Des petites reines qui ont du coeur !
73 vélos relookés par de grandes signatures de la mode et du design seront vendus aux enchères chez Artcurial le 20 juin, au profit de l’association Paris Tout P’tits. L’occasion de découvrir ces créations uniques pour la bonne cause!
Lot 46 – Christian Lacroix, Sans titre, pièce unique, 2013
VTT - Fleurs artificielles et peinture de carrosserie - 170 x 92 cm
Customisées par Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Inès de la Fressange, Matthieu Lehanneur, Patrick Jouin… ces petites reines sont des pièces uniques ! L’expression "petite reine" pour désigner le vélo aurait deux origines; la première, étonnante, serait dûe à Wilhelmine des Pays-Bas qui se retrouva reine à 10 ans à la mort de son père, et qui fut l’une des premières à se déplacer en vélocipède. La seconde, plus académique, correspond au titre du premier ouvrage sur le vélo, par Pierre Giffard (1891).
Lot 5- Baby Dior, Little Bike, Pièce unique, 2013
Vélo d’enfant – Peinture laquée 100 x 83 x 18 cm Trycicle customisé par les ateliers de Baby Dior
Vendus au profit de l’association Paris Tout P’tits qui vient en aide aux bébés de la capitale et qui propose soins et nutrition aux familles démunies, chaque lot est estimé à 300 euros environ. Les vélos ont été offerts par Go Sport.
L’événement aura lieu chez Artcurial, première maison de vente aux enchères française.
Lot 19 – Karl Lagerfeld pour Chanel, La petite reine fleurie, Pièce unique, 2013
Vélo de course, 400 camélias cuir blanc, perles et cuir matelassé, Dimensions humaines
Idéalement située sur le Rond-Point des Champs-Elysées, dans un ancien hôtel particulier surnommé "Hôtel Dassault" en référence à son propriétaire, elle fut créée en 2001 avec plusieurs commissaires-priseurs, pour rivaliser avec les deux leaders anglo-saxons du secteur, Sotheby’s et Christie’s.
Louis Bottero, Fly Swing, Pièce unique, 2013
Type cross women, Peinture et textiles, 160 x 90 cm
Outre la possibilité de visiter les oeuvres présentées des enchères à venir, Artcurial abrite également une librairie, une maison d’édition et un café très couru du Tout-Paris. L’occasion donc de découvrir un univers particulier; souhaitons que ces petites reines relookées soient source de grande générosité !
Arty Kid
Exposition les 19 et 20 juin 2013
Vente aux enchères le 20 juin à 20h
Artcurial
7 Rond-Point des Champs-Elysées-Marcel Dassault
75008 Paris
http://www.artcurial.com/fr/asp/searchresults.asp?pg=1&ps=18&st=D&sale_no=2411+++
Paris Tout P’tits
http://www.paris-toutptits.com
Patrick Demarchelier, passion photo…
La A.Galerie propose quelques-unes des plus belles photos de Patrick Demarchelier; portraits de tops, de célébrités, études de nus… la célébration d’une signature-phare de la mode et de la pub!
Nadjia Auermann par Patrick Demarchelier
Saint-Barthelemy, 1996 ©A. Galerie
Patrick Demarchelier est spontanément associé aux tops des années 90 qu’il a souvent photographiés: Cindy Crawford, Linda Evangelista, Carla Bruni, Christy Turlington… mais aussi Kate Moss à ses débuts, Laetitia Casta notamment pour le calendrier Pirelli ou Gisele Bundchen… Il est également connu pour ses portraits privés de la Princesse Diana. On retrouve ces clichés affichés, le sujet posant le regard franc, naturel… Comme il l’évoque dans une interview donnée à Paris-Match, il fait partie d’un courant "optimiste" de la photographie, privilégiant la spontanéité.
Kate Moss, 1994, série photos pour Harper’s Bazaar.
Patrick Demarchelier l’a connue à ses débuts. ©A.Galerie
Si les célèbrités représentent une grande partie de l’exposition, ce sont les études de nus anonymes qui dévoilent un esthétisme touchant ainsi que les séries réalisées pour Dior. Plus que du désir, c’est la passion du photographe français pour son art qui s’exprime! Né au Havre en 1943, Patrick Demarchelier a découvert tôt ce qui le passionnerait, grâce à un appareil-photo offert par son beau-père pour ses 17 ans. Il part s’installer à New-York en 1975 et travaille pour Chanel, Clavin Klein, Versace…Il devint rapidement l’un des photographes les plus influents de la mode et collabore régulièrement à Vogue, Harper’s Bazaar… Il a réalisé également la couverture d’albums pour Madonna, Elton John, Céline Dion…
Aperçu de l’exposition à la A.Galerie – Des études de nus
et un portrait de Brad Pitt à droite.©aladyinthecity
La galerie A. située en face de la Fondation Yves Saint Laurent, près du Pont de l’Alma, a été fondée par Arnaud Adida et propose des expositions photos et d’art contemporain. Martin Schoeller, Lita Albuquerque ou le sublime photographe animalier Nick Brandt, font partie des talents mis en lumière par cette galerie. L’éclairage porté sur l’oeuvre de Patrick Demarchelier, nous laisse une impression à la fois de beauté, de fraîcheur et de raffinement….
Patrick Demarchelier "Desire" - Jusqu’au 22 juillet 2013
A. Galerie
4 rue Léonce Reynaud – 75116 Paris (métro Alma-Marceau)
http://www.a-galerie.fr
Keith Haring, son esprit pop gagne Paris !
Keith Haring fait le buzz… 2 expositions au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au 104, nous font découvrir cet artiste pop et engagé ! Ses lignes graphiques habillent plusieurs spots dans la capitale et ses posters s’affichent partout…
Des installations fun!
Untitled – The Dancing Dog (1989) amuse les visiteurs
qui prennent la même pose ! ©aladyinthecity
Keith Haring est connu pour ses figures de style emblématiques : un bébé irradiant rampant à quatre pattes et entouré de bâtonnets, un chien qui aboie symbolisant l’état policier auquel l’individu doit faire face, un duo sous un grand coeur rouge… Les deux expositions ont souhaité mettre en avant son côté politique et engagé : sa lutte pour les libertés individuelles, contre le racisme aux Etats-Unis, l’homophobie, le capitalisme, la société de consommation… Et pourtant, c’est une impression pop et fun qui domine !
Pop Shop Tokyo (1986), l’original créé par Keith Haring est visible au 104- ©aladyinthecity
Il suffit de voir comment les enfants et les adolescents se promènent au milieu des oeuvres, amusés! Au 104, un lieu inédit qui propose un mix d’activités festives, ce sont les installations XXL de l’artiste qui nous plongent dans son univers ludique. Un engoûment spontané est suscité par le Dancing Dog dont les visiteurs imitent la pose! Le Pop-Shop de Tokyo est exposé dans sa version originale. Encouragé par Andy Warhol, Keith Haring a lancé ce concept-store avant l’heure, avec des produits dérivés de son oeuvre.
Keith Haring, Untitled, Silhouettes empilées (1986) au 104.
©aladyinthecity
Facétieux, il a d’ailleurs représenté le Pape du Pop Art sous les traits de Mickey derrière une affiche de Coca-Cola, en compagnie du David de Michel Ange et d’un sarcophage de pharaon au Musée d’Art moderne. Une sorte de panthéon muséographique imposé, dominé par l’art de la consommation.
L’art phosphorescent par Keith Haring au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
La Petite Sirène avec à gauche, un portrait d’Andy Warhol et à droite, un
Schtroumpf prenant la pose du Radiant Baby. ©aladyinthecity
Dans le même ordre d’idées, une salle phosphorescente met en scène la sirène de Copenhague, un Schtroumpf dans la même posture que son bébé irradiant, et Andy Warhol affichant des yeux hallucinés. Keith Haring se joue des codes de l’art y compris du sien… Les traits paraissent simples mais il se révèle véritable virtuose du dessin, peignant avec frénésie depuis l’enfance; sans travail préparatoire, le nez collé sur la toile, sa fougue créative est intarrissable comme s’il pressentait la brieveté de son existence…
Keith Haring dans le métro
La Station Alma-Marceau redécorée aux couleurs de Keith Haring depuis le 8 mai.
©aladyinthecity
Ultime clin d’oeil; Keith Haring retourne dans le métro. La station Alma Marceau qui dessert le Musée d’Art moderne est totalement relookée avec ses oeuvres… Un retour aux sources; c’est grâce au métro new-yorkais que tout avait commencé… Keith Haring y descend pour y réaliser 5000 Subway Drawings à la craie sur des affiches noires de 1980 à 1985.
Précurseur du Street Art, son but était de rendre l’art accessible à tous; à voir l’engoûment qu’il suscite, ses créations affichées sur le mobilier urbain, les tee-shirts, les mugs, les bougies… l’art de Keith Haring est partout, accessible et vivant !
Keith Haring – Grands Formats jusqu’au 18 août 2013
au 104
5 rue Curial – 75019 Paris (métro Riquet)
http://www.104.fr/
Keith Haring – The Political Line
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président-Wilson – 75016 Paris (métro Alma-Marceau)
http://www.mam.paris.fr/
Dynamo au Grand Palais, une expérience hypnotique!
Pour la première fois, une exposition occupe la totalité des Galeries du Grand Palais, soit 3700m2; Dynamo parcourt un siècle d’art en mouvement et présente les oeuvres de 143 artistes, véritables prestidigitateurs de la perception!
L’art de l’illusion
Dan Flavin – Untitled (to you, Heiner, with Admiration and Affection), 1973.
Des tubes de néon d’apparence blanche, enveloppent l’espace de vert. ©aladyinthecity
Dès l’extérieur, vous serez accueillis par une vision onirique : les vapeurs de l’installation atmosphérique de Fujiko Nakaya, enveloppent toutes les 10 minutes la fontaine au centre du square Jean Perrin. L’artiste japonaise se qualifie elle-même de "sculpteuse de brume"… Les premières salles affichent les grands noms de l’art contemporrain, Anish Kapoor et ses miroirs concaves, ou Jeppe Heine avec son Labyrinthe circulaire… Le néon offre un festival d’effets spéciaux, Dan Flavin, François Morellet et Carlos Cruz-Diez, se succèdent…
Stephen Ontonokas – Hanging Neon, 1962 ©aladyinthecity
La scénographie n’est pas chronologique mais privilégie le dialogue entre les oeuvres selon deux axes : la vision et l’espace. L’art perpéceptuel, déjà mis en exergue dans l’exposition de Julio Le Parc au Palais de Tokyo, rend le visiteur partie prenante de l’oeuvre; il peut s’aventurer dans le labyrinthe du GRAV -Groupe de recherche d’Art visuel- ou toucher l’installation de Jesus Rafael Soto, Pénétrable, des fils de nylon bleu jouant avec la lumière…
Des installations vertigineuses
Une vision kaléidoscopique par Nicolas Schöffer – Le Prisme, 1965
3 miroirs de dimensions égales réfléchissent les images projetées sur un écran. ©aladyinthecity
Le déplacement du visiteur est au coeur de la perception qui génère une nouvelle oeuvre… Effets optiques, maîtrise de la lumière et des matières, connaissance des lois de la physique, décuplent nos impressions, nous désorientent parfois tels ces jeux de miroir créant un effet vertigineux.
On traverse cette exposition comme dans un rêve, étonnés, éblouis, parfois en suspension … Une expérience multisensorielle inédite !
A l’avant-plan Sorata T, de Victor Vasarely, 1953; les lignes et les courbes vacillent, une impression visuelle renforcée par la transparence des plaques de verre. A l’arrière-plan, Surface Couleur-série-14-2E de Julio Le Parc, 1972. ©aladyinthecity
Dynamo
Un siècle de lumière et de mouvement dans l’art 1913-2013
Jusqu’au 22 juillet 2013
Grand Palais
Avenue Francklin Roosevelt (Métro Champs Elysées- Clémenceau)
http://www.grandpalais.fr/
Julio Le Parc, l’art cinétique en mode fun !
Le Palais de Tokyo consacre la première exposition d’envergure en France à l’artiste argentin Julio Le Parc; il était temps! A 84 ans, ce maître de l’art visuel s’amuse toujours autant et nous amuse!
L’art perceptuel ou l’interactivité avec le spectateur
Julio Le Parc, Sphère Rouge 2001-2012 ©aladyinthecity
L’artiste qui est une figure historique de l’art cinétique, cultive à merveille un esprit ludique et accessible… Il suffit de voir les adolescents et les enfants s’amuser avec ses oeuvres interactives. Punching-balls à l’effigie d’un écrivain, d’un député, d’un directeur, que l’on boxe allégrement…fléchettes à tirer sur son tableau évoquant une cible…sol instable constitué de dalles en bois sur lesquelles on se juche, produisant un son proche du flamenco… Les créations de Julio le Parc sont un festival fun d’une incroyable fraîcheur!

Julio Le Parc – Séries – Ces tableaux évoquant des cibles produisent un effet
hypnotique sur le spectateur – Palais de Tokyo ©aladyinthecity
Le propre de l’art cinétique est de comporter des éléments en mouvement, produits par le vent, le soleil, un moteur ou le spectateur… Julio Le Parc va encore plus loin puisqu’il joue sur le déplacement du visiteur, qui selon sa position, va créer une nouvelle oeuvre par sa perception. Sa maîtrise de la lumière, des formes, des couleurs et des matières générant des oeuvres inattendues.
Un artiste original épris de liberté
Julio Le Parc – Déplacement du spectateur
Oeuvre en bois, pans de miroir et plexiglas. Palais de Tokyo ©aladyinthecity
Au-delà de la dimension ludique, les oeuvres de Julio Le Parc expriment un besoin de liberté. Né à Mendoza en Argentine, il arrive en France en 1958 en tant que boursier du gouvernement français et devient l’assistant de Vassarely. Dans les années 1960, il cofonde le GRAV – Groupe de recherche d’art visuel – avec Horacio Garcia Rossi, François Morellet, Francisco Sobrino, Joël Stein et Yvaral; un véritable manifeste pour sortir l’art de ses références classiques et le spectacteur de son rôle contemplatif pour devenir partie prenante de l’oeuvre.
Julio Le Parc, cellule à pénétrer adaptée à partir du labyrinthe GrAV de 1963,
Lampe, acier et fil de nylon – Palais de Tokyo ©aladyinthecity
Il fut expulsé de France en mai 1968 pour sa participation aux manifestations. Défenseur des droits de l’homme, il lutta contre les dictatures d’Amérique Latine. Personnalité originale, il refusa en 1972 une rétrospective au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en la jouant à pile ou face !
Cette exposition nous fait enfin découvrir toutes les dimensions de cet artiste détonnant; une expérience onirique dont on ressort de bonne humeur et léger !
Julio Le Parc – Jusqu’au 13 mai 2013
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson - 75 116 Paris (Métro Alma Marceau)
http://www.palaisdetokyo.com/
Site de Julio Le Parc:
http://www.julioleparc.org/
Villes et Lumières à la Galerie Lumas
La Galerie Lumas, propose une exposition de photographies alliant architecture et lumière dans les métropoles animées du monde… Des rendus graphiques étonnants !
Sabine Wild- Projections Paris IV
Dans une rue pittoresque et pleine de charme de Saint-Germain-Prés, une ambiance de village artistique habite ce quartier loin de la frénésie parisienne… On foule le sol pavé, on se faufile parmi les piétons qui grouillent et les touristes en goguette…On pousse aisément la porte de la Galerie Lumas, un lieu accueillant; parquets en bois vieilli et murs immaculés vintage, affichent une exposition de photos proposant un autre regard sur plusieurs métropoles…
Sabine Wild – Projections New-York LI, un bestseller.
Les prises de vue de Sabine Wild se détachent… Des clichés de villes où l’aspect urbain s’efface pour laisser place à des impressions de formes, de couleurs, de mouvements, traduisant le rythme frénétique qui s’empare de Paris, New-York, Shanghaï ou Berlin… Des images qui apparaissent comme des mirages…
Christopher Woodcock – San Francisco,
angle Sutter Street et Sansome Street.
Christopher Woodcock quant à lui, a voulu attirer l’attention sur les façades cachées des immeubles. Ses photos donnent l’impression de photomontages… Réalisées avec un appareil grand format et un objectif qui comprime et prend l’espace de façon très précise, angles et lignes géométriques portent une empreinte très graphique…
Vue de la Galerie Lumas – Rue de Seine.
Votre regard plongera aussi dans les photographies d’architecture du danois Adam Mork, survolera les poteaux électriques de l’américain Philippe Habib et sera ébloui par les images châtoyantes d’Evan Joseph.
L’idée de Lumas, est de proposer des photographies – de signatures et de jeunes talents – à un prix accessible; l’art de se faire plaisir et de s’offrir une part de rêve urbain…
Villes et Lumières – Jusqu’au 31 mars 2013
Galerie Lumas
40 rue de Seine – 75006 Paris
http://fr.lumas.com/exposition/villes-et-lumieres/
Terry O’Neill, instants magiques…
Terry O’Neill est l’un des portraitistes les plus célèbres au monde. La Galerie de l’Instant lui rend hommage en proposant sa première exposition personnelle à Paris.
Faye Dunaway au bord de la piscine du Beverly Hills Hotel.
Oscar Bore, LA, 1977 – Terry O’Neill, Galerie de l’Instant
La galerie des stars qu’il a photographiées est impressionnante ! Certaines photos sont iconiques comme celles de Raquel Welch crucifiée, Brigitte Bardot à sa grande époque ou David Bowie et son grand chien; d’autres sont moins connues comme la série des Stones à leur début ou celle de Romy Schneider, les mains plongées dans les cheveux …
David Bowie et Elizabeth Taylor, L.A. 1975
Terry O’Neill, Galerie de l’Instant
Né en 1938, à Londres, Terry O’Neill a travaillé pour les plus grands magazines. Photographes de stars…et époux de star puisqu’il fut marié à Faye Dunaway; il a d’ailleurs saisi l’actrice au lendemain de son Oscar obtenu pour Network, dans une posture songeuse… Il doit également sa renommée à des séries consacrées à Elton John; des clichés légendaires le montrent dans le stade de baseball de Los Angeles une batte à la main, devant 75000 personnes ! Sans oublier des portraits d’Amy Winehouse, Nelson Mandela ou de Nicole Kidman…Au-delà du glamour, il semble capter une autre vérité des sujets photographiés : un regard perdu, un voile nostalgique ou une rêverie solitaire ?
Audrey Hepburn, Saint-Tropez 1967
Terry O’Neill, Galerie de l’Instant.
La galerie de l’Instant a été fondée par Julia Gragnon, elle-même photographe et fille de François Gragnon, grand reporter à Paris-Match. Située dans le Haut-Marais, dans un espace cosy, elle accueille des grandes signatures du huitième art : Ellen Von Unwerth, Bert Stern et la fameuse dernière séance avec Marilyn Monroe ou Patrick Demarchelier. Chaque année, une exposition dédiée au photojournalisme est proposée… instantanés du monde et de ceux qui le font, à l’esthétique toujours soignée…
Terry O’Neill…Snapshots- Jusqu’au 10 avril 2013
La Galerie de l’Instant – 46, rue de Poitou, 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19 h et le dimanche de 14h30 à 18h30
Tél. 01 44 54 94 09
http://www.lagaleriedelinstant.com/
La folie Dali à Beaubourg !
En moins de 2 semaines, l’exposition consacrée à Salvador Dali au Centre Pompidou, a réuni plus de 100 000 visiteurs. Un engoûment mérité pour une rétrospective exceptionnelle à la scénographie réussie !
Le Piano Rouge ou l’Orchestre Rouge, 1957 ©aladyinthecity
On croyait tout connaître du génial et fantasque peintre catalan; cet hommage à Beaubourg, 25 ans après une première rétrospective, surprendra ses plus grands fans. Plus qu’un alignement de tableaux, il s’agit d’une immersion totale dans l’univers de l’artiste. Des objets personnels, des dessins, des écrits, des films, nous donnent l’impression de capter sa ferveur créatrice.
Le Veston Aphrodisiaque, 1936/1967 ©aladyinthecity
La scénographie inspirée, donne au visiteur la sensation d’être l’invité de Dali, mais moins celui de Gala, sa muse, qui semble toujours dans une posture de défiance exclusive. L’expérience démarre avec l’artiste en position foetale dans un oeuf, comme si nous étions au sein de la créativité. Plus de 200 oeuvres ponctuent ce parcours étonnant. Le plaisir de contempler des tableaux célèbres comme La Persistance de la mémoire, plus connu sous le titre des Montres molles – un prêt exceptionnel du MOMA de New-York – est dépassé par la surprise de découvrir des créations plus rares.
Dali avec en avant-plan le téléphone aphrodisiaque, 1936-1937,
édité en 10 exemplaires (4 rouge et 6 blanc). ©aladyinthecity
Ainsi, des sculptures fantasques et inspirées saisissent le regard. A partir des années 1930, Dali se lance dans "les objets à fonctionnement symbolique" : Le Veston aphrodisiaque ou la Vénus de Milo aux tiroirs. La création d’objets par délire d’association – un téléphone, un homard – rendant hommage à une légende cocasse : une dame s’adonnant aux plaisirs avec un homard, saisit ce dernier pour répondre au téléphone à son mari !
Chambre avec vue, Mae West 1974, Figueras,
reconstituée pour l’exposition. ©aladyinthecity
Une installation géante, Mae West -actrice américaine plantureuse des années 1920- permet aux visiteurs de faire partie de l’oeuvre en posant dans le canapé-bouche, entourés de cadres-yeux et de rideaux-cheveux.
La fuite du temps, les délires subis ou mis en scène, la paranoïa… on retrouve tous les codes daliniens et la théâtralisation, chère à l’artiste catalan.
La dernière pièce, ressemble au sarcophage d’un pharaon surréaliste : des objets, des écrits, des oeuvres semblent flotter dans des cavités modernes et au-dessus de la pièce, en guise d’épitaphe, cette citation de Dali : "Je réclame une vie dans l’au-delà avec persistance de la mémoire. Je veux bien renoncer aux béatitudes pourvu que dans l’éternité, je me souvienne de tout !"
Dali – Jusqu’au 25 mars 2013
Centre Pompidou – Place Georges Pompidou – 75004 Paris (Métro Rambuteau)
http://www.centrepompidou.fr/
Les sculptures philosophiques de Jaume Plensa !
Dans le cadre de la Fiac Hors Les Murs 2012, les promeneurs ont pu découvrir, place Vendôme, les sculptures étonnantes de l’artiste barcelonais Jaume Plensa… Des oeuvres qui surgissent comme un mirage artistique…
Istanbul Blues, 2011 par Jaume Plensa, une sculpture de 6,50 mètres de
hauteur, en acier inoxydable peint en blanc.©aladyinthecity
Des oeuvres semi-translucides qui épousent l’arrière-plan… Des personnages géants composés des alphabets du monde, de chiffres ou de notes de musique; un langage universel pour des créations qui interpellent sur les places de la planète. Pour la première fois, la Place Vendôme offre un écrin éphémère à ces oeuvres, et s’invite dans le parcours de la Fiac hors du Grand Palais… "Istanbul Blues" présentée en avant-première mondiale, semble incarner un bouddha surgi de terre, dominant l’espace et interpellant les passants par sa sagesse…En fait, il s’agirait plutôt d’un scribe géant porteur d’un savoir universel…
Jaume Plensa, Irma’s White Head, 2008
en acier inoxydable et pierre. ©aladyinthecity
S’élevant vers le ciel, il dialogue avec une tête pensante "Irma’s White Head", composée de lettres blanches et "Yorkshire Soul" dont l’âme se fond dans les éléments du paysage urbain.
Ces créations monumentales, s’élevant vers le ciel, ont permis à Jaume Plensa d’acquérir une renommée internationale. Cet artiste barcelonais, né en 1955, habille des lieux emblématiques sur la planète : la Place Masséna à Nice, le Millenium Park de Chicago, le campus du MIT à Cambridge (MA) ou le Port Vauban devant le Musée Picasso à Antibes. Un éclairage nocturne sublime ces oeuvres, véritables "conteneurs de l’âme".
Jaume Plensa, Yorkshire Soul II, 2011
en acier inoxydable et pierre. ©aladyinthecity
Cet artiste marqué par la dualité corps/esprit, a d’abord songé à devenir médecin, pour se tourner finalement vers la sculpture. Marqué par la philosophie antique et les mégalithes géants légués par l’histoire – à l’instar de ceux de l’Île de Pâques-, il réunit ces différentes influences dans son oeuvre.
Ces expositions en plein air semblent s’inscrire également dans une tendance globale, d’un art allant vers les passants… Reparamétrant le paysage urbain, ces créations aux dimensions hors norme viennent surprendre notre regard saturé d’images et nous touchent en plein "corps" de l’âme…
Fiac Hors Les Murs – Jusqu’au 19 novembre 2012
http://www.fiac.com/parcours-doeuvres.html
Site Jaume Plensa:
http://jaumeplensa.com/
Les sculptures de Jaume Plensa sont présentées par la Galerie Lelong à Paris:
http://www.galerie-lelong.com/fr/oeuvres-jaume-plensa-110.html






















