En mode JO de Londres !
Alors que les Jeux Olympiques de Londres vont commencer le 27 juillet prochain, l’événement inspire créateurs de mode et designers !
Un défilé de noms Couture pour habiller les athlètes
Croquis Giorgio Armani – Tenues de ville des sportifs italiens.
Médaille d’or du stylisme pour l’Italie habillée par une véritable Dream-Team de la mode : Prada, Giorgio Armani et Dolce & Gabbana subliment les athlètes transalpins. L’équipe de voile s’habille en Prada, très impliquée dans les sports nautiques dont l’America’s Cup. Le duo Dolce & Gabbana a créé les costumes de l’équipe nationale de football et Giorgio Armani via son label sport EA7 fournit l’ensemble de la panoplie. Les Italiens seront au top du podium fashion !
Ralph Lauren signe les tenues de la délégation américaine.
D’autres créations font le buzz; si la reconduction du choix de Ralph Lauren et son style preppy, semblait logique pour la délégation américaine, la découverte de la mention "Made in China" sur les étiquettes des tenues des cérémonies d’ouverture et de clôture, a suscité froissement patriotique et tollé médiatique aux Etats-Unis. Dommage car on retrouvait tous les codes du style Gatsby, film dont il avait dessiné les costumes : blazer Navy et casquette blanche pour les Messieurs, jupe fluide et tennis-socquettes pour les dames. Les looks sont d’ailleurs à shopper sur le site de la marque.
Le tennisman Andy Murray arborant la tenue créée
par Stella McCartney pour la Délégation Britannique.
En version rock, honneur au pays organisateur puisque Stella McCartney a décomposé l’Union Jack sur les tenues des athlètes Britanniques; retirant le rouge du drapeau qui se retrouve sur les encolures et les chaussures. Un choix osé qui fait des vagues Outre-Manche ! Le rendu le plus réussi étant certainement la tenue de tennis, comme l’illustre l’Ecossais Andy Murray.
Usain Bolt l’homme le plus rapide du monde – 9’58 secondes aux 100 mètres -
aux côtés de Cedella Marley, en veste hommage à Bob.
En mode Jamaïque, c’est la styliste Cedella Marley – la fille de – qui relooke pour Puma, la star de l’athlétisme Usain Bolt et ses compatriotes, dans une tenue inspirée de la veste militaire de Bob, baptisée Iron Lion. Le reste de la panoplie s’affiche en jaune et vert flashy totalement fun. Sprint et musique sont assurément les deux fleurons de la Jamaïque !
Côté France, on a opté pour une élégance sobre avec le label SLVR d’Adidas, équipementier officiel de la délégation. Seule incursion Couture, les cavaliers hexagonaux seront habillés par Hermès.
Oscar Pistorius, l’homme aux deux lames
Oscar Pistorius, Blade Runner de l’athlétisme, dans la pub
pour le parfum A*Men par Thierry Mugler.
Comme de coutume, de nombreuses marques ont associé leur image à des sportifs olympiques. S’il est cependant, un athlète emblématique de cette Olympiade, ce sera assurément le coureur Sud-africain, Oscar Pistorius. Amputé des deux jambes à l’âge de 11 mois, il sera le premier sportif handicapé à participer aux Jeux Olympiques avec les valides grâce à des prothèses en forme de lame. Détenteur de plusieurs titres Paralympiques, il s’alignera sur 400 mètres et sur le relais 4 x400 mètres aux JO de Londres.
Thierry Mugler ne s’y pas trompé et l’a choisi comme Ambassadeur de Pure Shot, une édition limitée de son parfum A*Men; une fragrance boisée et épicée, qui rend hommage à son mental d’acier.
Une pluie d’objets design et trendy
Une abondance d’objets design relookés aux Couleurs de l’Union Jack ou arborant les anneaux olympiques ont fait leur apparition ! La bouteille de Coca Cola sponsor officiel des Jeux, est disponible depuis le 25 juillet dans des grandes surfaces -Carrefour, Auchan- et chez Colette. Présente depuis 1948, la célèbre marque d’Atlanta fête ses 84 ans de collaboration olympique. Elle fournira des boissons aux 14 000 athlètes, 7000 officiels, 20 000 employés et bénévoles et aux quelque 6 millions de spectateurs attendus.
Les fameux gobelets froissés de Revol, pour un café olympique !
Les gobelets froissés trendy, bestsellers de la marque Revol, optent pour un relooking aux couleurs des drapeaux de certains pays engagés dans la compétition : France, Grande-Bretagne, Italie, Etats-Unis, Canada, Brésil, Suisse et Japon. Réalisés à la main, ils sont vendus 11,50 euros l’unité.
Jusqu’au 12 août prochain, vous pourrez conjuguer performances sportives, mode estivale et style olympique… A vos marques !
Jeux Olympiques de Londres du 27 juillet au 12 août 2012 :
http://fr.london2012.com/fr/
Eva Besnyö, l’image sensible au Jeu de Paume
Le Musée du Jeu de Paume consacre une première rétrospective à l’oeuvre d’Eva Besnyö, photographe hongroise d’avant-garde. Moins connue que ses compatriotes André Kertész ou Robert Capa, cette exposition permet de découvrir ses clichés émouvants et engagés.
Sans titre - 1931, Le lido de Wannsee, Berlin - Eva Besnyö
Collection privée, Berlin. © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
On est forcément attirés par l’affiche… un couple en vacances sur la plage, image intemporelle de vacances heureuses dans un album familial que l’on feuillette en mode vintage-chic; puis on découvre qu’il s’agit d’instants précieux qui annoncent des heures plus sombres.
Chaque pièce nous transpose à différentes époques, retraçant l’histoire; en tant qu’artiste juive, elle quittera la Hongrie fasciste pour Berlin en 1930, décidant de se consacrer à la photographie. Elle sillonnera la ville pour capter des instantanés sur les chantiers en construction et rendre compte de la condition ouvrière. Se sentant de nouveau en danger, elle partira deux ans plus tard à Amsterdam où elle s’établira définitivement.
Monteur devant une vitrine - Berlin, 1931 - Eva Besnyö
Collection Iara Brusse, Amsterdam.© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
En 1933, elle deviendra célèbre du jour au lendemain suite à la première exposition personnelle qui lui sera consacrée. On note ensuite la série d’images d’architecture, qui s’inscrivent dans une “Nouvelle Vision”, un courant photographique né dans les années 1920, qui vise à moderniser les prises de vue. S’affranchissant des règles héritées du siècle précédent, il prétend proposer un rendu net et exact de la réalité.
Dans la dernière partie de sa vie Eva Besnyö affirmera ses engagements féministes que l’on sentait poindre dès les années 1930, comme l’illustre la galerie de portraits de femmes. Dans les années 1970, elle devint active dans le mouvement hollandais “Dolle Mina” qui luttait pour l’égalité des droits en couvrant les manifestations avec son appareil-photo.
1932 - Le photographe John Fernhout qui devint le mari d’Eva Besnyö, avec son Rolleiflex, appareil inventé en 1929. Photo Victoria Gairin
© Eva Besnyö/Maria Austria Instituut Amsterdam
Si l’on peut regretter que les 120 tirages d’époque ne soient pas suffisamment mis en valeur dans un espace qui semble confiné, le Musée du Jeu de Paume a l’art de nous faire (re)découvrir des photographes oubliés.
Les images que nous laisse Eva Besnyö sont empreintes d’une mémoire collective, teintées d’activisme politique et d’une touche poétique.
Narda, Amsterdam - 1937 - Eva Besnyö - Collection privée, Berlin.
© Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam
Eva Besnyö, 1910-2003 : l’image sensible – Jusqu’au 23 septembre 2012
Musée du Jeu de Paume
1 place de la Concorde - 75008 Paris (Métro Concorde)
http://www.jeudepaume.org/










