Darcel Disappoints, portraits fun pour Colette !
Pour les 15 ans du concept-store trendy, Colette a demandé à l’artiste Craig Redman de customiser son fameux personnage Darcel et de célébrer les people du monde de la mode, du design, de la photo et du web qui ont fait le succès de la boutique !
Andy Warhol et son Polaroid, Damien Hirst et ses Spot Paintings,
Jeff Koons et son Balloon Dog, Takashi Murakami et sa fleur-soleil.
Des créations fidèles et fun qui s’affichent dans différents espaces jusqu’au Water-Bar, en sous-sol, où figure un portrait d’Oscar, le chien de la maison fondée le 18 mars 1997 par Colette Rousseaux et sa fille Sarah Lerfel…
L’aspect élitiste et happy few se retrouve dans la seule mention des prénoms des VIPs sur les portraits; si Karl, Coco ou Andy sont reconnaissables, d’autres requièrent une culture d’insider… Il s’agit aussi d’un jeu où chacun essaie de deviner le nom de la personnalité darcellisée !
Yayoi Kusuma et son téléphone aux petits pois.
D’origine australienne et basé à New-York, Craig Redman a créé Darcel, un personnage immédiatement identifiable, devenu une icône fun ! Son look : entre oeil de cyclope, Calimero, le fauteuil Egg et Bob Razowski, le personnage de Monstres et Cie… Popularisé grâce à un blog darceldisappoints.com, il relate les hauts et les bas de la vie dans le Downtown New-York.
Lady Gaga, Beyoncé Knowles
Nicki Minaj et Rihanna
Craig Redman a démarré en créant une plateforme collective de design Rinzen où il a réalisé des illustrations pour Apple, Converse, MTV… Il a exposé dans de nombreuses galeries et musées dans le monde y compris au Louvre. Darcel est devenu son personnage emblématique voire son double puisqu’il se représente lui-même désormais ainsi !
Karl Lagerfeld et son catogan, Coco Chanel et son sautoir en perles.
150/15 : – Jusqu’au 31 mars 2012
Colette – 213 rue Saint-Honoré – 75001 Paris ( Métro Tuileries)
E-Shop :
http://www.colette.fr/#/a/3/eshop/1195/150-15-by-darcel/
Retrouvez Darcel sur son blog :
http://www.darceldisappoints.com/
Chaîne YouTube de Darcel Disappoints :
http://www.youtube.com/darceldisappoints
Basquiat, Wonder Kid de l’Art
Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris consacre une exposition exceptionnelle à l’oeuvre de Jean-Michel Basquiat, prodige de l’art, qui aura traversé les années 1980 comme une météorite… Une oeuvre saisissante et indissociable de sa personnalité.
Jean-Michel Basquiat dans son atelier de Great Jones Street
par Lizzie Himmel – New-York, 1985
Jean-Michel Basquiat meurt en 1988 à 27 ans d’une overdose. Pressentant la brièveté de son passage, il s’enivre dans un tourbillon créatif. En moins de 10 ans, il réalise 800 toiles et 3000 dessins. Il crée sur n’importe quel support à portée de main : rideaux, bâches recouvrant les palettes de transport, nappes, et même sur un frigidaire présenté à l’exposition. Des créations très fragiles qu’il fut délicat de transporter…
Une oeuvre où se mélangent des références historiques, sociales et personnelles; la couronne omniprésente sur ses tableaux, allusion probable à ses origines nobles… Des couleurs jaune, rouge et noir, rappelant ses origines caribéennes - Haïtien par son père, Portoricain par sa mère – et le continent africain… La représentation du racisme prégnant dans le New-York des années 80… Les mots comme des incantations vaudoues pour dénoncer et pour conjurer l’injustice. Son panthéon personnel où les jazzmen Charlie Parker en tête côtoient 5 boxeurs mythiques dont Mohammed Ali – Cassius Clay à l’époque sur la toile de Basquiat.
Jean-Michel Basquiat "In Italian", 1983 – The Brant Foundation, USA
© The Estate of Jean-Michel Basquiat – © ADAGP, Paris 2010
Un style qui mélange graffitis, Bande Dessinée, peintures et dessins anatomiques – suite à un accident à l’âge de 8 ans, il subit l’ablation de la rate, sa mère lui offrit alors un livre sur l’anatomie du corps humain pour patienter à l’hôpital -… Basquiat est de toute évidence, resté en enfance; lors de ma visite, les nombreux enfants présents ne manquaient pas d’enthousiasme pour ses créations qui semblaient parler leur langage !
Jean-Michel Basquiat ne venait pas de la rue mais d’une famille de la moyenne bourgeoisie; cependant, on retrouve dans son art des influences Street Art. L’art primitif qu’il a voulu réhabiliter est également présent avec force mais in fine son style demeure inclassable.
Il y a aussi le Basquiat people et star du milieu underground dont Blondie et Madonna seront des fans, très proches. La rencontre avec Warhol tant attendue qui donnera lieu à la production de plusieurs toiles en commun mais dont on retiendra surtout le portrait photographique que le Pape du Pop-Art réalisera de l’enfant prodige…
Andy Warhol Jean-Michel Basquiat 1982
Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
© The Andy Warhol Foundation for the Visuals Arts, Inc – © ADAGP, 2010
On garde l’empreinte de toiles souvent géantes qui submergent le visiteur, de très beaux portraits de Basquiat tirés en format mural, la sensation d’une ronde dans l’univers d’un enfant sans limites qui semble dire ne m’oubliez pas. On ressort imprégnés d’un art marqué par un New-York des années 80 aux racines afro-caribéennes… Jean Michel Basquiat a su donner ses lettres de noblesse et son âme à l’art underground…
Basquiat – Jusqu’au 30 janvier 2011
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris – 11 avenue du Président Wilson – 75116 Paris (Métro Iéna ou Alma-Marceau)
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
http://mam.paris.fr/fr/expositions/basquiat



