
La clandestinité fait partie de l’exercice de son art; opérant souvent la nuit, il pourrait être inquiété pour certains faits sur la voie publique. Il en est ainsi, par exemple, de la célèbre cabine téléphonique rouge qui se fond parfaitement dans le paysage urbain. Sa grande force est de nous faire porter un regard différent sur notre environnement avec une touche d’humour et de poésie. Il s’est amusé à détourer ou à détourner les personnages de tableaux au Bristish Museum ou à la Tate Britain lorsqu’il ne s’aventure pas au Met ou au Moma à New-York.
Exposition Banksy au Bristol Museum
En 2004, il fit imprimer des faux-billets de 10 livres sterling où il remplaça l’effigie de la Reine Elizabeth par celle de Lady Di pour les distribuer lors du Festival de Notting Hill. Plus étonnant, il est devenu quasiment institutionnel lorsque le Musée de Bristol, sa ville natale, l’invita à revisiter une centaine d’oeuvres en 2009 attirant plus de 300 000 visiteurs. Se qualifiant lui-même de "vandale de qualité", il est un héros mythique du Street Art… Verra-t-on son visage un jour ? Pas si sûr, sa disparition faisant partie intégrante de sa performance…
Sortie du DVD Faites le Mur le 5 mai 2011
(Titre Original : Exit through the Gift Shop)
Site du film :
http://www.banksyfilm.com/














