James Dean au Renoma Café Gallery
Le Renoma Café Gallery a réouvert ses portes le 22 mars dernier et propose une exposition de Maurice Renoma qui joue les prolongations "The Beat Generation : de Kerouac…à James Dean". Un lieu à part qui combine art, mode et restauration dans une ambiance particulière.
James Dean, rebelle sans cause
James Dean "A l’Est d’Eden" – 1954, Calformie
© Michael Ochs Archives / Getty Images
Les photos de l’acteur iconique des années 50 habitent l’espace… On le voit évoluer sur le tournage d’A l’Est d’Eden ou de Géant, admirer des voitures de course qui lui seront fatales, jouer les photographes, ou perdu dans ses pensées au bord d’une rivière.
L’exposition proposée par Maurice Renoma est également une invitation au voyage dans l’Amérique des années 50-60, tournée vers l’évasion et la quête initiatique. James Dean s’érige en précurseur de cette contre-culture qui s’annonce à laquelle succédera la Beat Generation…
Une expérience inclassable au coeur du Triangle d’Or
Elizabeth Taylor et James Dean sur le tournage de Géant
© The James Dean Gallery/Courtesy Hugo Doc Editions
Le Renoma Café Gallery est un lieu atypique à l’esprit nomade et expérimental … on y retrouve les passions de Maurice Renoma : le stylisme tant pour les vêtements des années 60 que pour les objets, la photographie instinctive et des espaces bar-lounge-terrasse…
A quelques pas des Champs-Elysées et de l’avenue Georges V, en plein triangle d’or, c’est une atmosphère inédite qu’a voulu donner Alfred Bernardin, à la tête d’une nouvelle équipe, à ce lieu inclassable. Petit-fils d’Alain Bernardin, fondateur du Crazy Horse Saloon en 1951, il revient sur les lieux qui firent la gloire de son grand-père.
James Dean, Californie, août-septembre 1955, quelques semaines
avant son accident de voiture fatal le 30 septembre 1955.
© Sanford Roth/Seita Ohnishi Collection/ Courtesy Hugo Doc Editions
L’ambiance est glamour, roots et branchée sur fond de musique funky; un mix de générations réussi et un voyage à la fois dans le temps et l’espace…
The Beat Generation : de Kerouac à James Dean
Jusqu’au 15 septembre 2011
Renoma Café Gallery - 32 avenue Georges V – 75008 Paris (Métro Georges V)
Tél : 01 47 20 46 19
www.renoma-cafe-gallery.com
Melvin Sokolsky aérien au Royal Monceau
Melvin Sokolsky fait partie des photographes qui ont révolutionné la mode dans les années 60. Une créativité étonnante, des photos réalisées sans Photoshop, s’exposent à la Galerie Art District du Royal Monceau.
Séries Bubble et Fly poétiques et révolutionnaires
Série Bubble – Photo Over New-York
qui fera la couverture de Harper’s Bazaar en 1963
Une bulle en Plexiglas fabriquée par des ingénieurs aéronautiques américains, suspendue à une grue par un fil très fin qui fut effacé sur les négatifs… Des mannequins en suspension qui volent au-dessus de Paris ou de New-York, se posent sur la Seine ou survolent un escalier à Montmartre… Des prouesses techniques réalisées à l’ère où les retouches numériques n’existaient pas et qui firent sa renommée. Créées pour Harper’s Bazaar, célèbre magazine de mode américain, ces photos mettent en scène son modèle fétiche Simone d’Aillencourt dans la série Bubble.
Dorothea survolant un escalier à Montmartre…Fly, High – 1965
Ces tirages sont assez inhabituels par rapport à l’ensemble de son oeuvre. C’est ce que l’on découvre au Royal Monceau qui propose une rétrospective féérique. Le Palace qui a réouvert ses portes en octobre dernier, se veut résolument orienté vers les arts et la créativité. Une galerie dédiée à la photo propose régulièrement des expositions de grands noms du 8ème art… Si vous entrez par la porte principale de l’hôtel, vous pourrez découvrir d’autres clichés de Melvin Sokolsky réalisés en studio cette fois, le long du couloir qui mène à l’espace d’exposition.
Une oeuvre féerique inspirée par le surréalisme
Simone d’Aillencourt dans une bulle se posant sur la Seine
Série Bubble, 1963
Melvin Sokolsky est toujours en activité à 75 ans et utilise à présent le numérique, sans nostalgie. A 21 ans, il rejoint l’équipe de Harper’s Bazaar. Ali MacGraw, la future star de Love Story, fut son assistante personnelle au studio. Il collabore également à d’autres titres prestigieux comme Newsweek ou Esquire. Le photographe puise son inspiration chez les peintres surréalistes : Magritte, Delvaux et De Chirico. Il connaîtra également une carrière brillante en tant que réalisateur de pubs dont plusieurs font partie de la collection permanente du Museum of Modern Art à New-York.
« Rétrospective » de Melvin Sokolsky – Jusqu’au 3 septembre 2011
Du mardi au samedi de 11 à 22 heures – Entrée libre
Le Royal Monceau – Raffles Paris – 41 avenue Hoche – 75008 Paris (Métro Charles de Gaulle-Etoile ou Ternes)
http://www.sokolsky.com/
Devenez un modèle Street Art avec JR !
Vous rêvez d’un portrait Street Art et de faire partie de l’oeuvre de JR ? Jusqu’au 5 septembre, l’artiste a installé un photomaton géant au Centre Pompidou à Paris, pour vous faire tirer le portrait. Si JR demeure invisible, il a décidé de rendre les gens visibles !
People are Heroes
L’Inside Out Project au Centre Pompidou à Paris
Après le film Women are Heroes où l’on voyait l’artiste projeter des regards de femmes sur les baraques d’une favela à Rio ou d’un bidonville au Kenya, JR revient avec un nouveau projet humaniste-branché : un photomaton géant artistique dont les gens sont les héros !
Installé au sous-sol du Centre Pompidou, votre portrait réalisé gratuitement en 5 minutes, est imprimé en format poster de 1m x 1m50. Cette installation ayant lieu dans le cadre de l’exposition "Paris–Delhi – Bombay", un bindi ou un tilak – soit le troisième oeil indien – sera ajouté à votre image. Ensuite, il s’agira d’accrocher votre photo "à la fenêtre de votre bureau, sur un immeuble à l’abandon, dans le stade de la ville…"
Affichez-vous avec l’Inside Out Project !
Duo Street Art et leurs portraits XXL au Centre Pompidou
Cet évènement fait partie de l’Inside Out Project que JR a pu réaliser grâce au prix TED qui lui a permis de toucher 100 000 dollars. Il s’agit d’un projet participatif à grande échelle qui vise "à transformer les identités personnelles des gens en oeuvre artistique".
Un happening dans l’air du temps qui rend les héros du jour heureux ! Il suffit de voir l’enthousiasme des photographiés lorsqu’ils se précipitent pour récupérer leur portrait qui tombe de plusieurs mètres de haut à l’arrière du Photomaton, comme s’il s’agissait d’une réalisation divine !
Le Photomaton géant avec à l’avant-plan un rickshaw
Vous n’avez pas le temps de vous déplacer ou la perspective de faire une heure de queue vous décourage? Connectez-vous sur le site Internet pour réaliser votre portrait. Il vous sera ensuite envoyé. Vous pourrez vous afficher dans la ville et vivre les frissons – ou les risques ? – d’un artiste Sreet Art… Rassurez-vous, des expositions sur le Net et dans lieux choisis sont également prévues.
Site Inside Out Project – Jusqu’au 5 septembre 2011
Tous les jours sauf mardi de 11 à 21h – Gratuit
Centre Pompidou – 75004 Paris (Métro Les Halles ou Hôtel de Ville)
Site Inside Out Project :
http://www.insideoutproject.net/
Site de JR :
http://jr-art.net/
Les voitures de collection de Ralph Lauren
La collection de voitures de Ralph Lauren est présentée pour la première fois en Europe. Un succès de fréquentation pour cette exposition où 17 de ses 64 modèles sont proposés au Musée des Arts décoratifs… Des voitures d’exception dont l’esthétique égale la performance.
Des voitures inestimables
Bugatti 57 S (C) Atlantic 1938, estimée à 40 millions d’euros minimum.
Collection Ralph Lauren – © Michael Furman
Les marques les plus prestigieuses sont représentées… Bugatti, Porsche, Mercedes, Bentley, Ferrari, Alfa Roméo, forment une allée majestueuse le long de la Nef centrale du musée…Légèrement surélevées, le regard épouse l’angle du photographe… Des modèles de séries limitées, parfois uniques, allant de la fin des années 1920 au début des années 1960, se succèdent… Un garage estimé à 125 millions euros minimum selon le magazine Capital.
Bugatti 59 Grand Prix, 1933. Une belle ligne pour une voiture produite en 8 exemplaires. Collection Ralph Lauren © Michael Furman
La scénographie signée Jean-Michel Wilmotte permet de s’approcher très près des véhicules et d’en admirer tous les détails. Certains modèles attirent le regard et se détachent… Impossible même de les quitter des yeux. C’est le cas de la Bugatti 57 S (C) qui a été fabriquée en 4 exemplaires et dont seuls 2 sont en circulation aujourd’hui. Considérée comme un mythe, "un chef-d’oeuvre de l’art automobile", elle accueille le visiteur pour aussitôt l’envoûter.
Le style automobile de Ralph Lauren
Ferrari 250 Testa Rossa, 1958 – Collection Ralph Lauren – © Michael Furman
Valeur estimée de 12 à 15 millions d’euros d’après Capital.fr
Ralph Lauren ne se définit pas comme un collectionneur mais comme un passionné… Ces voitures ont été acquises au cours de plusieurs décennies, parallèlement au succès de sa marque au célèbre joueur de polo. Certaines voitures ont été conçues exclusivement pour la course, d’autres sont des modèles dits de grand tourisme, mais c’est surtout leur design qui retient l’attention. Elles ont pour la plupart fait l’objet d’un grand travail de remise à neuf conformément aux dessins d’origine.
Alfa Romeo 8C 2900 Mille Miglia, 1938, conçue spécialement en 4 exemplaires
pour la course Mille Miglia de 1938 qui reliait Rome à Brescia. Elle se classera 2ème. Collection Ralph Lauren © Photo Michael Furman
Le film projeté dans le cadre de l’exposition est très intéressant; on y voit des ateliers dans la région de Boston restaurer complètement l’Alfa Roméo 8C 2900 Mille Miglia pour un concours d’élégance; celle-ci y décrochera le Ruban Bleu, soit le premier prix. Le succès de l’exposition n’est guère étonnant car elle peut plaire à la fois aux amateurs d’automobile et aux amoureux du design.
L’Art de l’Automobile – Chefs d’oeuvres de la collection Ralph Lauren – Jusqu’au 28 août 2011.
Musée des Arts décoratifs – 107, rue de Rivoli -75001 Paris (M° Palais Royal – Musée du Louvre)
http://www.lesartsdecoratifs.fr/
Des photos oubliées de Marilyn à New-York
Des photos découvertes par hasard, en 1987, par Michael Ochs, un collectionneur, éclairent Marilyn sous un jour inattendu. Prises par Ed Feingersh en 1955 à New-York, elles font l’objet d’un livre "Une blonde à Manhattan" et d’une exposition à la Maison des Etats-Unis.
Marilyn sur la terrasse de l’Hôtel Ambassador où elle résidait dans une suite.
© Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images
Entre deux balades germanopratines, c’est l’occasion de faire une pause et de s’évader dans le New-York des années 1950 en compagnie d’une figure iconique de l’époque. En remontant la rue de Rennes à partir de Saint-Germain-des-Près, on chemine pour arriver juste après la Rue du Vieux Colombier, dans un espace agréable, libre d’accès, qui propose des images en noir et blanc ultra-glamour de l’actrice.
Ed Feingersh, le photographe a saisi des instantanés de la vie de Marilyn, une semaine du mois de mars 1955, pour la revue Redbook. Marilyn est en période de transition; après le tournage de "Sept ans de réflexion", elle a lancé sa propre société de production et a décidé de s’établir à New-York pour rejoindre Lee Strasberg à l’Actors Studio.
Marilyn descend pour la première fois du métro qu’elle évitait par crainte d’être harcelée.© Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images
Souhaitant changer d’image, on la voit vivre au quotidien, lire le journal ou se préparer dans sa chambre.
Le photographe vient d’un univers très éloigné de Marilyn, plus habitué à couvrir l’actualité internationale que les stars hollywoodiennes. Ils eurent une brève liaison. Le livre "Une blonde à Manhattan" raconte cette rencontre et cette séance photos. Il mourra un an avant la star, en 1961, dans un certain anonymat, ses travaux ayant disparu.
Deux salles, une vingtaine de clichés nous replongent dans cette époque et entretiennent le mythe.
Une blonde à Manhattan jusqu’au 7 octobre 2011
Tous les jours sauf dimanche et jours fériés de 10h à 19h. Entrée libre
Maison des Etats-Unis – 3 rue Cassette – 75006 Paris (Métro Saint-Sulpice)
http://www.maisondesetatsunis.com/



