Keith Haring, son esprit pop gagne Paris !
Keith Haring fait le buzz… 2 expositions au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au 104, nous font découvrir cet artiste pop et engagé ! Ses lignes graphiques habillent plusieurs spots dans la capitale et ses posters s’affichent partout…
Des installations fun!
Untitled – The Dancing Dog (1989) amuse les visiteurs
qui prennent la même pose ! ©aladyinthecity
Keith Haring est connu pour ses figures de style emblématiques : un bébé irradiant rampant à quatre pattes et entouré de bâtonnets, un chien qui aboie symbolisant l’état policier auquel l’individu doit faire face, un duo sous un grand coeur rouge… Les deux expositions ont souhaité mettre en avant son côté politique et engagé : sa lutte pour les libertés individuelles, contre le racisme aux Etats-Unis, l’homophobie, le capitalisme, la société de consommation… Et pourtant, c’est une impression pop et fun qui domine !
Pop Shop Tokyo (1986), l’original créé par Keith Haring est visible au 104- ©aladyinthecity
Il suffit de voir comment les enfants et les adolescents se promènent au milieu des oeuvres, amusés! Au 104, un lieu inédit qui propose un mix d’activités festives, ce sont les installations XXL de l’artiste qui nous plongent dans son univers ludique. Un engoûment spontané est suscité par le Dancing Dog dont les visiteurs imitent la pose! Le Pop-Shop de Tokyo est exposé dans sa version originale. Encouragé par Andy Warhol, Keith Haring a lancé ce concept-store avant l’heure, avec des produits dérivés de son oeuvre.
Keith Haring, Untitled, Silhouettes empilées (1986) au 104.
©aladyinthecity
Facétieux, il a d’ailleurs représenté le Pape du Pop Art sous les traits de Mickey derrière une affiche de Coca-Cola, en compagnie du David de Michel Ange et d’un sarcophage de pharaon au Musée d’Art moderne. Une sorte de panthéon muséographique imposé, dominé par l’art de la consommation.
L’art phosphorescent par Keith Haring au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
La Petite Sirène avec à gauche, un portrait d’Andy Warhol et à droite, un
Schtroumpf prenant la pose du Radiant Baby. ©aladyinthecity
Dans le même ordre d’idées, une salle phosphorescente met en scène la sirène de Copenhague, un Schtroumpf dans la même posture que son bébé irradiant, et Andy Warhol affichant des yeux hallucinés. Keith Haring se joue des codes de l’art y compris du sien… Les traits paraissent simples mais il se révèle véritable virtuose du dessin, peignant avec frénésie depuis l’enfance; sans travail préparatoire, le nez collé sur la toile, sa fougue créative est intarrissable comme s’il pressentait la brieveté de son existence…
Keith Haring dans le métro
La Station Alma-Marceau redécorée aux couleurs de Keith Haring depuis le 8 mai.
©aladyinthecity
Ultime clin d’oeil; Keith Haring retourne dans le métro. La station Alma Marceau qui dessert le Musée d’Art moderne est totalement relookée avec ses oeuvres… Un retour aux sources; c’est grâce au métro new-yorkais que tout avait commencé… Keith Haring y descend pour y réaliser 5000 Subway Drawings à la craie sur des affiches noires de 1980 à 1985.
Précurseur du Street Art, son but était de rendre l’art accessible à tous; à voir l’engoûment qu’il suscite, ses créations affichées sur le mobilier urbain, les tee-shirts, les mugs, les bougies… l’art de Keith Haring est partout, accessible et vivant !
Keith Haring – Grands Formats jusqu’au 18 août 2013
au 104
5 rue Curial – 75019 Paris (métro Riquet)
http://www.104.fr/
Keith Haring – The Political Line
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président-Wilson – 75016 Paris (métro Alma-Marceau)
http://www.mam.paris.fr/
La folie Dali à Beaubourg !
En moins de 2 semaines, l’exposition consacrée à Salvador Dali au Centre Pompidou, a réuni plus de 100 000 visiteurs. Un engoûment mérité pour une rétrospective exceptionnelle à la scénographie réussie !
Le Piano Rouge ou l’Orchestre Rouge, 1957 ©aladyinthecity
On croyait tout connaître du génial et fantasque peintre catalan; cet hommage à Beaubourg, 25 ans après une première rétrospective, surprendra ses plus grands fans. Plus qu’un alignement de tableaux, il s’agit d’une immersion totale dans l’univers de l’artiste. Des objets personnels, des dessins, des écrits, des films, nous donnent l’impression de capter sa ferveur créatrice.
Le Veston Aphrodisiaque, 1936/1967 ©aladyinthecity
La scénographie inspirée, donne au visiteur la sensation d’être l’invité de Dali, mais moins celui de Gala, sa muse, qui semble toujours dans une posture de défiance exclusive. L’expérience démarre avec l’artiste en position foetale dans un oeuf, comme si nous étions au sein de la créativité. Plus de 200 oeuvres ponctuent ce parcours étonnant. Le plaisir de contempler des tableaux célèbres comme La Persistance de la mémoire, plus connu sous le titre des Montres molles – un prêt exceptionnel du MOMA de New-York – est dépassé par la surprise de découvrir des créations plus rares.
Dali avec en avant-plan le téléphone aphrodisiaque, 1936-1937,
édité en 10 exemplaires (4 rouge et 6 blanc). ©aladyinthecity
Ainsi, des sculptures fantasques et inspirées saisissent le regard. A partir des années 1930, Dali se lance dans "les objets à fonctionnement symbolique" : Le Veston aphrodisiaque ou la Vénus de Milo aux tiroirs. La création d’objets par délire d’association – un téléphone, un homard – rendant hommage à une légende cocasse : une dame s’adonnant aux plaisirs avec un homard, saisit ce dernier pour répondre au téléphone à son mari !
Chambre avec vue, Mae West 1974, Figueras,
reconstituée pour l’exposition. ©aladyinthecity
Une installation géante, Mae West -actrice américaine plantureuse des années 1920- permet aux visiteurs de faire partie de l’oeuvre en posant dans le canapé-bouche, entourés de cadres-yeux et de rideaux-cheveux.
La fuite du temps, les délires subis ou mis en scène, la paranoïa… on retrouve tous les codes daliniens et la théâtralisation, chère à l’artiste catalan.
La dernière pièce, ressemble au sarcophage d’un pharaon surréaliste : des objets, des écrits, des oeuvres semblent flotter dans des cavités modernes et au-dessus de la pièce, en guise d’épitaphe, cette citation de Dali : "Je réclame une vie dans l’au-delà avec persistance de la mémoire. Je veux bien renoncer aux béatitudes pourvu que dans l’éternité, je me souvienne de tout !"
Dali – Jusqu’au 25 mars 2013
Centre Pompidou – Place Georges Pompidou – 75004 Paris (Métro Rambuteau)
http://www.centrepompidou.fr/
Les sculptures philosophiques de Jaume Plensa !
Dans le cadre de la Fiac Hors Les Murs 2012, les promeneurs ont pu découvrir, place Vendôme, les sculptures étonnantes de l’artiste barcelonais Jaume Plensa… Des oeuvres qui surgissent comme un mirage artistique…
Istanbul Blues, 2011 par Jaume Plensa, une sculpture de 6,50 mètres de
hauteur, en acier inoxydable peint en blanc.©aladyinthecity
Des oeuvres semi-translucides qui épousent l’arrière-plan… Des personnages géants composés des alphabets du monde, de chiffres ou de notes de musique; un langage universel pour des créations qui interpellent sur les places de la planète. Pour la première fois, la Place Vendôme offre un écrin éphémère à ces oeuvres, et s’invite dans le parcours de la Fiac hors du Grand Palais… "Istanbul Blues" présentée en avant-première mondiale, semble incarner un bouddha surgi de terre, dominant l’espace et interpellant les passants par sa sagesse…En fait, il s’agirait plutôt d’un scribe géant porteur d’un savoir universel…
Jaume Plensa, Irma’s White Head, 2008
en acier inoxydable et pierre. ©aladyinthecity
S’élevant vers le ciel, il dialogue avec une tête pensante "Irma’s White Head", composée de lettres blanches et "Yorkshire Soul" dont l’âme se fond dans les éléments du paysage urbain.
Ces créations monumentales, s’élevant vers le ciel, ont permis à Jaume Plensa d’acquérir une renommée internationale. Cet artiste barcelonais, né en 1955, habille des lieux emblématiques sur la planète : la Place Masséna à Nice, le Millenium Park de Chicago, le campus du MIT à Cambridge (MA) ou le Port Vauban devant le Musée Picasso à Antibes. Un éclairage nocturne sublime ces oeuvres, véritables "conteneurs de l’âme".
Jaume Plensa, Yorkshire Soul II, 2011
en acier inoxydable et pierre. ©aladyinthecity
Cet artiste marqué par la dualité corps/esprit, a d’abord songé à devenir médecin, pour se tourner finalement vers la sculpture. Marqué par la philosophie antique et les mégalithes géants légués par l’histoire – à l’instar de ceux de l’Île de Pâques-, il réunit ces différentes influences dans son oeuvre.
Ces expositions en plein air semblent s’inscrire également dans une tendance globale, d’un art allant vers les passants… Reparamétrant le paysage urbain, ces créations aux dimensions hors norme viennent surprendre notre regard saturé d’images et nous touchent en plein "corps" de l’âme…
Fiac Hors Les Murs – Jusqu’au 19 novembre 2012
http://www.fiac.com/parcours-doeuvres.html
Site Jaume Plensa:
http://jaumeplensa.com/
Les sculptures de Jaume Plensa sont présentées par la Galerie Lelong à Paris:
http://www.galerie-lelong.com/fr/oeuvres-jaume-plensa-110.html
Mr. Brainwash, happening Street & Pop Art à Londres !
On l’avait quitté en serial-vidéaste et apprenti Street Artist dans le film "Faites le mur" de Banksy; voilà que Mr. Brainwash revient en star faire des happenings inspirés à Londres, dans le sillage de Banksy justement…
Installations Street à Londres
La BBC a couvert les débuts de Mr. Brainwash à Londres.
Si vous avez eu l’occasion de vous promener à Londres en ce mois d’août, vous ne saurez plus où donner de la tête entre les performances et les expositions signées par l’intrépide Mr. Brainwash, un Français installé à Los Angeles qui a tout compris des codes de l’art contemporain et de la com.
Profitant de l’effet Jubilé et de l’ambiance Jeux Olympiques, il a créé le buzz dans la capitale britannique, en affichant des portraits géants de la Reine Elizabeth puis de l’iconique Kate Moss sur New Oxford Street annonçant ainsi son Solo Art Show à venir…
Oeuvres King Size et Icônes Pop
Michael Jackson, une chevelure composée de disques vinyle – Photo Source BBC
Installé dans un ancien bâtiment de la Poste Britannique, Mr. Brainwash, alias Thierry Guetta, s’affirme ! Décomplexé, prolifique et communicant ! On retiendra des pièces géantes en mode fun : Polaroid, BoomBox, Taxi Souvenir anglais dans son emballage, brosse de peinture XXL.
On s’amusera devant un King-Kong grandeur nature ou d’un Dark Vador réalisés avec des pneus en caoutchouc et dont la texture confère un rendu saisissant de réalisme…On flashera sur la chevelure époque afro de Michael Jackson reconstituée avec des disques vinyle.
Les Beatles – 4 garçons hors-la-loi – © Mr. Brainwash
Les symboles de la culture britannique défilent : La Reine, l’Union Jack recomposé en bonbonnes de spray, les Beatles en hors-la-loi, John Lennon et Yoko Ono arborant une pancarte "Art is all over". Tous les codes de la pop culture se confondent, donnant la sensation d’une compilation et d’une production à la chaîne plus que d’une inspiration unique.
L’ombre de Banksy
Mr. Brainwash est-il en train devenir tendance? Après Madonna pour laquelle il a réalisé la pochette de l’album Celebration, les Red Hot Chili Peppers viennent de faire appel à ses services pour des affiches. David Guetta est venu mixer pour le vernissage de l’exposition.
Oeuvre pour le Jubilé de la Reine. © Mr. Brainwash
Cousin de l’artiste Space Invader, il reste cependant controversé : est-il une émanation de Banksy, créé-t-il lui-même ses oeuvres ? On retrouve ainsi la cabine téléphonique chère à la star du Street Art, la figure récurrente des petits singes ou sa silhouette ombrée, incrustée dans un cadre évoquant la chambre de Vincent Van Gogh à Arles…
En bas, Banksy tel qu’il apparaît dans le film "Faites le mur",
en haut dans l’exposition de Mr. Brainwash, troublant…
L’attitude de Mr. Brainwash nous déroute lorsqu’il semble découvrir ses propres installations devant les caméras ou qu’il laisse des tâches de peinture sur son blouson, comme pour nous certifier qu’il peint vraiment… Ceci étant, Banksy ou pas et, malgré des réalisations inégales, on s’amuse beaucoup parmi les créations fun de Mr. Brainwash qui a gardé, indéniablement, une part d’enfance…
Mr. Brainwash – Solo Art Show – Jusqu’au 31 août 2012
Du lundi au dimanche de 13h à 19h00 - Entrée libre
The Old Sorting Office
21-31 New Oxford Street – London WC1 1BH (Tube Holborn)
http://www.mrbrainwash.com/
Présentation de l’exposition par Mr. Brainwash :
http://www.youtube.com/watch?v=emrOjAHEumA
En mode JO de Londres !
Alors que les Jeux Olympiques de Londres vont commencer le 27 juillet prochain, l’événement inspire créateurs de mode et designers !
Un défilé de noms Couture pour habiller les athlètes
Croquis Giorgio Armani – Tenues de ville des sportifs italiens.
Médaille d’or du stylisme pour l’Italie habillée par une véritable Dream-Team de la mode : Prada, Giorgio Armani et Dolce & Gabbana subliment les athlètes transalpins. L’équipe de voile s’habille en Prada, très impliquée dans les sports nautiques dont l’America’s Cup. Le duo Dolce & Gabbana a créé les costumes de l’équipe nationale de football et Giorgio Armani via son label sport EA7 fournit l’ensemble de la panoplie. Les Italiens seront au top du podium fashion !
Ralph Lauren signe les tenues de la délégation américaine.
D’autres créations font le buzz; si la reconduction du choix de Ralph Lauren et son style preppy, semblait logique pour la délégation américaine, la découverte de la mention "Made in China" sur les étiquettes des tenues des cérémonies d’ouverture et de clôture, a suscité froissement patriotique et tollé médiatique aux Etats-Unis. Dommage car on retrouvait tous les codes du style Gatsby, film dont il avait dessiné les costumes : blazer Navy et casquette blanche pour les Messieurs, jupe fluide et tennis-socquettes pour les dames. Les looks sont d’ailleurs à shopper sur le site de la marque.
Le tennisman Andy Murray arborant la tenue créée
par Stella McCartney pour la Délégation Britannique.
En version rock, honneur au pays organisateur puisque Stella McCartney a décomposé l’Union Jack sur les tenues des athlètes Britanniques; retirant le rouge du drapeau qui se retrouve sur les encolures et les chaussures. Un choix osé qui fait des vagues Outre-Manche ! Le rendu le plus réussi étant certainement la tenue de tennis, comme l’illustre l’Ecossais Andy Murray.
Usain Bolt l’homme le plus rapide du monde – 9’58 secondes aux 100 mètres -
aux côtés de Cedella Marley, en veste hommage à Bob.
En mode Jamaïque, c’est la styliste Cedella Marley – la fille de – qui relooke pour Puma, la star de l’athlétisme Usain Bolt et ses compatriotes, dans une tenue inspirée de la veste militaire de Bob, baptisée Iron Lion. Le reste de la panoplie s’affiche en jaune et vert flashy totalement fun. Sprint et musique sont assurément les deux fleurons de la Jamaïque !
Côté France, on a opté pour une élégance sobre avec le label SLVR d’Adidas, équipementier officiel de la délégation. Seule incursion Couture, les cavaliers hexagonaux seront habillés par Hermès.
Oscar Pistorius, l’homme aux deux lames
Oscar Pistorius, Blade Runner de l’athlétisme, dans la pub
pour le parfum A*Men par Thierry Mugler.
Comme de coutume, de nombreuses marques ont associé leur image à des sportifs olympiques. S’il est cependant, un athlète emblématique de cette Olympiade, ce sera assurément le coureur Sud-africain, Oscar Pistorius. Amputé des deux jambes à l’âge de 11 mois, il sera le premier sportif handicapé à participer aux Jeux Olympiques avec les valides grâce à des prothèses en forme de lame. Détenteur de plusieurs titres Paralympiques, il s’alignera sur 400 mètres et sur le relais 4 x400 mètres aux JO de Londres.
Thierry Mugler ne s’y pas trompé et l’a choisi comme Ambassadeur de Pure Shot, une édition limitée de son parfum A*Men; une fragrance boisée et épicée, qui rend hommage à son mental d’acier.
Une pluie d’objets design et trendy
Une abondance d’objets design relookés aux Couleurs de l’Union Jack ou arborant les anneaux olympiques ont fait leur apparition ! La bouteille de Coca Cola sponsor officiel des Jeux, est disponible depuis le 25 juillet dans des grandes surfaces -Carrefour, Auchan- et chez Colette. Présente depuis 1948, la célèbre marque d’Atlanta fête ses 84 ans de collaboration olympique. Elle fournira des boissons aux 14 000 athlètes, 7000 officiels, 20 000 employés et bénévoles et aux quelque 6 millions de spectateurs attendus.
Les fameux gobelets froissés de Revol, pour un café olympique !
Les gobelets froissés trendy, bestsellers de la marque Revol, optent pour un relooking aux couleurs des drapeaux de certains pays engagés dans la compétition : France, Grande-Bretagne, Italie, Etats-Unis, Canada, Brésil, Suisse et Japon. Réalisés à la main, ils sont vendus 11,50 euros l’unité.
Jusqu’au 12 août prochain, vous pourrez conjuguer performances sportives, mode estivale et style olympique… A vos marques !
Jeux Olympiques de Londres du 27 juillet au 12 août 2012 :
http://fr.london2012.com/fr/
Les nénuphars colorés de Daniel Buren pour Monumenta 2012 !
Monumenta a invité pour cette édition 2012, l’artiste français Daniel Buren, à transformer la Nef du Grand Palais. Un défi artistique réussi où le visiteur perçoit une oeuvre variable selon les angles, la lumière ou les couleurs !
Une création In Situ, un défi monumental
Des cercles en plastique colorés soutenus par 1500 piliers aux bandes
noires et blanches, la signature de l’artiste.
Monumenta est une expérience unique au monde. Depuis 2007, le Grand Palais convie un artiste à relever le défi monumental d’habiller son bâtiment majestueux de 13 500 m² culminant à 45 mètres de hauteur… Après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski et le phénoménal Anish Kapoor, c’est au tour de Daniel Buren de revisiter la Nef.
Un exercice en adéquation avec l’approche de l’artiste qui affectionne le travail In situ, à savoir créer en fonction des lieux. Ses oeuvres interrogent les espaces qui les accueillent : les fameuses colonnes rayées de la Cour d’Honneur du Palais Royal à Paris ou l’habillage du Musée Guggenheim à New-York…
Une expérience onirique
L’oeuvre baigne dans une ambiance vert Réséda, propre au Grand Palais.
Lorsque l’on pénètre dans le Grand Palais, on est submergé par les couleurs et par leur reflet formant une poudreuse au sol… Le regard se perd à l’infini dans cet espace nimbé de vert Réséda. Les disques se déclinent en 4 coloris : rouge, vert, bleu et jaune.
Daniel Buren a choisi le cercle, une forme que l’on retrouve dans l’architecture de l’édifice : les arcades, la coupole, les escaliers, la fosse… Des miroirs circulaires au centre, reflètent la rosace bleue de la Coupole et selon les angles, on peut percevoir des morceaux en acier découpé laissant une impression cubiste…
Les interstices entre les cercles peuvent évoquer la Tour Eiffel.
Le Grand Palais est sublimé grâce au spectre de couleurs qui filtrent la lumière. Selon l’heure à laquelle vous visiterez cette installation, vous serez surpris par les rendus visuels. Des cercles parfaits peuvent apparaître au sol, évoquant les Nymphéas de Monet…
Avec la couleur, la lumière est l’élément essentiel de cette oeuvre, jouant avec les matériaux, les formes et les ombres, proposant des effets réfléchissants ou translucides…
Une bande sonore écrite par Daniel Buren mixant des sons et les noms des couleurs en 37 langues, complète cette expérience multi-sensorielle.
Le cercle, une forme omniprésente dans l’architecture du Grand Palais,
ici en miroir avec la rosace de la Coupole.
Cette exposition offre une perspective inédite du Grand Palais. Une oeuvre unique et éphémère dont la perception varie à chaque instant.
Dans cet esprit, les visiteurs peuvent photographier l’installation et envoyer leurs clichés au site de l’évènement. On est alors frappé par la multitude des rendus visuels, chacun recomposant l’oeuvre de Buren à sa manière !
Pour envoyer vos photos :
photo@monumenta.com
Excentrique(s), Travail in Situ
Monumenta 2012- Daniel Buren - Jusqu’au 21 juin 2012
Grand Palais -av. du Général Eisenhower -75008 Paris (Métro Franklin Roosevelt)
http://www.monumenta.com/
The Queen’s Diamond Jubilee, so trendy !
Le Jubilé de diamant qui marque les 60 ans de règne de la Reine Elisabeth II, sera célébré du 2 au 5 juin 2012. Un événement rarissime qui inspire les artistes et les designers !
L’Union Jack décliné sur tous les modes
Funky Bear London par Avenue of the Stars
C’est la folie Jubilé outre-Manche ! On ne compte plus les produits et gadgets aux couleurs de l’Union Jack : coques de smartphones, d’ordinateurs, mugs, mouchoirs, coussins, repose-pieds… Les créateurs qui customisent des robes ou des sacs comme Vivienne Westwood ou Alexander MacQueen pour célébrer l’évènement…et les Britanniques qui se demandent que porter lors de ce week-end de festivités, dans la rue ou lors du Big Lunch, un pique-nique géant ce dimanche…
Un coffret spécial signé Ladurée
Coffret Ladurée, Spécial Jubilé.
Vous souhaitez être In the mood for London sans traverser la Manche ? A partir du 1er juin, la Maison Ladurée propose un coffret composé de 6 macarons en édition limitée. Orné d’une couronne royale argentée et de l’emblème du Jubilé, il sera disponible dans les boutiques de Paris, Londres et New-York.
Coffret Jubilé – 6 macarons – 15,50 euros
http://www.laduree.com/
Royal Afternoon Tea au Berkeley Hotel
Prêt-à-Portea- The Royal Collection au Berkeley Hotel.
Après les fashionistas, les Royalistas seront comblées ! Connu pour ses Prêt-à-Portea , qui propose des pâtisseries de luxe en hommage aux créations Haute-Couture, le chicissime Berkeley Hotel, situé à Knightsbridge, adapte sa formule pour le Jubilé ! The Royal Collection s’inspire des chapeaux et bibis royaux, du sac iconique de la Reine ainsi que de la couronne portée en 1953, après son accession au trône datant du 6 février 1952.
Prêt-à-Portea – The Royal Collection – 39 £ par personne.
Du 29 mai au 9 juin 2012
http://www.the-berkeley.co.uk/
Une oeuvre de Banksy qui fait le buzz
Pochoir de Banksy sur le mur d’un solderie qui fit polémique en 2010,
autour du travail des enfants en Inde.
Cette fresque qui a surgi dans la nuit du 13 au 14 mai, sur le Mur de la Solderie de Poundland dans le Nord de Londres, agite la planète Street Art et les Royal Fans… Oeuvre qui semble émaner de Banksy – mais sans certitude – elle peut détonner dans le concert de réjouissances annoncées pour le Jubilé. Cependant, il n’est guère étonnant que l’artiste masqué dénonce le paradoxe des articles produits à bas coûts pour cette célébration.
Il n’en reste pas moins que le Jubilé de diamant s’annonce comme un évènement festif. Il est surtout rarissime puisque c’est la deuxième fois dans l’histoire de la Couronne Britannique, qu’un monarque fête ses 60 ans de règne. La Reine Elizabeth rejoint ainsi son arrière-grand-mère la Reine Victoria qui célébra son Jubilé le 22 juin 1897.
Si vous souhaitez participer à l’événement, sans prendre l’Eurostar, les chips anglais Tyrrells organisent une Jubilé Party dans les jardins de l’Ile Séguin, à Boulogne. A vos chapeaux et noeuds pap !
Jubilé de Diamant – The Queen’s Diamond Jubilee du 2 au 5 juin 2012 :
http://www.2012queensdiamondjubilee.com/
Coca-Cola Light by Jean-Paul Gaultier !
Après Karl Lagerfeld, c’est au tour de Jean-Paul Gaultier, l’autre icône de la mode parisienne, de relooker la bouteille de Coca-Cola Light… 3 modèles : marinière, corset et tattoo où l’on retrouve les codes du créateur !
L’incontournable marinière !
Nommé Directeur artistique de Coca-Cola Light depuis début mars, Jean-Paul Gaultier a décliné son univers en 3 versions : la classique marinière, le corset en dentelle aux seins coniques, porté par Madonna, et une troisième création, tatouée, plus énigmatique – qui sera disponible plus tard – dévoilant ainsi la passion que voue le créateur à cet art corporel.
La bouteille Night en corset, Day en marinière…
Un peu en retrait la version Tattoo qui apparaîtra plus tard.
Cette nouvelle collaboration a été mise en scène à travers des vidéos-teasers, tournées dans les coulisses de la dernière Fashion Week parisienne; l’enfant terrible de la mode s’affiche en serial-designer, relookant les marionnettes symboles de la boisson allégée en mode Gaultier !
Les fashionistas – et les autres – se précipiteront pour découvrir ces créations en avant-première chez Colette du 16 au 21 avril ainsi que le coffret exclusif avec un verre doublement siglé…
Le film de la campagne Coca-Cola Light by Jean-Paul Gaultier
Bouteilles "Night & Day"
Coca Cola Light by Jean-Paul Gaultier
Chez Colette :
213 rue Saint-Honoré – 75001 Paris (Métro Tuileries)
Du lundi au samedi de 11h à 19h.
http://www.colette.fr/#/eshop/article/30969267/coca-cola-x-jean-paul-gaultier-coffret-collector-exclusif-night-day/61/
Chez Monoprix – 1,26 euros la bouteille
http://courses.monoprix.fr/Product/1933720
Coca-Cola Web :
http://www.cocacolaweb.fr/
Pilobolus, au-delà de la danse !
Pilobolus a assurément revisité la danse ! La compagnie sera aux Folies Bergère pour 10 jours avec Shadowland, une performance où les ombres chinoises sont formées par les corps des danseurs et restituent la magie de New-York !
Body Shadow Plays
Pilobolus, extrait de Shadowland dans l’émission-phare de la télévision allemande "Wetten Dass" sur ZDF.
Une adolescente veut oublier son quotidien et rêve d’évasion… Un voyage onirique où Pilobolus va déployer sa palette créative en proposant des figures inédites dans Shadowland, un théâtre d’ombres moderne. Alliant maîtrise technique, malléabilité des corps et jeux d’illusions, la compagnie ne cesse de proposer des tableaux novateurs depuis 40 ans.
Démarrée en 1971 au Dartmouth College comme un happening de hippies voulant faire un coup d’éclat, la compagnie devint une institution internationale en brisant les codes traditionnels de la danse.
Une créativité débridée
Mutli-récompensée, la formation basée dans le Connecticut, ne cesse de surprendre… Performances athlétiques, inspirations poétiques et jeux d’optique, sont leur signature que l’on retrouve également dans la Compagnie Momix formée par d’anciens membres.
Composer les lettres de l’alphabet avec leurs corps, fait partie de leurs figures emblématiques; vous pouvez d’ailleurs essayer en solo ou à plusieurs… une gymnastique originale et étonnante !
L’alphabet humain selon Pilobolus.
Ils firent un buzz planétaire en 2007 à la Cérémonie des Oscars où ils réalisèrent la statuette d’Oscar lui-même ainsi que des scènes de films nommés cette année-là : Happy Feet, Little Miss Sunshine, Les Infiltrés, Le Diable s’habille en Prada et Des Serpents dans l’avion.
Pilobolus tire son nom d’un champignon trouvé en Nouvelle-Angleterre; est-ce pour symboliser la multiplicité des formes et des corps ou s’agit-il d’un clin d’oeil à des substances euphorisantes qui changent la perception… En tous cas, l’illusion optique est parfaite !
Pilobolus, Shadowland du 13 au 25 mars 2012
Folies Bergère
32 rue Richer – 75009 Paris
http://www.foliesbergere.com/
Pilobolus :
http://www.pilobolus.com/home.jsp



















