Des espaces de travail design et étonnants !
Finis les bureaux confinés et monocordes ! Place aux espaces inspirés de l’art contemporain, et signés par les designers les plus hype !
Des cadres propices à la création
Pons et Huot : un espace de travail onirique, Place de Stalingrad,
dans un ancien atelier doté d’une verrière à charpente type Eiffel.
Espaces green ou futuriste, design ou arty… les professions créatives optent pour des décors de travail qui vont mettre en scène leur activité et feront partie intégrante de leur communication. Sièges de marque de mode, magazines tendance, bureaux d’architecte… s’affichent en mode trendy!
C’est le cas également des agences de publicité dont l’espace va illustrer un sens de l’inspiration et un esprit visionnaire. L’agence JWT a souhaité relooker ses bureaux en "station végétale digitale" qui correspond à sa nouvelle offre. Elle a fait appel au designer français Matthieu Lehanneur qui, en collaboration avec l’architecte Ana Moussinet, a conçu un projet éco-futuriste.
Le bar métérorite de l’agence JWT . © Véronique Huyghes
La projection avant-gardiste semble cependant l’emporter sur le côté green, même si des dépollueurs d’airs baptisés Andrea – du nom du fils du designer - oxygéneront les neurones des créatifs. Ce qui frappe est assurément le bar météorite qui accueille les visiteurs dans le Hall sans oublier le détail bio le plus ultra : un poulailler au milieu de l’agence !
Le siège de Pons et Huot – spécialisés dans l’assainissement des eaux et pompes à incendie – est plus verdoyant et s’inscrit dans le registre des bureaux paysagers… Signés par l’architecte Christian Pottgiesser, l’ambiance se veut zen; île flottante dont la terre serait un bureau parqueté et où les employés travaillent sous des bulles en plexiglas, sorte de gouttes d’eau amplifiées, tout en se reposant à l’ombre de 7 ficus géants…une vision inédite !
Ambiance fun pour être au top !
Le siège parisien de Google : un hôtel particulier de 10 000 mètres carrés,
rue de Londres, transformé en Googleplex avec une 2CV en déco pour
la French Touch.
La démarche des réussites de la nouvelle économie apparaît plus sociologique… La rupture avec les codes traditionnels est évidente… Esprit ludique, casual wear, cocooning du salarié, décor moderne et coloré… Un cadre qui favorise assurément la performance.
Ainsi, au siège californien de Google à Mountain View, les employés circulent en trottinette, jouent au ping-pong ou font des pauses au Bar à Corn-Flakes. Les programmeurs souvent confinés derrière un ordinateur, sortent de l’étiquette "No-Life" pour s’aventurer dans un lieu de sociabilité. Pas étonnant que Google se classe en tête du Top 10 des entreprises idéales, selon les étudiants.
Show-room permanent, le cadre est devenu un critère d’évaluation de l’attractivité d’une entreprise; il répond à une attente de la nouvelle génération qui souhaite mixer job et ambiance fun.
New-York au top !
Alex MacLean, pilote et spécialiste de la photographie aérienne, nous emmène "Sur les toits de New-York", un beau livre où il nous fait découvrir la "cinquième façade" de la Grosse Pomme…Un panorama enchanteur et plein de surprises !
Espaces cachés en suspension
77 Water Street, Financial District, un biplan britannique datant de la première
guerre mondiale, au milieu des buildings © Alex MacLean
Les toits et terrasses de New-York représentent un tiers de la surface de Manhattan ! C’est ce qu’Alex MacLean nous fait découvrir à bord de son hélicoptère Robinson R22… Si l’on s’attend à des restaurants d’hôtels trendy, courts de tennis, greens de golf et piscines, on sera surpris par quelques trouvailles insolites : un toit où repose un biplan vintage datant de la première guerre mondiale, sur une petite piste d’atterrissage, des oeuvres d’art paysager mais aussi des emplacements de parking !
New-York vu du ciel
230 Fifth – Un Rooftop restaurant, très couru sur la 5ème avenue.
© Alex MacLean
Ce projet de livre a été inspiré par la vision d’une image de New-York sur Google Earth… Alex MacLean y décela un potentiel non exploité. Muni d’un appareil photo PH Olympus, il survola de plus près son sujet pour capter une multitude de détails… Le toit graphique du MOMA, le jardin de l’Ecole du futur, une ferme au sommet d’un immeuble à Brooklyn..
La Windsor Tower, 5 Tudor City Place à Manhattan, un building datant de 1926, qui garde encore le souvenir des exploits de Spider Man.© Alex MacLean
On survole également un patrimoine plus classique : les terrasses luxuriantes des immeubles autour de Central Park à l’instar de celle de Bette Midler et ses 3100 mètres carré… Ou la végétation qui orne la Windsor Tower, un cadre néo-gothique qui a servi au tournage de plusieurs films : Spider Man, La vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) ou Coups de feu sur Broadway par Woody Allen.
Alex MacLean, le Yann-Arthus Bertrand américain
Les terrasses vertes du Penny Lane, un building à Gramercy Park, Manhattan.
© Alex MacLean
Depuis 30 ans, Alex MacLean parcourt les espaces américains à bord de son avion, photographiant les motifs des champs agricoles ou le graphisme de toits urbains… A travers cette nouvelle expérience, cet architecte de formation devenu photographe, nous fait également découvrir le potentiel "green" de la ville de New-York qui ne se limite pas à Central Park… Une révélation !
Livre :
Sur les toits de New-York – Espaces cachés à ciel ouvert, par Alex MacLean.
Editions La Découverte – 42 euros
Site d’Alex MacLean :
http://www.alexmaclean.com/
Séquence Elliott Erwitt à la Polka Galerie
La Polka Galerie a l’art de proposer des expositions catchy et de valoriser son espace cosy. Avec "Sequentially Yours", on découvre les séries photos qui ont donné naissance aux clichés mythiques signés Elliott Erwitt de l’Agence Magnum.
L’art de choisir la photo emblématique
Sur le tournage de " Sept ans de réflexion" – New-York, 1954
© Polka Galerie
Située dans le Marais, près de la Place des Vosges, la Polka Galerie propose une exposition originale d’Elliott Erwitt; les photos tirées de planches-contact s’affichent entre plan fixe et film… Devenant des séquences animées, les images racontent alors une autre histoire. Eliott Erwitt trouve d’ailleurs qu’une photo insérée dans une série peut se révéler plus parlante.
Cependant, cette scénarisation permet d’éclairer le choix du photographe quant à l’image retenue, se situant dans l’approche de "l’instant décisif", cher à Cartier-Bresson.
Che Guevera à Cuba en1964; il est alors ministre de l’industrie
et numéro 2 du gouvernement cubain. © Polka Galerie
Cet "instinct exquis" selon Marshall Brickman, scénariste de Woody Allen, apparaît particulièrement dans le choix de la fameuse photo de Marilyn Monroe dans le film "Sept ans de réflexion"; dans la moiteur de l’été, l’actrice trouve un moyen original de se rafraîchir par le souffle d’air d’une bouche de métro créant ainsi un effet de robe inoubliable… La série révèle que toutes les poses sont loin d’être parfaites et que le cliché idéal demande de nombreuses prises de vue et de la patience…
Au-delà des clichés…
A l’inverse, la série sur Che Guevera permet de découvrir le Commandante sous un angle inédit : amusé ou rêveur, suivant du regard les volutes de fumée dans le ciel, loin de la stature révolutionnaire qui fera le tour du monde…
Les Désaxés (The Misfits) – Reno, Nevada, 1960, le cliché retenu parmi 30 épreuves. Autour de Marilyn, Clark Gable, John Huston, Arthur Miller alors marié à l’actrice, le producteur Frank Taylor, Montgomery Clift et au centre Eli Wallach.
© Polka Galerie
La photo illustrant Les Désaxés a souvent été présentée comme le symbole de ce film maudit; Clark Gable décède épuisé d’une crise cardiaque à la fin du tournage, Marilyn Monroe un an après la sortie du film, Montgomery Clift trois ans plus tard… La série d’une trentaine de clichés montre une très grande complicité entre les protagonistes.
Dans cette exposition, on retrouve les thèmes récurrents dans l’oeuvre d’Elliott Erwitt : les stars, les grands évènements politiques ou sportifs à l’instar du combat qui a opposé Mohamed Ali à Joe Frasier en 1971, les élégantes, les villes, des scènes de la vie quotidienne et son amour pour les enfants et les chiens, héros de plusieurs séquences… Des histoires courtes teintées d’humour à la redécouverte de clichés célèbres…
Sequentially Yours – Elliott Erwitt – Jusqu’au 12 mai 2012
Polka Galerie -12 rue Saint Gilles, 75003 Paris
http://www.polkagalerie.com/
Elliott Erwitt :
http://www.elliotterwitt.com







