Patrick Demarchelier, passion photo…
La A.Galerie propose quelques-unes des plus belles photos de Patrick Demarchelier; portraits de tops, de célébrités, études de nus… la célébration d’une signature-phare de la mode et de la pub!
Nadjia Auermann par Patrick Demarchelier
Saint-Barthelemy, 1996 ©A. Galerie
Patrick Demarchelier est spontanément associé aux tops des années 90 qu’il a souvent photographiés: Cindy Crawford, Linda Evangelista, Carla Bruni, Christy Turlington… mais aussi Kate Moss à ses débuts, Laetitia Casta notamment pour le calendrier Pirelli ou Gisele Bundchen… Il est également connu pour ses portraits privés de la Princesse Diana. On retrouve ces clichés affichés, le sujet posant le regard franc, naturel… Comme il l’évoque dans une interview donnée à Paris-Match, il fait partie d’un courant "optimiste" de la photographie, privilégiant la spontanéité.
Kate Moss, 1994, série photos pour Harper’s Bazaar.
Patrick Demarchelier l’a connue à ses débuts. ©A.Galerie
Si les célèbrités représentent une grande partie de l’exposition, ce sont les études de nus anonymes qui dévoilent un esthétisme touchant ainsi que les séries réalisées pour Dior. Plus que du désir, c’est la passion du photographe français pour son art qui s’exprime! Né au Havre en 1943, Patrick Demarchelier a découvert tôt ce qui le passionnerait, grâce à un appareil-photo offert par son beau-père pour ses 17 ans. Il part s’installer à New-York en 1975 et travaille pour Chanel, Clavin Klein, Versace…Il devint rapidement l’un des photographes les plus influents de la mode et collabore régulièrement à Vogue, Harper’s Bazaar… Il a réalisé également la couverture d’albums pour Madonna, Elton John, Céline Dion…
Aperçu de l’exposition à la A.Galerie – Des études de nus
et un portrait de Brad Pitt à droite.©aladyinthecity
La galerie A. située en face de la Fondation Yves Saint Laurent, près du Pont de l’Alma, a été fondée par Arnaud Adida et propose des expositions photos et d’art contemporain. Martin Schoeller, Lita Albuquerque ou le sublime photographe animalier Nick Brandt, font partie des talents mis en lumière par cette galerie. L’éclairage porté sur l’oeuvre de Patrick Demarchelier, nous laisse une impression à la fois de beauté, de fraîcheur et de raffinement….
Patrick Demarchelier "Desire" - Jusqu’au 22 juillet 2013
A. Galerie
4 rue Léonce Reynaud – 75116 Paris (métro Alma-Marceau)
http://www.a-galerie.fr
Villes et Lumières à la Galerie Lumas
La Galerie Lumas, propose une exposition de photographies alliant architecture et lumière dans les métropoles animées du monde… Des rendus graphiques étonnants !
Sabine Wild- Projections Paris IV
Dans une rue pittoresque et pleine de charme de Saint-Germain-Prés, une ambiance de village artistique habite ce quartier loin de la frénésie parisienne… On foule le sol pavé, on se faufile parmi les piétons qui grouillent et les touristes en goguette…On pousse aisément la porte de la Galerie Lumas, un lieu accueillant; parquets en bois vieilli et murs immaculés vintage, affichent une exposition de photos proposant un autre regard sur plusieurs métropoles…
Sabine Wild – Projections New-York LI, un bestseller.
Les prises de vue de Sabine Wild se détachent… Des clichés de villes où l’aspect urbain s’efface pour laisser place à des impressions de formes, de couleurs, de mouvements, traduisant le rythme frénétique qui s’empare de Paris, New-York, Shanghaï ou Berlin… Des images qui apparaissent comme des mirages…
Christopher Woodcock – San Francisco,
angle Sutter Street et Sansome Street.
Christopher Woodcock quant à lui, a voulu attirer l’attention sur les façades cachées des immeubles. Ses photos donnent l’impression de photomontages… Réalisées avec un appareil grand format et un objectif qui comprime et prend l’espace de façon très précise, angles et lignes géométriques portent une empreinte très graphique…
Vue de la Galerie Lumas – Rue de Seine.
Votre regard plongera aussi dans les photographies d’architecture du danois Adam Mork, survolera les poteaux électriques de l’américain Philippe Habib et sera ébloui par les images châtoyantes d’Evan Joseph.
L’idée de Lumas, est de proposer des photographies – de signatures et de jeunes talents – à un prix accessible; l’art de se faire plaisir et de s’offrir une part de rêve urbain…
Villes et Lumières – Jusqu’au 31 mars 2013
Galerie Lumas
40 rue de Seine – 75006 Paris
http://fr.lumas.com/exposition/villes-et-lumieres/
Terry O’Neill, instants magiques…
Terry O’Neill est l’un des portraitistes les plus célèbres au monde. La Galerie de l’Instant lui rend hommage en proposant sa première exposition personnelle à Paris.
Faye Dunaway au bord de la piscine du Beverly Hills Hotel.
Oscar Bore, LA, 1977 – Terry O’Neill, Galerie de l’Instant
La galerie des stars qu’il a photographiées est impressionnante ! Certaines photos sont iconiques comme celles de Raquel Welch crucifiée, Brigitte Bardot à sa grande époque ou David Bowie et son grand chien; d’autres sont moins connues comme la série des Stones à leur début ou celle de Romy Schneider, les mains plongées dans les cheveux …
David Bowie et Elizabeth Taylor, L.A. 1975
Terry O’Neill, Galerie de l’Instant
Né en 1938, à Londres, Terry O’Neill a travaillé pour les plus grands magazines. Photographes de stars…et époux de star puisqu’il fut marié à Faye Dunaway; il a d’ailleurs saisi l’actrice au lendemain de son Oscar obtenu pour Network, dans une posture songeuse… Il doit également sa renommée à des séries consacrées à Elton John; des clichés légendaires le montrent dans le stade de baseball de Los Angeles une batte à la main, devant 75000 personnes ! Sans oublier des portraits d’Amy Winehouse, Nelson Mandela ou de Nicole Kidman…Au-delà du glamour, il semble capter une autre vérité des sujets photographiés : un regard perdu, un voile nostalgique ou une rêverie solitaire ?
Audrey Hepburn, Saint-Tropez 1967
Terry O’Neill, Galerie de l’Instant.
La galerie de l’Instant a été fondée par Julia Gragnon, elle-même photographe et fille de François Gragnon, grand reporter à Paris-Match. Située dans le Haut-Marais, dans un espace cosy, elle accueille des grandes signatures du huitième art : Ellen Von Unwerth, Bert Stern et la fameuse dernière séance avec Marilyn Monroe ou Patrick Demarchelier. Chaque année, une exposition dédiée au photojournalisme est proposée… instantanés du monde et de ceux qui le font, à l’esthétique toujours soignée…
Terry O’Neill…Snapshots- Jusqu’au 10 avril 2013
La Galerie de l’Instant – 46, rue de Poitou, 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19 h et le dimanche de 14h30 à 18h30
Tél. 01 44 54 94 09
http://www.lagaleriedelinstant.com/
Mad Men saison 5, un retour stylé…
La saison 5 de la série Mad Men,très attendue après une longue interruption, a fait son grand retour en France sur Canal Plus. Si l’intrigue est inégale, le style de la série continue à inspirer et à créer le buzz !
Zou-bisou-bisou, revival viral !
Megan Draper interprète Zou Bisou Bisou devant un Don Draper
mi-subjugué, mi-médusé.
L’épisode inaugural a frappé fort; la société a changé, les héros aussi. Don Draper se retrouve marié à la pétillante et ravissante Megan qui préfigure les années 70 et une nouvelle génération de femmes aspirant à la liberté et à l’indépendance. C’est elle qui apparaît comme la vedette de cette nouvelle saison.D’entrée, son interprétation de Zou Bisou Bisou, un tube des années 60, dans la vague yéyé, subjugue !
Jessica Paré et sa mini-robe noire aux manches en soie plissé,
dans un look évoquant Sophia Loren.
Plusieurs interprètes ont entonné ce tube avant Megan Draper (Jessica Paré); les premières seraient Gillian Hills et Sophia Loren. Succès immédiat pour cette version revisitée et propulsée en tête des téléchargements sur iTunes après la diffusion du premier épisode sur AMC aux Etats-Unis, le 25 mars dernier. Depuis, cette chanson a été reprise par plusieurs campagnes et on l’entend notamment en background dans la pub Garnier.
Megan Draper, incarnation du style seventies !
Janie Bryant, la styliste de la série a créé une garde-robe sur mesure afin de souligner l’esprit de fraîcheur et la jeunesse de Megan.
Megan Draper portant une robe aux imprimés seventies.
Pour la scène de Zou Bisou Bisou, elle a ajouté des manches vaporeuses à une robe noire vintage pour créer le mouvement propre à la modernité incarnée par son personnage. Jessica Paré, née à Montréal est la surprise de cette saison 5; elle supplante les autres icônes du style de la série. L’ex-épouse de Don, Betty, sorte de Grace Kelly, est interprétée par January Jones enceinte à l’époque du tournage, obligeant les scénaristes et les stylistes à revoir son rôle.
Une série prescriptrice de tendances
Cette série célébrée dans le monde entier pour son style n’en finit pas d’influencer les créateurs. Outre un retour marqué dans les tendances aux années 50 et 60, perçues comme une période heureuse de l’histoire, plusieurs opus s’inspirent directement de ses codes graphiques. Ainsi, le film Populaire apparaît comme un hommage stylistique à la série.
Les figurines Mad Men par Mattel
De g.à dr. : Joan Harris, Roger Sterling, Don et Betty Draper
Plus inattendue, une déclinaison de figurines fun est venue répondre à celle plus classiques imaginées par la société Mattel. En effet, de nombreux fans avaient trouvé celle de Don Draper peu ressemblante et celle de Betty plutôt quelconque… Michael Williams, photographe et designer new-yorkais, s’est amusé à les parodier.
Décidément Mad Men se conjugue à toutes les modes !
Première diffusion tous les jeudis soir sur Canal + vers 23h
http://www.canalplus.fr/c-series/pid3577-c-mad-men.html
Mad Men Barbie & Ken Dolls par Michael Williams :
http://www.flickr.com/photos/mawphoto/sets/72157623232424794/
Le phénomène Rooftopping !
Le Rooftopping est tendance ! Se faire prendre en photo sur des gratte-ciels dans des poses audacieuses… Un art vertigineux qui inspire et dont le chef de file Tom Ryaboi, fait des émules à travers le monde !
Une photo 100% adrénaline
Alors qu’il se promenait à Toronto en 2007, Tom Ryaboi s’arrête sur le chantier d’un immeuble, grimpe les 16 étages pour admirer le coucher de soleil. Saisi par la vue spectaculaire sur la ville, il décide de se prendre en photo; le rooftopping est lancé ! Une sensation magique dont il décide de faire un art de vivre… Muni d’un simple Canon Rebel XT et sans préparation particulière, cet art urbain réside dans une prise de vue défiant le vertige des sens et la volonté d’apparaître en silhouette ombrée, rejoignant ainsi une certaine philosophie Street Art.

Avançant masqué, il s’agit défier la sécurité pour grimper au plus haut des gratte-ciels et se poser au plus près du vide, surplombant ainsi la ville… La photo est la preuve de leur exploit. Il ne s’agit pas de happenings artistiques mais d’un véritable mode de vie. «Chaque immeuble que je voyais était désormais une cible potentielle. Je regardais les ascenseurs, les sorties de secours, la sécurité, les entrées et sorties partout où j’allais. Même dans mon sommeil je rêvais de toits. »
A 27 ans, Tom Ryaboi a déjà grimpé plus de 100 buildings à Toronto la ville où il vit. Un art addictif où la quête d’adrénaline est permanente !
Des artistes super-héros
La série «I’ll make you famous » par Tom Ryaboi,
où l’on voit les Converses de son amie Jennifer Tse.
Ces prises de vue pourraient également évoquer les figures de super-héros à l’instar de Spiderman suspendu sur les toits des villes… Des artistes anges-gardiens ou le manifeste d’une époque où il convient toujours de repousser les limites ? En tous cas, Tom Ryaboi, Eric M. et d’autres High-Artists, n’ont qu’une envie, côtoyer les cimes urbaines et nous en mettre plein la vue !
Tom Ryaboi :
http://www.tomryaboi.com
Charlotte Rampling en mode photo…
Charlotte Rampling, actrice Britannique au regard énigmatique, a inspiré les plus grands photographes. La Maison européenne de la Photographie consacre une exposition à ces clichés glamour et nous dévoile l’album personnel de la comédienne.
Charlotte Rampling par Peter Lindbergh © Peter Lindbergh
Helmut Newton, Peter Lindberg, Cecil Beaton, Bettina Rheims… le défilé de grands noms de la photographie mettant en scène Charlotte Rampling est impressionnant ! L’actrice se prête volontiers à l’art de la pose, mêlant naturel et sophistication, passion et retenue distinguée. L’interprète de Portier de Nuit, film qui fit scandale en 1974 et la révéla au grand public, a fasciné réalisateurs et photographes. Les portraits se succèdent ou se font face; les artistes semblent concourir pour le cliché qui pourrait capter sa part de mystère…
Charlotte Rampling, Paris 1985 © Bettina Rheims, Collection MEP, Paris
En prime, une plongée dans l’album personnel de l’actrice qui s’adonne au huitième art pour capter les moments de grâce de l’enfance de ses deux fils, ou l’émerveillement de voyages en Chine, peu fréquentée à l’époque. Une passion découverte lors de son mariage avec Jean-Michel Jarre en 1978; ce jour-là, raconte-t-elle dans Paris Match, Jacques-Henri Lartigue lui donne l’un de ses petits appareils et au vu des résultats, l’encourage à continuer.
Charlotte Rampling Paris, 1982
© Helmut Newton Real Estate, Collection MEP, Paris
La scénographie reflète les différentes facettes du personnage. Jean-Michel Jarre lui a composé une bande sonore qui nous plonge dans l’univers envoûtant de l’actrice.
Une exposition élégante qui souligne le style très identifiable de chaque star de la photo et qui révèle sous un voile pudique une nostalgie douce-amère, sublimée par la magie de l’image.
Charlotte Rampling “Albums secrets” – Jusqu’au 26 août 2012
Maison européenne de la Photographie – 5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris (Métro Saint-Paul)
Du mercredi au dimanche – Gratuit les mercredis de 17h00 à 20h00
http://www.mep-fr.org
Présentation vidéo de l’exposition par BFM TV.
Eva Besnyö, l’image sensible au Jeu de Paume
Le Musée du Jeu de Paume consacre une première rétrospective à l’oeuvre d’Eva Besnyö, photographe hongroise d’avant-garde. Moins connue que ses compatriotes André Kertész ou Robert Capa, cette exposition permet de découvrir ses clichés émouvants et engagés.
Sans titre - 1931, Le lido de Wannsee, Berlin - Eva Besnyö
Collection privée, Berlin. © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
On est forcément attirés par l’affiche… un couple en vacances sur la plage, image intemporelle de vacances heureuses dans un album familial que l’on feuillette en mode vintage-chic; puis on découvre qu’il s’agit d’instants précieux qui annoncent des heures plus sombres.
Chaque pièce nous transpose à différentes époques, retraçant l’histoire; en tant qu’artiste juive, elle quittera la Hongrie fasciste pour Berlin en 1930, décidant de se consacrer à la photographie. Elle sillonnera la ville pour capter des instantanés sur les chantiers en construction et rendre compte de la condition ouvrière. Se sentant de nouveau en danger, elle partira deux ans plus tard à Amsterdam où elle s’établira définitivement.
Monteur devant une vitrine - Berlin, 1931 - Eva Besnyö
Collection Iara Brusse, Amsterdam.© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
En 1933, elle deviendra célèbre du jour au lendemain suite à la première exposition personnelle qui lui sera consacrée. On note ensuite la série d’images d’architecture, qui s’inscrivent dans une “Nouvelle Vision”, un courant photographique né dans les années 1920, qui vise à moderniser les prises de vue. S’affranchissant des règles héritées du siècle précédent, il prétend proposer un rendu net et exact de la réalité.
Dans la dernière partie de sa vie Eva Besnyö affirmera ses engagements féministes que l’on sentait poindre dès les années 1930, comme l’illustre la galerie de portraits de femmes. Dans les années 1970, elle devint active dans le mouvement hollandais “Dolle Mina” qui luttait pour l’égalité des droits en couvrant les manifestations avec son appareil-photo.
1932 - Le photographe John Fernhout qui devint le mari d’Eva Besnyö, avec son Rolleiflex, appareil inventé en 1929. Photo Victoria Gairin
© Eva Besnyö/Maria Austria Instituut Amsterdam
Si l’on peut regretter que les 120 tirages d’époque ne soient pas suffisamment mis en valeur dans un espace qui semble confiné, le Musée du Jeu de Paume a l’art de nous faire (re)découvrir des photographes oubliés.
Les images que nous laisse Eva Besnyö sont empreintes d’une mémoire collective, teintées d’activisme politique et d’une touche poétique.
Narda, Amsterdam - 1937 - Eva Besnyö - Collection privée, Berlin.
© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
Eva Besnyö, 1910-2003 : l’image sensible – Jusqu’au 23 septembre 2012
Musée du Jeu de Paume
1 place de la Concorde - 75008 Paris (Métro Concorde)
http://www.jeudepaume.org/
Laird Hamilton, à la recherche de la Nouvelle Vague !
Surfeur, "Warterman" et star, Laird Hamilton fascine par ses exploits mythiques et une philosophie à part…Sylvain Cazenave, un photographe français le suit au gré des vagues depuis trente ans. Une exposition photo à la Polka Galerie restitue sensations fortes et artistiques.
Laird Hamilton se définit comme un Waterman, quelqu’un qui refuse la compétition pour cultiver une relation privilégiée avec les océans. Pratiquant le surf comme un art et un moyen d’expression, il est toujours à la recherche de la nouvelle vague, la plus grande, celle qu’il ne faut pas rater.
Précurseur, il initia dans les années 80 plusieurs variantes de son sport, désormais en vogue : surf tracté, du kitesurf, du foilsurfing – une planche de wakeboard munie d’un dériveur- et du stand up paddle, pratiqué avec une planche plus longue sur laquelle le surfeur se tient debout. Il a ainsi traversé la Manche en 2006 muni d’une planche et d’une pagaie.
Laird Hamilton en mode stand up paddle. © Sylvain Cazenave, Polka Galerie
Auteur d’exploits mythiques, ce surfeur de grandes vagues - Big Waves Rider - a su maîtriser des rouleaux infranchissables dont le mythique spot de Jaws à Hawaii où il vit. Il détient, par ailleurs, le record du plus gros tube jamais surfé de tous les temps à Teahuppo en Polynésie.
Des moments qui ont pu être immortalisés grâce au photographe Sylvain Cazenave qui fit sa connaissance en 1983. Surfeur lui-même, il peut ainsi saisir le cliché idéal aux 4 coins de la planète : Californie, Iles Fidji, Australie, Nouvelle-Zélande…
Le prochain objectif de Laird Hamilton : trouver des vagues au Chili ou en Afrique du Sud…
Laird Hamilton doublant James Bond /Pierce Brosnan dans "Meurs un autre jour".
Homme poisson-volant, il est presque né dans l’eau; sa mère se prêtait à des expériences scientifiques dans un bathyscaphe durant sa grossesse. Adopté par son beau-père Bill, un surfeur célèbre, il fut bercé par les vagues.
Lorsqu’il ne surfe pas, Laird Hamilton s’amuse à faire du VTT autour des volcans de Hawaii, quand il ne s’occupe pas de sa famille; il a deux enfants avec sa femme Gabrielle Reece, une championne américaine de beach-volley.
La pub pour la Montre Chanel J12 Marine
Son physique californien – cheveux peroxydés par le soleil, teint buriné, allure athlétique- lui valut d’être remarqué à l’âge de 17 ans par un photographe du Men’s Vogue italien qui lui signa un contrat de mannequin. Un fameux shooting le montre aux côtés de Brooke Shields en 1983.
Autres excursions dans le glamour, il a doublé Pierce Brosnan dans le James Bond "Meurs un autre jour". Il a également un rôle secondaire dans The Descendants avec George Clooney où il incarne le personnage de Troy. Plus récemment, Chanel l’a choisi comme Ambassadeur de la J12 Marine, la première montre de plongée de la marque.
A 48 ans, ce free-surfer, continue de mener une vie loin des règles établies, cultivant le dépassement de soi et la communion avec les éléments… Assurément "un homme libre", comme il se définit !
Laird Hamilton, l’art d’être un Waterman – Jusqu’au 30 juin 2012
Du mardi au samedi – de 12 à 19h
Polka Galerie – 12 rue Saint-Gilles – 75003 Paris
http://www.polkagalerie.com/expos/?id=68
Page Laird Hamilton sur le site d’Oxbow :
http://www.oxboworld.com/fr/rider/laird-hamilton
New-York au top !
Alex MacLean, pilote et spécialiste de la photographie aérienne, nous emmène "Sur les toits de New-York", un beau livre où il nous fait découvrir la "cinquième façade" de la Grosse Pomme…Un panorama enchanteur et plein de surprises !
Espaces cachés en suspension
77 Water Street, Financial District, un biplan britannique datant de la première
guerre mondiale, au milieu des buildings © Alex MacLean
Les toits et terrasses de New-York représentent un tiers de la surface de Manhattan ! C’est ce qu’Alex MacLean nous fait découvrir à bord de son hélicoptère Robinson R22… Si l’on s’attend à des restaurants d’hôtels trendy, courts de tennis, greens de golf et piscines, on sera surpris par quelques trouvailles insolites : un toit où repose un biplan vintage datant de la première guerre mondiale, sur une petite piste d’atterrissage, des oeuvres d’art paysager mais aussi des emplacements de parking !
New-York vu du ciel
230 Fifth – Un Rooftop restaurant, très couru sur la 5ème avenue.
© Alex MacLean
Ce projet de livre a été inspiré par la vision d’une image de New-York sur Google Earth… Alex MacLean y décela un potentiel non exploité. Muni d’un appareil photo PH Olympus, il survola de plus près son sujet pour capter une multitude de détails… Le toit graphique du MOMA, le jardin de l’Ecole du futur, une ferme au sommet d’un immeuble à Brooklyn..
La Windsor Tower, 5 Tudor City Place à Manhattan, un building datant de 1926, qui garde encore le souvenir des exploits de Spider Man.© Alex MacLean
On survole également un patrimoine plus classique : les terrasses luxuriantes des immeubles autour de Central Park à l’instar de celle de Bette Midler et ses 3100 mètres carré… Ou la végétation qui orne la Windsor Tower, un cadre néo-gothique qui a servi au tournage de plusieurs films : Spider Man, La vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) ou Coups de feu sur Broadway par Woody Allen.
Alex MacLean, le Yann-Arthus Bertrand américain
Les terrasses vertes du Penny Lane, un building à Gramercy Park, Manhattan.
© Alex MacLean
Depuis 30 ans, Alex MacLean parcourt les espaces américains à bord de son avion, photographiant les motifs des champs agricoles ou le graphisme de toits urbains… A travers cette nouvelle expérience, cet architecte de formation devenu photographe, nous fait également découvrir le potentiel "green" de la ville de New-York qui ne se limite pas à Central Park… Une révélation !
Livre :
Sur les toits de New-York – Espaces cachés à ciel ouvert, par Alex MacLean.
Editions La Découverte – 42 euros
Site d’Alex MacLean :
http://www.alexmaclean.com/
Séquence Elliott Erwitt à la Polka Galerie
La Polka Galerie a l’art de proposer des expositions catchy et de valoriser son espace cosy. Avec "Sequentially Yours", on découvre les séries photos qui ont donné naissance aux clichés mythiques signés Elliott Erwitt de l’Agence Magnum.
L’art de choisir la photo emblématique
Sur le tournage de " Sept ans de réflexion" – New-York, 1954
© Polka Galerie
Située dans le Marais, près de la Place des Vosges, la Polka Galerie propose une exposition originale d’Elliott Erwitt; les photos tirées de planches-contact s’affichent entre plan fixe et film… Devenant des séquences animées, les images racontent alors une autre histoire. Eliott Erwitt trouve d’ailleurs qu’une photo insérée dans une série peut se révéler plus parlante.
Cependant, cette scénarisation permet d’éclairer le choix du photographe quant à l’image retenue, se situant dans l’approche de "l’instant décisif", cher à Cartier-Bresson.
Che Guevera à Cuba en1964; il est alors ministre de l’industrie
et numéro 2 du gouvernement cubain. © Polka Galerie
Cet "instinct exquis" selon Marshall Brickman, scénariste de Woody Allen, apparaît particulièrement dans le choix de la fameuse photo de Marilyn Monroe dans le film "Sept ans de réflexion"; dans la moiteur de l’été, l’actrice trouve un moyen original de se rafraîchir par le souffle d’air d’une bouche de métro créant ainsi un effet de robe inoubliable… La série révèle que toutes les poses sont loin d’être parfaites et que le cliché idéal demande de nombreuses prises de vue et de la patience…
Au-delà des clichés…
A l’inverse, la série sur Che Guevera permet de découvrir le Commandante sous un angle inédit : amusé ou rêveur, suivant du regard les volutes de fumée dans le ciel, loin de la stature révolutionnaire qui fera le tour du monde…
Les Désaxés (The Misfits) – Reno, Nevada, 1960, le cliché retenu parmi 30 épreuves. Autour de Marilyn, Clark Gable, John Huston, Arthur Miller alors marié à l’actrice, le producteur Frank Taylor, Montgomery Clift et au centre Eli Wallach.
© Polka Galerie
La photo illustrant Les Désaxés a souvent été présentée comme le symbole de ce film maudit; Clark Gable décède épuisé d’une crise cardiaque à la fin du tournage, Marilyn Monroe un an après la sortie du film, Montgomery Clift trois ans plus tard… La série d’une trentaine de clichés montre une très grande complicité entre les protagonistes.
Dans cette exposition, on retrouve les thèmes récurrents dans l’oeuvre d’Elliott Erwitt : les stars, les grands évènements politiques ou sportifs à l’instar du combat qui a opposé Mohamed Ali à Joe Frasier en 1971, les élégantes, les villes, des scènes de la vie quotidienne et son amour pour les enfants et les chiens, héros de plusieurs séquences… Des histoires courtes teintées d’humour à la redécouverte de clichés célèbres…
Sequentially Yours – Elliott Erwitt – Jusqu’au 12 mai 2012
Polka Galerie -12 rue Saint Gilles, 75003 Paris
http://www.polkagalerie.com/
Elliott Erwitt :
http://www.elliotterwitt.com























