Les Lalanne au Pays des Merveilles
Le Musée des Arts Décoratifs propose pour la première fois en France une rétrospective de leurs créations rares et uniques. C’est une exposition qui ne ressemble à aucune autre. La scénographie signée Peter Marino est enchanteresse…
Une ménagerie surréaliste
Scénographie par Peter Marino – © ADAGP – Photo Studio Bailhache.
On franchit le premier mur végétal et on se retrouve projeté, comme Alice, dans un univers onirique où l’on découvre des moutons en forme de siège, un fauteuil crapaud, des grues lumineuses, un choupatte – contraction de chou sur pattes – inspirateur de l’homme à la tête de chou de Serge Gainsbourg, et des chameaux qui vous contemplent au loin…
Des créatures surprenantes apparaissent au détour d’une salle, babouin-cheminée, singe coffre-fort, un bar-sauterelle ou un banc de sardines au sens propre… Des chats à l’expression presque humaine nous rappellent que François-Xavier Lalanne ayant débuté comme gardien au Louvre, s’est sans doute inspiré de formes égyptiennes…
Une oeuvre unique et inclassable
Sculptures de Claude et François-Xavier Lalanne
© ADAGP – Photo Paul Kasmin
Claude et François-Xavier Lalanne ont formé un couple de sculpteurs, depuis les années 50 au siècle dernier; leurs oeuvres s’inspirent des animaux et de la nature. Chacun créait dans son atelier; Claude préférant la technique du moulage et de la galvanoplastie, François Xavier optant pour le martelage de plaques de métal.
La magie de cette exposition doit beaucoup à la scénagraphie de Peter Marino, lui-même collectionneur de leurs oeuvres… Peter Marino est architecte et designer, connu pour avoir conçu notamment des espaces magnifiques pour des marques de mode, par exemple la Tour Chanel à Tokyo, la boutique Fendi à Rome ou encore celle de Louis Vuitton à Paris et à Hong-Kong.
François-Xavier et Claude Lalanne, entourés des Chameaux et du Minotaure
à l’arrière-plan, sculptés par François-Xavier Lalanne
Photo par Pierre Boulat (1978)
Il reste encore quelques jours pour découvrir cette exposition … On aurait aimé plus de salles pour prolonger ce rêve… Toutefois, vous pourrez combiner votre visite avec l’ensemble des collections permanentes du Musée, de quoi passer un beau moment !
Les Lalanne, de la sculpture aux arts décoratifs – Jusqu’au 4 juillet 2010
Musée des Arts décoratifs – 107, rue de Rivoli -75001 Paris (M° Palais Royal – Musée du Louvre)
http://www.lesartsdecoratifs.fr
Ralph Lauren, un Américain à Paris
En ouvrant son vaisseau-amiral boulevard Saint-Germain le 14 avril dernier, Ralph Lauren a choisi cet emplacement emblématique pour "pouvoir raconter son histoire à Paris".
Ralph Lauren, un flagship au coeur de Saint-Germain-des-Prés
Un hôtel particulier des XVII et XVIII ème siècle restauré à grands frais, Sonia Rykiel pour voisine, Ralph Lauren sait jouer des codes parisiens. Après avoir bâti toute sa réussite sur le rêve américain qu’il incarne, il propose son univers très côte Est même s’il est ponctué de quelques excursions dans l’Ouest américain en compagnie de cowboys et d’Indiens stylés.
L’esprit Nouvelle Angleterre règne, un monde peuplé de futurs diplômés des grandes universités américaines, pratiquant le polo et le tennis – il habille notamment le tournoi de Wimbledon dans la grande tradition- alternant des tenues sportswear chic, smoking du soir, costumes en lin selon les moments de la journée et qui s’offriront probablement une montre dans le Salon de l’Horloger, le premier de la marque.
Le Ralph’s, la terrasse de l’été
Au coeur de cet hôtel particulier, dans une cour pavée du XVIIème siècle se niche la terrasse la plus courue en ce printemps; on y croise régulièrement quelques personnalités de passage ou venues en voisines à l’instar d’un ancien Président de la République…
Trouver une table n’est pas toujours évident mais vous serez ravis de pouvoir vous poser sur des banquettes en bois, recouvertes de coussins maison sous de larges parasols et de vous retrouver ainsi projetés dans une ambiance qui rappelle les Hamptons, lieu de villégiature de l’élite américaine à l’est de Long Island.
Ralph le Magnifique
Photo Catalogue Ralph Lauren, Boulevard Saint Germain
Crédit : Polo Ralph Lauren Corporation
Ralph Lauren a démarré en créant une première collection de cravates sous son propre label Polo en 1967. Trois ans plus tard, apparaît le cavalier, joueur de Polo, qui deviendra l’emblème de la marque.
En 1972, il crée le fameux polo manches courtes en 24 coloris, un classique.
C’est surtout le film "Gastby le Magnifique" avec Robert Redford, dont il créera tous les costumes qui lui vaudra une renommée internationale… Les tenues qu’il propose alliant glamour, simplicité et utilité, ont également fait son succès.
Ralph Lauren incarne un certain rêve américain; sa société est cotée en Bourse depuis 1997.
Boutique Ralph Lauren - 173, boulevard Saint-Germain - 75006 Paris
Site : http://www.ralphlauren.fr/
La pomme-grenade, un grain tendance
La grenade est à la mode : déclinée sous forme de boisson glamour, en sorbet ou en cocktail… elle sera le grain de folie de votre été…
Pom Wonderful, le jus de grenade star
Annoncé comme la boisson de l’été, Pom Wonderful, un jus 100% grenade est arrivé en France ce printemps. Sans sucre ajouté, ni colorant, conditionné dans de jolies bouteilles rondes, ce jus est produit par des fermiers californiens qui cueillent les fruits sur les arbres de leurs propres vergers dans la San Joaquin Valley.
La boisson doit aussi son succès aux Etats-Unis à une campagne de communication axée sur les propriétés antioxydantes de la grenade, mixée à une touche mode et glamour.
La grenade, un fruit mythique
Du latin "granatus", qui signifie abondant en grains, la grenade serait originaire de Perse. Cultivée depuis au moins 5000 ans, elle poussait selon la légende dans les jardins suspendus de Babylone. Représentée dans les civilisations anciennes notamment égyptienne, grecque ou romaine, elle est également mentionnée à plusieurs reprises dans la Bible. Les Maures l’ont apportée en Europe et la ville de Grenade en Espagne lui doit son nom.
La grenade est également associée dans de nombreuses cultures à l’amour et à la fertilité; ainsi, il est de coutume en Chine d’offrir une grenade aux jeunes mariés en présage d’une descendance prometteuse.
Pom Wonderful, en vente chez Colette, Monoprix, Cojean – 2,29 euros la bouteille de 236 ml
http://www.pomwonderful.fr/
Louis Vuitton réunit Pelé, Maradona et Zidane…
La Coupe du monde de football approche… le premier coup de sifflet sera donné ce vendredi 11 juin en Afrique du Sud… Louis Vuitton vous propose un voyage pas comme les autres, puisqu’il a réuni 3 légendes du football dans le cadre de sa dernière campagne publicitaire…
Campagne Louis Vuitton – Photo Annie Leibovitz
Des champions, du glamour, des révélations
Le site Internet, 100% glamour, dédié à la campagne est particulièrement réussi et va au-delà de l’aspect promotionnel.
La partie de baby-foot que se livre Pelé et Zidane au Café Maravillas à Madrid est presque anecdotique… et Lady in the City ne vous révèlera pas qui a gagné !
Le deuxième volet est captivant ; on retrouve les trois champions au cours d’interviews où ils évoquent les moments précis qui ont défini leur carrière, la notion de grand joueur, ce qu’ils pensent des uns des autres … Zidane déclarant ainsi : "Si j’avais pu jouer contre Maradona et Pelé, cela aurait été le summum…".

Maradona plus surprenant, affirme : « Si Zidane avait été un peu plus petit, il aurait été le meilleur joueur de tous les temps » …
Quant à Pelé, il se voit davantage en buteur par rapport à ses deux co-équipiers de séance : "Avec l’aide de Zidane et de Maradona, j’aurais pu marquer 2500 buts, au moins ! ». Pour rappel, Pelé en a inscrits 1266 au cours de sa carrière en 1375 matchs officiels et amicaux.
Les trois champions nous livrent en prime leurs pronostics pour la Coupe du monde 2010, Maradona ayant une pression supplémentaire puisqu’il est l’entraîneur de la sélection nationale d’Argentine.
Les « journeys" de Louis Vuitton
Cette campagne s’inscrit dans la thématique des « journeys" (voyages, parcours) de Louis Vuitton. La marque a déjà fait appel pour des campagnes précédentes à d’autres sportifs tels que Steffi Graf et André Agassi, à des acteurs à l’instar de Sean Connery ou de Catherine Deneuve… mais également à des astronautes et le plus surprenant à Mikhaïl Gorbatchev qui a lui-même proposé de poser devant le Mur de Berlin…
L’association de Louis Vuitton à la Coupe du monde ne s’arrête pas là, puisque la FIFA a choisi la marque au célèbre monogramme afin de créer un étui en vue de transporter le trophée qui sera remis à l’équipe victorieuse le dimanche 11 juillet 2010…
Site Louis Vuitton – Journeys
http://www.louisvuittonjourneys.com/
Yves Saint Laurent au Petit Palais, un éblouissement…
On a beau avoir vu des reportages, des photos, des extraits de cette rétrospective consacrée à Yves Saint Laurent, rien ne vaut la rencontre avec ses créations pour en apprécier la beauté ainsi que son immense talent d’artiste…
Photo Pierre Boulat/Cosmos - Logo Cassandre – 1961
Design : Philippe Apeloig, 2009
Une rétrospective qui restitue le génie créateur de Saint Laurent
Bien sûr, il y a les incontournables, le smoking féminin, le tailleur-pantalon, la saharienne, le caban… mais dès la première salle, on est ébloui par la virtuosité des robes créées durant les années Dior (1958-1960) avec lequel il a débuté. Le ton est donné, le reste du parcours est un feu d’artifices de couleurs et de matières : tournoiement de taffetas, de tulles, festival de gabardine, de crêpe, d’organza, impressions de soie, dentelle pailletée cuivre ou satin bleu nuage…
Cette exposition, que l’on doit à Pierre Bergé, son compagnon de toujours, permet de retrouver Yves Saint Laurent dans ce qui a fait son génie loin des livres publiés récemment qui s’attardent sur ses états d’âme mélancoliques et son mal-être, nous faisant ainsi oublier son incroyable ferveur créatrice et ce qui a fait sa renommée.
Un hymne aux femmes, aux artistes et aux voyages…
L’exposition permet aussi d’apprécier la contribution d’YSL au mode de vie de la femme active et au détour d’une entre-salle, on le voit s’exprimer dans un document de l’époque, rayonnant et visionnaire, affirmant que le pantalon peut maximiser la féminité de la femme.
Il n’oublie pas pour autant les clientes de la Haute couture; les robes de bal, du soir ou de cocktail ravivent les fastes d’une époque révolue. Les femmes sont, bien sûr, omniprésentes avec les icônes de l’époque ou les muses du créateur. Une pièce-dressing est dédiée à Catherine Deneuve, l’amie éternelle qu’il a rencontrée en 1965; il devint alors son couturier attitré et conçut notamment ses tenues pour le film Belle de Jour. Catherine Deneuve, admiratrice inconditionnelle, ne manquât aucun de ses défilés.
YSL – Hommage à Piet Mondrian
(collection haute couture automne-hiver 1965)
Extrait du Guide de l’exposition – Photo Alexandre Guirkinger
YSL nous fait partager sa passion pour les arts avec des robes inspirées par les peintres dont notamment la fameuse robe hommage à Piet Mondrian, mais aussi des créations dédiées à Picasso, Braque, Matisse, Van Gogh et à l’art africain avec des robes Bambara revisitées…
Quant aux voyages imaginaires, on se trouve projeté en Espagne, en Inde, au Maroc, en Russie, en Chine et au Japon avec ravissement ; YSL se révélant ethnologue-esthète : tuniques et turbans de maharadjahs, paletots chinois laqués noirs, kimono japonais, djellabas et capes marocaines se succèdent.
Le Jardin du Petit Palais
Avant de quitter le Petit Palais, n’oubliez pas de faire une pause au Café … Des tables en terrasse magnifiquement installées entre les colonnes de ce temple de l’art avec vue sur le jardin et la rotonde, vous y attendent… Vous pourrez alors repenser dans ce cadre agréable, aux impressions laissées par cette sublime rétrospective…
Yves Saint Laurent Rétrospective – Jusqu’au 29 août 2010
Petit Palais – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris (M° Champs-Elysées-Clemenceau)
Accès libre au jardin et au café aux horaires d’ouverture du musée
http://www.yslretrospective.com/
Sex and the City 2 en avant-première
La deuxième adaptation au cinéma de la série sort le 2 juin en France et vous ne pouvez plus attendre… Lady in the City vous dévoile ses impressions…
Affiche de Sex and the City 2, Colonne Morris, Champs-Elysées
Des aventures pour l’essentiel loin de New-York
Trois ingrédients principaux ont fait le succès de la série : la mode, la ville de New-York et les aventures sentimentales des quatre héroïnes.
La mode est toujours à l’honneur avec des tenues plus fun que chic mais dans une moindre mesure par rapport au premier film qui était un défilé permanent de créations et de marques citées.
La partie new-yorkaise est trop peu présente malgré un début prometteur rythmé par la voix envoûtante d’Alicia Keys; la chanson « Empire State of Mind » – chantée également en duo avec Jay-Z – est en train de devenir l’hymne de New-York de la nouvelle génération.
Un mariage gay, suivi d’une soirée glamour, des apparitions surprises de Liza Minelli, Miley Cyrus et Pénélope Cruz que l’on aurait aimé voir plus longtemps, la partie new-yorkaise est au rendez-vous. Puis très vite Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda s’envolent pour l’Emirat d’Abu Dhabi et c’est un nouveau film qui commence misant sur l’exotisme et les clichés à outrance.
Quant aux aventures sentimentales des quatre New-yorkaises délurées, on est loin du charme de la série et des rencontres multiples : Carrie, déjà trop mariée au bout de 2 ans, essaie de retrouver sa vie d’avant dans un souk, Charlotte mère excédée a besoin d’un break, Miranda workaholic décide de souffler un peu et Samantha, nymphomane en pleine ménopause mais toujours prête à maintenir sa libido au top n’aura qu’une seule relation !
Plaisant mais caricatural
On a toujours du plaisir à retrouver les quatre héroïnes aux caractères bien identifiés, certaines situations ne manquent pas d’humour mais on peut regretter la vision caricaturale du mariage gay, hétéro, avec ou sans enfants.
Si par ailleurs, on peut faire confiance aux auteurs pour nous décrire une certaine société new-yorkaise de l’intérieur, il est manifeste que la connaissance de la société émiratie et de ses subtilités leur fait cruellement défaut. Pas étonnant que l’Emirat n’ait pas accordé l’autorisation de tournage et que cette partie du film fût réalisée au Maroc.
On garde en tête le sourire des quatre protagonistes, de belles images du désert, mais on regrette le rythme de la série – des épisodes courts de 25 minutes contre un film de 2h26 ! – et plus que tout, où sont les réflexions drôles et incisives sur les relations hommes/femmes que Carrie Bradshaw, le personnage principal pianotait derrière son écran d’ordinateur, assise sur son lit ? Décidément les scénaristes n’ont pas une vision glamour de la vie à deux !





