Li Wei, l’art en lévitation !

L’exposition en plein air dans le Parc de la Villette affiche les photos géantes des exploits aériens de l’artiste chinois Li Wei. Des performances artistiques et engagées sur un mode fun !

L’art en suspension

Li Wei – 29 étages de liberté – Pékin, 2003
L’artiste est suspendu au 29ème étage d’un immeuble de Pékin. 

Des photos géantes (4 x 6 mètres) s’élèvent dans le Parc de la Villette donnant presque la sensation de voltiger avec l’artiste…  Entre art et performance, Li Wei s’amuse à défier les éléments de la gravité. Suspendu par des câbles qui seront ensuite effacés par Photoshop, il prend des poses spectaculaires et pleines d’humour : flottant dans le vide en haut d’un building, vacillant au-dessus d’un pont, s’envolant avec sa dulcinée ou se projetant hors d’une voiture avec ses complices…

Cette expostion a d’ailleurs été lancée le 20 mars par une performance live; un bonze volant dans le ciel parisien, symboliquement propulsé par des fumigènes d’un rose poétique. Les happenings de Li Wei peuvent demander jusqu’à 6 mois de préparation… Outre une condition physique au top, il s’entoure de moyens techniques conséquents – câbles, armatures métalliques, échafaudages, grues, miroirs – et d’une équipe chevronnée.

L’ange de la liberté

Li Wei – Au-delà de la gravité – Pékin 2010
L’amour est un rêve… avant la chute ou un atterrissage en douceur? 

Ces performances sont moins légères qu’elles n’en ont l’air… En prenant de la hauteur, Li Wei s’affranchit des pesanteurs terrestres à la poursuite d’un sentiment de liberté.
Il s’agit également d’une critique sous-jacente de la société chinoise et de la mondialisation; la ville ressemblant à une prison à ciel ouvert… Un vertige face à la modernité galopante, à l’urbanisation rapide de Pékin…Une sensation de danger qu’il ressent et qu’il reproduit dans ses installations.

Li Wei, artiste planant

 La vie en haut-lieu – Pékin 2008, l’un des clichés les plus périlleux à réaliser :
plusieurs grues ont été nécessaires pour maintenir les 12 acteurs en suspension.

Né en 1970, Li Wei est l’un des artistes les plus influents de la scène contemporaine chinoise… Après des débuts dans la peinture traditionnelle, il bascule vers la performance publique suite à sa rencontre, en 1993, avec des artistes de l’avant-garde… Son oeuvre est une quête permanente de liberté; son art, l’expression de sa perception de la société… Mondialement reconnu, ses photos sont exposées à Berlin, Paris, New-York…

A l’instar du film "Tigre et Dragon" où les acteurs voltigent dans les airs, l’état d’apesanteur semble être un élément prégnant de la culture chinoise… Une insoutenable légèreté de l’être qui s’affranchit de toutes les contraintes pour laisser Li Wei exercer son art en freestyle…

Li Wei – Exposition photographique en plein air
Jusqu’au 19 août 2012 – Entrée libre
Parc de la Villette- 211, avenue Jean Jaurès – 75019 Paris
( Métro : Porte de la Villette ou porte de Pantin)
http://www.villette.com/fr/agenda/Li-Wei-2012.htm

Site de Li Wei :
http://www.liweiart.com/

26/04/2012. Tags: , , , , , . Art, Exposition, Photo. 1 commentaire.

Coca-Cola Light by Jean-Paul Gaultier !

Après Karl Lagerfeld, c’est au tour de Jean-Paul Gaultier, l’autre icône de la mode parisienne, de relooker la bouteille de Coca-Cola Light… 3 modèles : marinière, corset et tattoo où l’on retrouve les codes du créateur !

L’incontournable marinière !

Nommé Directeur artistique de Coca-Cola Light depuis début mars, Jean-Paul Gaultier a décliné son univers en 3 versions : la classique marinière, le corset en dentelle aux seins coniques, porté par Madonna, et une troisième création, tatouée, plus énigmatique – qui sera disponible plus tard – dévoilant ainsi la passion que voue le créateur à cet art corporel.

La bouteille Night en corset, Day en marinière…
Un peu en retrait la version Tattoo qui apparaîtra plus tard.

Cette nouvelle collaboration a été mise en scène à travers des vidéos-teasers, tournées dans les coulisses de la dernière Fashion Week parisienne; l’enfant terrible de la mode s’affiche en serial-designer, relookant les marionnettes symboles de la boisson allégée en mode Gaultier !
Les fashionistas – et les autres – se précipiteront pour découvrir ces créations en avant-première chez Colette du 16 au 21 avril ainsi que le coffret exclusif avec un verre doublement siglé…

Le film de la campagne Coca-Cola Light by Jean-Paul Gaultier

Bouteilles "Night & Day"
Coca Cola Light by Jean-Paul Gaultier

Chez Colette :
213 rue Saint-Honoré – 75001 Paris (Métro Tuileries)
Du lundi au samedi de 11h à 19h.
http://www.colette.fr/#/eshop/article/30969267/coca-cola-x-jean-paul-gaultier-coffret-collector-exclusif-night-day/61/
Chez Monoprix – 1,26 euros la bouteille
http://courses.monoprix.fr/Product/1933720

Coca-Cola Web :
http://www.cocacolaweb.fr/

12/04/2012. Tags: , , , , . Design, Evénement, Mode, Tendances. Poster un commentaire.

L’Art du Néon à la Maison Rouge

L’invention du néon fête ses 100 ans ! Avec l’exposition "Néon, who’s afraid of red, yellow and blue?", La Maison rouge, consacre la première exposition internationale à cet art devenu tendance !

Une invention lumineuse

L’installation spectaculaire de Jason Rhoades : des mots en néon issus de soirées
"brainstorming" avec
 ses invités dans son atelier de Los Angeles.

Située face au Port de l’Arsenal, non loin de la Place Bastille, se trouve La Maison Rouge, inaugurée en 2004 pour promouvoir l’art contemporain. Dans ce bâtiment aux baies vitrées et à l’accès discret, on est surpris de découvrir une exposition consacrée aux tubes fluorescents.
C’est un physicien et chimiste français, Georges Claude qui inventa le tube de néon en 1912. Le néon est un gaz rare incolore, délicat à manipuler. Enfermé dans un tube en verre et soumis à une décharge électrique, il libère un halo rougeoyant. Le néon est devenu le terme générique même pour désigner les gaz d’autres couleurs : jaune pour l’hélium, violet pour l’argon, bleu lorsque ce dernier est mêlé à des vapeurs de mercure…

De l’invention à la création artistique

Chromosaturation par Carlos Cruz-Diez : le néon est utilisé
comme lumière et non comme objet.

Le premier client des lampes néon fut un barbier qui commanda une enseigne lumineuse à Georges Claude. Les signaux publicitaires furent longtemps les seules applications de cette invention, transformant la physionomie des villes.
Les artistes s’en emparèrent une vingtaine d’années plus tard…
Ce matériau délicat fascine les créateurs par la vivacité des couleurs et sa flexibilité… Les premières expérimentations transforment les tubes en mots. "La lumière parle" d’Eric Michel ou le mot "Rien" par Jean-Michel Alberola écrit en lettres bleues, évoquant la forme d’un crâne…

 François Morellet  - Abstraction géométrique.

L’installation la plus spectaculaire est certainement celle de l’artiste américain Jason Rhoades; le résultat de joyeux happenings intitulés « Black Pussy Soirée Cabaret Macramé » où les invités de tous horizons, proposaient des appellations pour désigner le sexe féminin. 1724 mots émergèrent et furent transposés en néon. Le chaos des fils et des transformateurs, restitue la cacophonie et l’ambiance de ces soirées.
Au-delà de l’évolution du néon dans l’art, les espaces illuminés suscitent des sensations indépendantes… Ainsi, l’installation Chromosaturation conçue par l’artiste vénézuélien Carlos Cruz-Diez, nous plonge dans une expérience onirique, les couleurs changeant au fil des pas.

Les oeuvres d’Ivàn Navarro

Ivàn Navarro – Man Hole – Néons, miroir, miroir sans tain,
électricité.
 © Baro Galeria

Ses oeuvres et l’espace "Trajectoires", valent à eux seuls la visite ! Né en 1972 à Santiago du Chili, Ivàn Navarro vit et travaille à New-York… Il est passé maître dans l’illusion de la profondeur qu’il met en scène par un jeu de miroirs… Une mise en abyme qu’il multiplie dans des puits lumineux ou des portes échappées d’une installation "Death Row" qu’il présenta à la Biennale de Venise en 2006.

Cette exposition est une exploration intéressante des tubes fluorescents; le néon aurait, néanmoins, mérité une scénographie plus spectaculaire… Le parti-pris du parcours est une narration historique; si le néon capte le regard, on aurait souhaité qu’il stimule davantage l’imagination… Cependant cette première du genre donnera probablement des idées lumineuses à d’autres…

Néon, who’s afraid of red, yellow and blue? - Jusqu’au 20 mai 2012
La Maison Rouge - 10 boulevard de la bastille - 75012 paris
Du mercredi au dimanche de 11h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h
http://www.lamaisonrouge.org

Présentation de l’exposition :
http://www.dailymotion.com/video/xpdav4_neon-who-s-afraid-of-red-yellow-and-blue-documentaire_creation

09/04/2012. Tags: , , , , , , . Art, Exposition. Poster un commentaire.

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